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Les trois sources de la « Liberté » ukrainienne : le nationalisme, la xénophobie et la « question sociale »

mercredi 8 juin 2011

par Vitaly Atanasov, politologue, Ukraine.

Ces trois dernières années, la popularité du parti de droite ukrainien Svoboda (Liberté) a été multipliée par huit. Actuellement, le parti est soutenu par 6 % de la population, et rien ne devrait l’empêcher de dépasser les 3 % aux élections législatives de l’an prochain. Jusqu’en 2004, le parti portait le nom évocateur de Parti social-nationaliste d’Ukraine et le seul statut auquel il pouvait aspirer était celui de fauteur de troubles dans quelques régions de l’ouest du pays.

Cependant, les choses ont maintenant changé. Le véritable succès du parti a été le résultat des élections locales de l’automne dernier, que Svoboda a remporté dans trois des régions de l’ouest de l’Ukraine : Lviv, Ivano-Frankivsk et Ternopil. Hormis le fait d’être assuré de son contrôle sur les groupes les plus importants au sein des conseils régionaux, le parti occupe la majorité des sièges aux conseils municipaux des trois centres régionaux. Le maire de Ternopil représente également le parti Svoboda.

Pourquoi l’extrême droite gagne-t-elle du terrain ?

La popularité croissante de Svoboda s’explique en partie par la déception de l’électorat national-démocrate modéré à l’égard de Viktor Yushchenko, Yulia Tymoshenko et d’autres leaders de la « révolution orange ». Lorsque ces derniers sont arrivés au pouvoir, ils se sont discrédités par des alliances avec leurs anciens ennemis politiques, une corruption généralisée et des mesures économiques néolibérales.
En outre, les leaders « orange » ont en fait ouvert la voie à l’extrême droite, en facilitant son ascension. Au cours des cinq années ayant suivi les événements du Maïdan, alors que Yushchenko restait Président, l’État a fait tout son possible pour légitimer le discours conservateur et la mythologie nationaliste de la droite. La politique de Yushchenko arborait deux thèmes centraux : le Holomodor de 1932-1933, assimilé à un génocide du peuple ukrainien, et la lutte armée antisoviétique de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA). La création de « héros » et de « criminels » par des stratégies de victimisation et de glorification est un processus étroitement lié : l’assimilation du Holomodor à un génocide ethnique a été utilisée pour justifier la collaboration des nationalistes ukrainiens avec les nazis lors de la première invasion de l’URSS par ces derniers et pour camoufler leur participation à l’holocauste et à l’épuration ethnique de 60 000 Polonais, dépeignant ainsi l’OUN et l’UPA comme des défenseurs de l’indépendance de l’État ukrainien face à l’occupation soviétique et nazie (CDS, 2011).

Devrions-nous maintenant trouver étonnant que l’organisation ayant hérité de l’OUN et partageant bon nombre de ses principes politiques gagne en popularité ? Néanmoins, les nationaux-démocrates ukrainiens qui, dans les premières années de l’indépendance, étaient au premier plan du Roukh (Mouvement) populaire anticommuniste d’Ukraine, appelant à la restauration de « l’esprit national de galanterie et d’honneur », sont maintenant terrifiés par la montée des radicaux de droite qui ont pris le contrôle des gouvernements régionaux de l’ouest du pays et attaquent violemment les libéraux, qualifiés d’« ennemis de la nation » par Svoboda (Marinovich, 2011).

Nationalisme, traditionalisme et xénophobie

Le parti Svoboda a pris toute sa place dans l’arène politique avec des slogans issus du nationalisme ethnique ukrainien, de l’anticommunisme et du chauvinisme traditionaliste, combinés (semi-officiellement) avec une bonne dose de xénophobie et d’antisémitisme. Oleg Tyagnibok, le leader charismatique du parti, a gagné en popularité nationale en 2004 lorsque toutes les grandes chaînes de télévision ont retransmis son discours public, dans lequel il demandait à ce que « l’Ukraine revienne enfin aux Ukrainiens » et encourageait la population à suivre l’exemple de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) qui, selon les propres termes de Tyagnibok, « luttait contre les Moscovites, les Allemands, les Juifs et autres esprits maléfiques… » (Historical Truth, 2010).

