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Logiciel "DEVELOPPEMENT DURABLE"

jeudi 17 avril 2008, par Philippe Gascuel

BUT DE CE TEXTE :

REFLECHIR AUX PROBLEMES DU DEVELOPPEMENT DURABLE AVEC UN LOGICIEL MULTIAGENTS

Introduction

Je pense depuis longtemps que l’idée du développement durable est importante. Mais c’est seulement récemment, sur la suggestion de jeunes scientifiques, que je me suis accroché à la faire entrer dans le « marxisme mis à jour ».

Comment traiter la contradiction entre le « développement durable » et le « développement des forces productives » si fondamental chez Marx ?

Selon mes travaux précédents, le développement des forces productives peut être représenté comme un processus d’auto-organisation. (cf les 4 autres articles de cette rubrique).

Ici, je pars du fait que l’homme exploite la nature, et je considère que l’humanité et la nature sont deux processus parallèles d’auto-organisation. La nature organique se nourrit de minéraux et d’énergie (soleil), et l’humanité se nourrit en parasitant la nature organique.

Le modèle informatique réalisé selon ces principes « montre »
(le mot « montre » est entre guillemets, car un modèle du type de celui que j’ai fait ne peut être utilisé que comme une métaphore pour illustrer (ou suggérer) :

• que l’exploitation socialement organisée de la nature par l’homme est la seule vraiment efficace. Cette invention est une émergence, phénomène étudié depuis peu avec les ordinateurs, et qui est au centre des théories de la complexité

• qu’une exploitation socialement organisée par l’homme ne peut se brancher que sur une nature elle-même auto-organisée qui la rend « efficace » du point de vue des consommations de minéraux et d’énergie

• que la surexploitation par l’homme de la nature peut casser
l’organisation de la nature, et partant l’organisation de l’exploitation socialement organisée par l’homme

• que l’exploitation sans surexploitation de la nature par l’homme consiste fondamentalement dans le respect par l’homme d’une « réserve nécessaire » dans la nature, d’un minimum à ne pas détruire dans la nature, si l’on veut que la nature continue sans cesse à se réorganiser, à s’auto-organiser (on peut penser à la pêche en mer ou en rivière, ou à la cueillette des fruits sauvages, etc.)..

L’interprétation politique de ce modèle est la suivante :
La surexploitation, qui est catastrophique, est liée au mode d’exploitation capitaliste. L’exploitation qui respectera les « réserves » sera la façon de faire d’une humanité acquise au « marxisme mis à jour ».

Philippe Gascuel

titre documents joints

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