Accueil > OLD > Publications > Rencontres "Un livre et son auteur..."

7 février 07. "Les nouveaux miroirs aux alouettes". Rencontre avec Pierre Zarka.

mercredi 10 janvier 2007

Pierre Zarka, Les nouveaux miroirs aux alouettes : L’information entre pouvoir et démocratie , Editions Syllepse, Collection "Utopie critique", sept. 2006, 208 pages, 20 euros.

7 février 2007. 19H-21H. Salle des Conférences. Série de rencontres "Un livre, un auteur".

Les nouveaux miroirs aux alouettes : L’information entre pouvoir et démocratie. Avec Pierre Zarka.

Présentation de l’éditeur.

Ce livre cherche àdépasser la dénonciation des atteintes àla déontologie ou au pluralisme politique faites par les médias. L’interpénétration entre le politique et le médiatique est aussi l’objet de son approche, qui ne se limite pas àla France.

Il s’agit de considérer le système informatif comme reflétant et animant des rapports sociaux inégalitaires, ancrés dans des pratiques de dépossessions. Qui est àl’origine de nos représentations et imaginaire collectif est une question trop rarement posée par les forces militantes. Elle est pourtant au cÅ“ur de la question démocratique.

Or une demande croissante d’appropriation et de rapports fondés sur une participation active de chacun, même si elle n’est pas toujours intellectualisée, vient heurter les pratiques traditionnelles. Cette distorsion est àla source d’une crise de l’information et de la politique. Comme dans la sphère du politique, des recherches de nouvelles pratiques commencent àémerger et portent la demandent de conceptions émancipatrices.

Chaque moment de tension sociale ou politique entraîne de sérieuses récriminations àl’encontre des médias ; mais cette fois, le déroulement du référendum sur le projet constitutionnel européen aura donné lieu àl’accaparement des moyens d’information le plus criant et certainement le plus scandaleux. La période était déjàmarquée par une profonde transformation du paysage informatif et par sa conquête par les puissances industrielle et financière. Tout comme elle est marquée après le référendum par une distance accrue entre une part de plus en plus considérable de la population et l’ensemble de l’appareillage institutionnel. Peut-être y a-t-il entre ces deux remarques un lien étroit.

La désormais célèbre déclaration de Patrick Lelay, représentant de Bouygues àla tête de TF1, précisant que son « métier  » consistait àaider Coca-Cola àvendre en lui apportant « du temps de cerveau humain disponible  » ; celles de Serge Dassault déclarant que la rédaction du Figaro entretenait parfois des « illusions  » quant àla possibilité de concevoir le monde autrement qu’àtravers le libéralisme, qu’il fallait « faire passer des idées saines  » ; la « participation  » de Rothschild au capital de Libération ; le partage de la quasi-totalité des maisons d’éditions et circuits de distributions entre le groupe Lagardère et le baron Sellière : tout cela représente autant de pointes émergées d’un iceberg redoutable. Ces processus se font avec trop peu de bruit et de résistance au regard des enjeux démocratiques que cela représente. Sans oublier La mainmise de Silvio Berlusconi sur le paysage audiovisuel italien, tentant de réduire par tous les moyens les espaces démocratiques dévolus àla société civile.

Comment expliquer qu’il y ait si peu de réactions collectives, alors qu’il est bien rare que lors de conversations individuelles ou de petites réunions de syndicalistes ou d’organisations de gauche, la question des médias ne vienne pas sur le tapis ?

Espaces Marx, 6 av Mathurin Moreau 75167 Paris Cedex 19 | T: +33 (0)1 42 17 45 10 | F: +33 (0)1 45 35 92 04 | Mentions légales | Rédaction | Plan du site | Contact Suivre la vie du site RSS 2.0