Cet événement a eu lieu à la veille de la Révolution orange, et les propos xénophobes de Tyagnibok – à l’époque membre du parti d’opposition « Nasha Ukraina » (Notre Ukraine) de Viktor Yushchenko – ont été rendus publics par les médias progouvernementaux. Tyagnibok a été exclu du parti Nasha Ukraina en raison de ces propos provocateurs mais le scandale et la publicité ont boosté sa carrière politique. Dès lors, les termes péjoratifs « zhidva » et « moskali » qu’il a lui-même forgés et qu’on peut facilement interpréter comme des propos haineux à l’égard des Russes et des Juifs, sont entrés dans le vocabulaire des membres de Svoboda.

Lors des élections présidentielles de 2010, l’un des principaux slogans de Tyagnibok a été un appel à la « lustration », à savoir un nettoyage des autorités gouvernementales, des institutions et des organisations pour chasser « les idéologies et les exécutants de la politique coloniale de Moscou en les privant de postes au sein de ces institutions pendant une période de 5 ans ». Le leader de Svoboda a été encore plus actif dans ses appels à présenter le communisme devant les tribunaux.

Svoboda est le plus actif des partis politiques du pays : rien qu’en 2010, le groupe et ses sympathisants d’extrême droite ont organisé près de 150 manifestations médiatisées sur des thèmes historiques. Comme on pouvait s’y attendre, la politique historique des nationalistes radicaux est anticommuniste. Ce phénomène n’est pas spécifique à l’Ukraine ; il s’agit d’une caractéristique commune de l’Europe centrale et orientale dans les pays postsoviétiques et postsocialistes. En Ukraine, comme dans les autres pays d’Europe de l’Est, cette politique a été soutenue par les autorités nationales et a servi de sujets clés pour développer le pouvoir politique de l’extrême droite (CDS, 2011).

Les tactiques de la droite radicale et ses liens avec l’Establishment
C’est lors du mandat présidentiel de Yanukovich (à partir de début 2010) que Svoboda a progressé et renforcé ses positions. Pour les nationalistes radicaux, le gouvernement actuel est une cible commode pour des critiques intransigeantes. Svoboda considère le Parti des régions comme des occupants dirigés d’une main de fer par Moscou, des forces ukrainophobes et des ennemis de la nation ukrainienne. Les positions renforcées des patriotes nationaux sont également dans l’intérêt du Président et de son Parti des régions, puisque ces derniers rivalisent avec les démocrates nationaux et Tymoshenko qui n’ont obtenu que 3,5 % de votes en moins que Yanukovich aux dernières élections présidentielles. Par ailleurs, les sympathisants du président actuel, qui sont surtout concentrés dans les régions russophones du sud et de l’est du pays, ne voteront jamais pour les nationalistes ukrainiens.

Le Parti des régions n’a jamais adhéré à l’interprétation classique de l’idéologie libérale. Conservateur-populiste dans la sphère publique et néolibéral sur les questions économiques, le Parti des régions n’essaie pas de dissimuler ses liens étroits avec les familles oligarchiques les plus riches du pays. En outre, le président Yanukovich est particulièrement partial à l’égard de la branche locale de l’Église orthodoxe – qui est subordonnée au Patriarcat de Moscou.
En réalité, le Parti des régions n’a de parti que le nom. Il s’agit en fait d’une machine électorale qui fournit une représentation politique à l’establishment des affaires. À l’échelle locale, le Parti des régions ne dispose pas de ressources humaines ou de militants pour organiser les rassemblements, les manifestations ou pour les activités de routine lors des campagnes électorales. Entre les élections, les bureaux régionaux du parti n’existent que sur le papier mais ils réapparaissent au démarrage de chaque nouvelle campagne électorale, et cela grâce aux énormes ressources humaines qu’ils peuvent recruter.

Dans la démocratie postcommuniste ukrainienne, tous les partis ayant plus ou moins de succès aux élections reposent sur le même principe, à l’exception peut-être du Parti communiste qui disposait d’une solide base militante dans les années 1990 mais l’avait en grande partie perdue à la fin des années 2000. Contrairement aux rassemblements et aux manifestations périodiquement orchestrés par les principaux politiciens, Svoboda compte toujours sur le noyau actif de son parti et, dans les cas les plus importants, appelle à une mobilisation de masse de ses sympathisants. Svoboda est donc activement impliqué dans la politique des manifestations de rue.

