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Le réseau : une solution pour les coopératives face à la globalisation

mardi 9 mai 2006, par Isabelle Halary

Contribution à l’atelier D "logiques et formes économiques alternatives"

Traduction de : « Co-operatives in Globalization : The Advantages of Networking » in Advances in the Economic
Analysis of Participatory and Labor-managed Firms
, volume 9, Elsevier, Janvier 2006.

Introduction

Tandis que l’intégration verticale semblait la règle dans les grandes entreprises des années soixante
et soixante-dix, les deux décennies suivantes ont été marquées par l’émergence du réseau qui
semble désormais s’imposer comme forme prépondérante de coordination des activités productives.
Selon Bernard Guillon, le réseau est un “ mode d’organisation endogène grâce auquel les firmes
qui le constituent coordonnent leurs activités en créant un environnement susceptible de provoquer
l’apparition d’externalités dynamiques (pécuniaires, technologiques,...), de complémentarités et de
phénomènes cumulatifs, notamment au plan des compétences ” (GUILLON, 1992, p.573). En
théorie, le réseau ne suppose pas nécessairement la coopération, à savoir la réalisation d’une activité
commune, l’harmonisation, la mise en commun ou le partage de ressources entre ses membres ; en
effet, la coordination en son sein pourrait se limiter à une simple concertation sur les fins et les
moyens. Mais dans les faits, le réseau s’appuie souvent sur une multitude d’accords de coopération.
Il reste que cette définition assez large proposée par Bernard Guillon peut recouvrir des structures
différentes. On distingue en particulier les réseaux de firmes, désignant les ententes horizontales
entre entreprises, des firmes réseaux, dans lesquelles une entreprise pivot coordonne l’activité de
nombreuses PME.
La structure réticulaire présente de nombreux avantages et nous montrerons en première partie que,
dans la concurrence globale, la constitution de réseaux est devenue une nécessité pour les
coopératives de salariés aussi bien que pour les entreprises classiques. En seconde partie, nous
présenterons une grille de lecture permettant d’analyser les réseaux de coopératives déjà existants
que nous appliquerons à trois études de cas : Mondragon Cooperation Co-operativa (Pays-Basque
espagnol), les districts industriels d’Emilie-Romagne (Italie) et Scop-Entreprises (France).

Isabelle Halary,

Section PCF de Reims et Groupe de travail commerce
équitable et économie solidaire du PCF

&

CERAS-LAME-OMI, Université de Reims

titre documents joints

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