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Logiques et formes économiques alternatives, problématique de l’atelier D

dimanche 14 mai 2006, par Sylvie Mayer

Coopératives, autogestion, nouvelles formes de propriété, de gestion, d’échanges. Nouveaux concepts de développement.

Pour une conception d’un communisme du 21eme siècle, nous examinerons la faisabilité et la validité de formes alternatives d’appropriation sociale.

Nous voulons dépasser les logiques marchandes et le productivisme, sans pour autant tout nationaliser, étatiser, collectiviser.

Au-delà de ce qu’il convient de conserver, de développer, de transformer en service public mondial, européen, national ou territorial, nous nous interrogerons sur les formes possibles d’entreprises alternatives aux entreprises capitalistes..

Nous voulons substituer à la domination du capital sur le travail des rapports sociaux libérés de la logique d’exploitation caractérisant le capitalisme.

- Comment réaliser une véritable appropriation sociale des conditions du développement humain, à travers l’autogestion par les travailleurs, les salariés et l’auto-administration par les citoyens ?
- Quelles nouvelles expériences en matière d’économie sociale et solidaire ?
- Quel nouveau statut de l’entreprise différent d’une société de capitaux, conduisant à un dépassement du salariat ?
- Quels types de financements des investissements pour ces entreprises pour les sortir de la domination des logiques de rentabilité financières et redonner le pouvoir aux « salariés entrepreneurs » ?
- Quel nouveau statut alternatif du travailleur entrepreneur au statut de salarié déléguant ses pouvoirs économiques ?
- Quelle régulation publique des prix pour des échanges véritablement équitables ?
- Quelles institutions de régulation des productions pour une adéquation demande-offre, tenant compte des questions sociales et écologiques ?

Plus concrètement encore :

En France le poids de l’Economie sociale et solidaire (mutuelles-coopératives-associations) représente 2 200 000 salariés, 10 % du PIB, 60 % des dépôts bancaires, 41 millions de mutualistes dans la santé et l’assurance.

Mais les banques coopératives et mutualistes ont cédé aux logiques financières.

-  Ne devons-nous pas proposer aux citoyennes et citoyens d’y reprendre le pouvoir pour une vraie citoyenneté économique ? Par quels chemins ? Quelles pratiques et luttes nouvelles pour y parvenir ?

-  Les Scop sont-elles une amorce de voies alternatives à l’entreprise capitaliste ?

1600 Scop françaises, sociétés coopératives de production, entreprises PME-PMI associent 35.000 salariés et ont choisi l’autogestion (une personne, une voix). Elles refusent que le produit du travail serve à la spéculation financière. Elles sont non cotables en bourse, non délocalisables, non opéables. Présentes dans de nombreux secteurs (production, services), les SCOP se portent plutôt mieux que les autres entreprises, sont plus stables, licencient moins et font mieux partager leurs résultats aux salariés. Elles se heurtent évidemment à la logique du réseau des multinationales qui peuvent être leurs fournisseurs, ou leurs clientes ou leurs concurrentes. (Europe : un million de « salariés coopérateurs ». Allemagne : 300 000. Italie : 250 000. Espagne : 170 000...).

-  Pourquoi ne pas proposer leur développement et leur renforcement par leur mise en réseau ?

550 000 PME-PMI seront à céder dans les dix ans.

-  Pourquoi ne pas proposer un droit de préemption de leurs salariés pour un passage en SCOP ?

80 SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) ont été créées. Forme nouvelle, salariés, usagers et clients, bénévoles, collectivités publiques et leurs groupements en sont les acteurs. Elles peuvent contribuer au développement d’une économie locale mixte à partir d’initiatives privées (habitat, environnement, transports, services, productions agricoles, culture, restauration collective...).

- Ce multi partenariat est-il favorable à une véritable démocratie participative ?

Peut-on d’ores et déjà chiffrer les coûts et la dynamique économique que cela pourrait induire à moyen terme ?

C’est avec du concret que nous contribuerons à transformer la société.

Sylvie Mayer, responsable du groupe de travail Commerce équitable économie sociale et solidaire du Parti communiste français.

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