Le parti ne rate aucune occasion d’intégrer les hooligans de droite, par exemple les supporters d’extrême droite du club de football de Kiev, Dinamo, ou du club de Lviv, Karpaty, dans ses protestations et manifestations. Grâce à l’augmentation de ses ressources financières et de son influence politique, Svoboda implique le noyau actif des organisations radicales d’extrême droite hors partis et des mouvements informels dans ses activités et ses événements, à l’instar des « nationaux autonomes » ouvertement racistes et du néonazi militarisé « Patriote d’Ukraine ».

Au printemps 2010, les militants de Svoboda ont apporté une note antisémite aux manifestations étudiantes contre l’impopulaire ministre de l’Éducation et de la Science, Dmitry Tabachnik, ancienne figure du gouvernement Kuchma. Celui-ci est une cible extrêmement commode pour les ultrachauvinistes, puisqu’il entre bien dans leur logique politique : tous les problèmes sont causés par les gens au pouvoir, qui ne sont pas des patriotes et des Ukrainiens. En 2011, Svoboda a tenté de diviser le mouvement de protestation étudiant, au sein duquel le rôle actif était joué par le syndicat étudiant de gauche « Action Directe ».

Des éléments fascistes

Selon de récentes études, l’Ukraine, avec la Hongrie, la Bulgarie et la Lettonie, fait partie des pays comptant le plus grand nombre de sympathisants potentiels à l’égard de ces idéologies et des organisations d’extrême droite. Le succès de ces idéologies s’explique par un enchevêtrement de préjugés xénophobes et de méfiance à l’égard du système politique. Dans les pays postsocialistes d’Europe centrale et orientale, les mouvements d’extrême droite se caractérisent par un mélange de fascisme européen d’après-guerre (années 1930) et d’idées empruntées aux néopopulistes contemporains de droite issus d’Europe de l’Est (Kreko, 2010).
Le parti ukrainien Svoboda a, par exemple, directement axé son idéologie sur l’extrême droite européenne. Le parti s’est officiellement réjoui de la victoire électorale du Jobbik et des Démocrates suédois ; il collabore également avec le Front national français. Svoboda est membre de l’Alliance européenne des mouvements nationaux. Le parti mêle nationalisme ethnique et discours sociopopuliste, faisant appel à la religion et aux valeurs morales « traditionnelles » ; il exploite la demande existante en autoritarisme et en chauvinisme traditionnaliste à la recherche d’un ennemi extérieur, tout en maintenant l’opposition à la mondialisation. Le parti critique les conséquences de la mondialisation pour l’économie nationale et la culture, et encourage activement les tendances anti-immigration.

Dans les régions du sud et de l’est de l’Ukraine, où se concentre la population russophone, Svoboda met davantage l’accent sur la « menace » de l’immigration illégale que sur le nationalisme ethnique ukrainien. Associée à la critique de la corruption de l’establishment, de l’oligarchie économique et des responsables politiques, cette tactique attire les radicaux d’extrême droite russophones, qui se retrouvent dans les fondements xénophobes et racistes du discours alarmiste anti-immigration. Grâce à cela, Svoboda a pu organiser différentes manifestations de masse aux slogans antisémites dans les rues de certains centres régionaux du sud, de l’est et du centre du pays. Malgré son image clairement pro-ukrainienne, le parti a donc réussi à convaincre la partie xénophobe de l’électorat de toute la région. La grande réussite du parti se reflète dans les résultats remarquables qu’il a ainsi obtenus, même dans les régions traditionnellement très prorusses.

Ces efforts payent : l’intolérance envers les immigrants augmente en Ukraine, même si ces derniers ne sont pas nombreux. Il semble que les étrangers « virtuels » puissent générer autant de craintes que des étrangers réels (Kreko, 2010).

Les préjugés xénophobes très présents dans le pays jouent en faveur des radicaux de droite. Ces deux dernières décennies, la xénophobie a progressé dans la société ukrainienne. Entre 1994 et 2007, le taux de xénophobie a bondi de 3,45 % à 4,35 %. (Paniotto, 2008). Dans son étude, la chercheuse Natalia Panina constate également que « lors du développement de l’État ukrainien indépendant, le niveau général de l’isolement national ainsi que des attitudes xénophobes envers certaines nations a grimpé ». De manière générale, la tolérance nationale a également baissé au cours de cette période : en 1992, la part de la population ayant des attitudes xénophobes était de 6,3 % ; elle a bondi à 25,2 % en 2005. Dans le même temps, la part de la population ayant des attitudes tolérantes a chuté de 32,2 % à 10,4 % (Panina, 2005).

