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Déclaration de l’Assemblée anti-impérialiste du FSE d’Istanbul

mardi 6 juillet 2010

Le Forum social européen est aussi un terrain de rencontre pour divers réseaux qui ont une vie autonome. C’est le cas du réseau anti-impérialiste, qui réunit entre autres organisations, celles qui portent des revendications nationales alors que les peuples dont elles sont issues n’ont pas d’État. Cette assemblée s’est donc plus particulièrement occupée des revendications kurdes et palestiniennes

L’Assemblée anti-impérialiste, qui s’est réunie à l’occasion du Forum social européen, avec 300 participants en provenance du Népal, de Grèce, de Turquie, du Kurdistan, de Palestine, d’Allemagne, d’Italie, du Pays Basque, de Bretagne, de Croatie, d’Autriche, d’Espagne, de Suède, du Mexique, du Danemark, de Chypre, de la Suisse, de la Catalogne, du Portugal, de Norvège et de Belgique déclare :

- Que, sans lutte contre le capitalisme, une lutte cohérente contre l’impérialisme n’est pas possible, puisque l’impérialisme est le stade suprême du système mondial capitaliste. Nous appelons toutes les forces anti-impérialistes à augmenter leurs efforts pour renverser l’ordre capitaliste qui est dans une crise profonde et historique. Le socialisme est l’alternative unique contre le système capitaliste, et la révolution est la seule façon de transformer ce système. "Un autre monde", c’est le socialisme.

- Que les luttes de libération sociales et les luttes de libération nationale des peuples opprimés font partie du même front contre l’impérialisme. Le nationalisme chauvin n’est pas anti-impérialiste, au contraire il divise et produit des affrontements entre les peuples et de cette manière il sert l’impérialisme. L’impérialisme ne peut pas être l’avocat d’une nation opprimée, ce qu’il veut c’est seulement être le nouveau dominateur de ces nations opprimées. La lutte anti-impérialiste doit être menée avec une perspective internationaliste pour unir les peuples et les nations opprimées du monde et des régions.

Nous déclarons notre soutien aux luttes de libération nationale/résistances en cours dans le Pays Basque, au Kurdistan, en Palestine, en Irak, en Afghanistan et chez toutes les autres peuples opprimés, ainsi que les soulèvements sociaux, les processus révolutionnaires, les grèves ouvrières, les résistances populaires, mouvements de jeunesse et les mobilisations de masse passe en Grèce, au Népal, en Inde, en Turquie, en Italie, en Croatie, en Amérique latine et dans d’autres pays. Nous condamnons fermement toutes les attaques contre ces mouvements et l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures des pays. Nous condamnons le blocus de Gaza par le sionisme israélien et appelons au boycott total de l’État israélien raciste. Nous insistons sur l’importance vitale de la solidarité.

Que l’impérialisme est synonyme de pauvreté, de violence et de guerre aux femmes. lutte de libération des femmes est une partie de la lutte anti-impérialiste, et sans la participation active des masses de femmes du front anti-impérialiste sera faible. Le système patriarcal est basé sur l’inégalité des sexes, et une nouvelle société sans exploitation ne peut être possible qu’avec une pleine égalité des sexes.

L ’unité anti-impérialiste ne peut être réalisée que sur une base pratique politique. Les peuples qui luttent contre l’impérialisme, se rassemblent. Nous appelons tous les mouvements progressistes, démocratiques, patriotiques et religieux qui luttent contre l’impérialisme à former un large front anti-impérialiste. Dans un moment crucial de la crise du système impérialiste-capitaliste, nous appelons toutes les forces anti-impérialistes à augmenter leurs efforts pour développer l’unité internationaliste révolutionnaire pour lutter contre l’impérialisme international.

Nous proposons à l’assemblée finale du FSE

- De décider d’une journée commune d’action du FSE pour unir les masses laborieuses de l’Europe à ce moment de crise profonde, de refuser de payer la facture de la crise capitaliste.

- À pratiquer la solidarité internationale contre la politique de guerre du gouvernement turc, le traitement de la question kurde par des mesures militaires, au lieu d’en discuter avec les représentants du peuple, ainsi que la solidarité avec les forces politiques et les activistes kurdes luttant pour la liberté, qui ont été emprisonnés au nom de la loi dite "antiterroriste" et dont le premier procès commence le 18 novembre à Diyarbakir.

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