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Atelier Rouennais du Communisme : Antenne régionale d’Espaces Marx.

Propositions pour l’année 2010-2011

lundi 15 novembre 2010, par Patrick Coulon

Nous sommes partis de l’idée que ce qui nous intéresse dans les réunions de l’ARC, c’est le fait de réfléchir à des questions qui seront au cœur des luttes de demain, ce qui nous permet de prendre du recul, et de réfléchir de manière approfondie en bénéficiant des échanges entre personnes suffisamment proches pour bâtir du commun, et suffisamment différentes pour s’enrichir mutuellement.
Ceci nous fait proposer 3 thèmes, étroitement imbriqués, pour l’année.

La méthode de travail proposée est destinée à permettre la confrontation (sereine) des diverses idées et sensibilités concernant ces sujets, à la fois par diverses présentations et par la discussion entre nous. Ainsi, pour chacun des trois thèmes, nous vous proposons que tous ceux intéressés à intervenir, que ce soit en 5minutes ou une demi heure, répondent sur cette liste de diffusion, pour que les séances puissent être organisées le mieux possible. Il nous a semblé également souhaitable d’inviter si possible un conférencier lors d’une séance vers la fin de l’année.

Les trois thèmes proposés

1) Socialisme et communisme : histoire, perspectives et stratégies.
Ces deux termes, étroitement imbriqués dans l’historie des luttes pour la transformation de la société, sont revendiqués par des communautés politiques très diverses, et avec des significations encore plus diverses. De plus, les termes communisme et socialisme, ne recoupent pas forcément les adjectifs, communistes et socialistes.
Même en se limitant aux communistes (indépendamment de leur appartenance partidaire) on peut encore recenser de nombreuses questions, divergences, voire paradoxes. S ’agit il de deux termes synonymes, de deux phases successives de la transformation sociale, ou de conceptions et stratégies différentes ? Comment Marx a t il vu le communisme ? Les transformations en Amérique latine donnent elles un nouvelle dimension à la question du socialisme ? Les réponses à ces questions influent elle directement sur les luttes actuelles pour la transformation sociale ?

2) L’en commun.

Face à une mondialisation réduite à celle du capital qui entraine une fragilisation croissante de notre monde avec des risques de dérives toujours possibles vers des moments monstrueux, la montée de l’ « en-commun » et la prise de conscience de l’unité de destin du genre humain sont les caractéristiques alternatives majeures de notre époque et appellent de notre part une éminente responsabilité. Il s’agit pour nous de donner une traduction concrète à ce que désignent des expressions comme « patrimoine commun de l’humanité », « biens à destination universelle ». Il nous faut donner consistance à la notion d’appropriation sociale des biens publics : la gestion des ressources naturelles du sol, du sous-sol et de la biosphère (eau bien sûr, air, espaces, espèces, agriculture et foresterie .), des ressources énergétiques, de nombreuses activités de production et de services (concernant notamment l’enseignement, la santé, le logement, les transports, la préventions des risques.), diverses coopérations administratives, scientifiques et culturelles . Étendre pas à pas le champ des biens communs est un processus véritablement révolutionnaire.

3) Individualisme, expertise et démocratie : avons-nous besoin des élites ?

Un journal a pu titrer, il y a peu : « Entre les élites et le peuple, le divorce est consommé », et
peut-on se satisfaire du « Tous pourris ! » adressé aux « politiques » de tous bords ?

Cet intitulé -légèrement provocateur- de notre 3ème thème , voudrait permettre de confronter nos points de vue, de réfléchir ensemble à ce que certains appellent « la crise des élites », qui n’est peut-être qu’un des symptômes d’une crise de la démocratie ?
Nous pourrions tenter de dégager des réponses à des questions telles que, notamment :
-  Qu’est-ce qu’une élite ? Quelle(s) définition(s) peut-on en donner ?
-  Suivant quel(s) processus émerge-t-elle de la « base », des gens « ordinaires » ? Selon quel(s) parcours ? Après quelles épreuves, quelles sélections, quelles « élections » ?
-  Dans ces ascensions ou promotions, (impliquant des changements de situations, de positions,de niveaux, de responsabilités), l’individu qui s’y engage peut-il rester « le même » (idem) ou « soi-même »(ipse) ? Ou bien est-il contraint de changer, pour s’adapter aux changements de « points de vue » et des intérêts personnels qui s’y trouvent associés ? Si oui, jusqu’à quel point ? Dans quelles limites ? Qui en décide ?
-  Existe-t-il des différences de type, ou de genre, entre les élites du savoir, celles du pouvoir, celles de la fortune ? Quelles sont les relations qu’elles entretiennent entre elles ?
-  Quelle(s) fonctions, quel(s) rôles jouent ces élites :- dans leur champ d’action spécifique ?
-  -dans la société dans son ensemble ?
-  -au plan international ?
-  Avec quelles conséquences sur le fonctionnement de la démocratie ?
-  Quelles propositions concrètes pour une démocratie rénovée, moderne et effective ?

Contact : Roland Charlionet

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