Crise économique, méfiance et « question sociale »

En Ukraine, l’un des principaux facteurs ayant contribué à la montée de la droite a été la crise économique, qui a exacerbé l’antagonisme social. Parmi les 29 anciens pays socialistes d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, l’Ukraine est celui qui a été le plus durement frappé par la crise. En 2008, l’inflation a atteint 22 % et la dévaluation de la monnaie nationale 60 %. L’année suivante, le PIB de l’Ukraine a chuté de 14 % et l’inflation a grimpé de 12 %.

Bien qu’en 2010 l’économie du pays se soit partiellement reprise grâce à la hausse des prix des exportations ukrainiennes sur le marché mondial, la situation est encore loin d’être stable. L’Ukraine fournit des matières premières au marché mondial (métaux, produits chimiques et denrées alimentaires), dont les prix restent très fluctuants. Les salaires ont été réduits ou dévalués, le taux de chômage est toujours élevé et les prix des biens de consommation courante continuent à grimper. Au cours de ces trois dernières années, l’Ukraine est devenue le deuxième débiteur du Fonds monétaire international (FMI), dont la mise en œuvre du programme néolibéral ne fait qu’exacerber l’injustice sociale et l’inégalité économique au sein du pays. Les autorités ukrainiennes continuent à augmenter les tarifs des services publics ; elles privatisent les entreprises publiques et ont l’intention d’augmenter l’âge de départ à la retraite des femmes.

Le parti Svoboda a réagi en insistant encore plus sur les éléments socialement critiques de son discours public. La mise en avant de la « question sociale » explique en grande partie la popularité accrue de Svoboda depuis ces trois dernières années. Le vecteur de l’évolution idéologique se reflète dans les propos des idéologues du parti, qui utilisent de plus en plus souvent le terme « nationalisme social », critiquent le « culturalisme » et le « libéralisme » du mouvement nationaliste traditionnel et s’opposent à « l’économie de marché » et à « l’intégration au sein du système capitaliste mondial en tant que pays proposant des ressources et de la main d’œuvre bon marché » (Illenko, 2011). Le parti soutient souvent les protestations sociales des salariés et des activistes des mouvements pour le logement et contre l’aménagement du territoire. Le parti rencontre moins de succès dans son utilisation des mouvements urbains, en particulier celui s’opposant à la densification en ville.

Cela a coïncidé avec le fort mécontentement de la population à l’égard de la dégradation des conditions économiques, associé à une méfiance générale envers l’État et ses institutions politiques. La confiance du peuple envers l’État, les responsables gouvernementaux, le Procureur général, la police, les tribunaux et les partis parlementaires ne cesse de décliner (Weekly Mirror, 2011). La profonde déception à l’égard du système politique global est flagrante.

De ce point de vue, les manifestations de masse organisées en novembre 2010 par les petits entrepreneurs et les travailleurs indépendants (essentiellement des vendeurs) contre le nouveau Code fiscal sont particulièrement révélatrices. En dépit de leurs slogans antigouvernementaux ouvertement politiques, les manifestants ont tout fait pour se distancer des « politiques » et de tout parti, insistant sur la nature sociale de leurs actions. Les tentatives du Bloc d’opposition de Yulia Tymoshenko pour s’attribuer le mérite des manifestations ont été vivement rejetées par les manifestants qui ne voulaient rien avoir à faire avec la « grande politique ».

Certaines de mes connaissances, qui ne sont pas des Ukrainiens ethniques et ne parlent pas ukrainien dans leur vie de tous les jours, sont sincèrement ravies des déclarations et des actions provocatrices des leaders de Svoboda. En votant pour ce parti, qui se positionne en opposant fondamental au pouvoir corrompu et au système des affaires, elles espèrent porter un coup aux autorités en place qui sèment la déception, la colère et le ressentiment. Dans la société capitaliste, marquée par son inégalité économique et politique typique, les opinions et les préférences conservatrices des travailleurs déçus par la démocratie libérale sont un phénomène courant.

Svoboda utilise donc une approche éclectique et combine plusieurs éléments. De cette façon, différents groupes sociaux s’identifient au parti : les dirigeants de PME, les fonctionnaires, les étudiants, les chômeurs et les retraités.

Dans l’épilogue de l’édition russe de son livre sur le fascisme européen, Wolfgang Wippermann remarque que l’une des grandes caractéristiques des partis fascistes était « leur détermination et leur volonté inébranlable de détruire leurs opposants politiques ainsi que des minorités (choisies au hasard) » (Wippermann, 2000). À cet égard, la méthode de Svoboda ne diffère pas de celles du passé : il est agressif dans ses propos contre les minorités sexuelles et les organisations LGBT, il organise des contre-manifestations grâce à la marche pour la dépénalisation des drogues douces, etc. On signale régulièrement des attaques des groupes radicaux d’extrême droite contre les initiatives de la gauche et les membres des organisations LGBT.

Comme dans d’autres pays postsocialistes, les activités de la gauche radicale ukrainienne sont entravées par les conséquences catastrophiques du stalinisme et la propagande anticommuniste de ces deux dernières décennies. La spécificité de la situation ukrainienne repose également sur le fait que l’extrême gauche du pays est occupée par le Parti communiste d’Ukraine (KPU), qui est prorusse, chauviniste et conservateur. Ayant hérité du nom et des symboles du parti au pouvoir de l’Union soviétique, le KPU les a pragmatiquement convertis en résultats électoraux. Ces dernières années, le Parti communiste a invariablement rejoint les coalitions au pouvoir et il est directement associé au système politique dirigeant, avec un parfait cynisme et le désir de tirer profit de sa position d’autorité et de pouvoir. Pour profiter de la situation actuelle, il contribue au discrédit de l’idée même de communisme associé, comme il peut facilement l’être, à une collectivisation forcée, une épuration ethnique et une famine artificielle. Les appels du KPU pour ériger des monuments à la gloire de Staline à Kiev et dans d’autres villes sont devenus une tradition du parti. Le Parti communiste participe bien moins aux manifestations socio-économiques que Svoboda.

Le vide laissé à gauche permet à Svoboda d’aspirer au statut et au rôle de seule force sociale soulevant radicalement les questions d’inégalité économique et d’injustice sociale. Ainsi, tous les fruits du profond mécontentement du peuple à l’égard du système politique, de l’État et de la situation générale du pays sont récoltés par les radicaux de droite ukrainiens.

Références

Foreign Policy, 2009. [Internet]

Consultable à l’adresse : http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4940

Historical Truth, 2010. 2004 : Тягнибок виступает на горе Яворина.

« Жиды и москали ». Historical Truth, [Internet] 5 novembre.

Consultable à l’adresse : http://www.istpravda.com.ua/videos/2010/11/5/2422/

Weekly Mirror, 2011. The Ukrainians’ Trust in the Government Continues to Decline. Weekly Mirror, [Internet] 10 mars. Consultable à l’adresse : http://www.zn.ua/online/articles/77085#article
Kreko, P. et al., 2010. Back by Popular Demand. Demand for Right-Wing Extremism (DEREX) index. Political Capital. [pdf] Juin 11. Consultable à l’adresse : http://www.riskandforecast.com/useruploads/files/derex_study.pdf

Paniotto, V.I., 2008. Anti-Semitism and Xenophobia Dynamics in Ukraine (1994-2007). Kyiv International Institute of Sociology. С.1-6 ; [pdf] 12 novembre. Consultable à l’adresse : http://www.kiis.com.ua/txt/doc/nov/p.pdf

Panina, N., 2005. Factors of National Identity, Tolerance, and Xenophobia. Journal of Sociology Institute of Ukraine’s National Academy of Science “Sociology : Theory, Methods, and Marketing”, 2005/4. Octobre – décembre. [pdf] Consultable à l’adresse : http://www.i-soc.com.ua/journal/02_Panina.pdf

Marinovich, М., 2011. Сердце должно быть горячим, но не голова. Zahid.net, [Internet] 19 janvier. Consultable à l’adresse : http://zaxid.net/blogentry/84325/)

Illenko, А., 2011. Social Nationalism and Revolution. Ukrainian Truth, [Internet] 2 mars. Consultable à l’adresse : http://www.svoboda.org.ua/dopysy/dopysy/019904/

CDS, 2011. Протесты, победы и репрессии в Украине : результаты мониторинга. Октябрь 2009 – август 2010. Центр исследований общества, Kyiv. [pdf] Consultable à l’adresse : http://cedos.org.ua/en/2010-04-24-18-19-26/category/4-monitor?download=15%3Aupcd-report-2009-2010

Wippermann, W., 2000. Comparative Study of European Fascism In 1922-1982. Siberian Chronograph. Novosibirsk, 2000.

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