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Newsletter de transform ! europe 7/2011

jeudi 25 août 2011, par Louis Weber

Le numéro d’août de la Newsletter de transform ! europe 7/2011 vient de paraître. Il peut aussi être consulté sur le site multilingue (version française) de Transform !

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Articles et rapports

La Norvège est plus forte que la haine et la xénophobie
Par Ali Esbati, Manifesto Foundation, Norvège

Tout est très calme dans les rues. Partout il y a des fleurs. Il y a une forte volonté de ne pas laisser cette situation engendrer un climat de peur. Ce que nous voyons en ce moment c’est la Norvège et Oslo sous leurs meilleurs angles.

Si nous voulons tirer un enseignement de ces meurtres et empêcher des attaques similaires dans le futur, il est nécessaire de comprendre le contexte politique et social qui a façonné les idées d’Anders Breivik et sa vision du monde.

Le seul responsable devant la loi est Breivik lui-même. Mais son acte est un acte de terreur politique, qui reste inintelligible si on ne prend pas aussi en considération l’environnement politique. Cela concerne le thème de l’intégration et les Musulmans en Norvège et dans les autres sociétés occidentales. Breivik considère les musulmans comme une puissance étrangère occupante et parle d’une guerre permanente entre les sociétés occidentales et islamiques.

Les faits eux-mêmes n’ont que peu à voir avec l’islamophobie. Pas plus de 3,5 pour cent de la population norvégienne est musulmane. Malgré cela, des groupes islamophobes ne cessent d’affirmer que l’Islam représente un danger pour le monde occidental et donc également pour la Norvège. Souvent les arguments sont d’ordre démographique : dans quelques années, les musulmans seront majoritaires. On laisse entendre ainsi implicitement que les musulmans ne sont pas seulement dangereux en général, mais qu’ils le sont invariablement, et depuis (ou même avant) leur naissance. Ces groupes voient ceux qui ne considèrent pas les musulmans comme un danger, comme des traîtres. Dans leur esprit, cela légitime le recours à des moyens radicaux. Et si l’on pense aux moyens applicables aux traîtres dans des situations de guerre, il est facile de comprendre que certaines personnes peuvent être amenées à des actes de violence.

Le gain de popularité des groupes populistes de droite en Scandinavie montre que la haine surgit, si on transforme des gens en boucs émissaires de toutes sortes de problèmes sociaux et économiques. Le plus souvent quand les gens échangent leur point de vue et justifient leur vision du monde - sur les différents sites web ou les pages de commentaires - un système de référence idéologique se crée. Si vous jetez un rapide coup d’œil au Manifeste de Breivik, vous verrez qu’il n’y a pratiquement rien de nouveau. En termes d’objectifs et de points de départ, on peut retrouver la plupart d’entre eux dans de nombreux forums sur Internet, mais aussi, de façon croissante, dans les canaux traditionnels. Et cela ne se limite pas à la Norvège. Cela pourrait aussi arriver au Danemark, en Hollande, en Autriche ou en Italie. Là, on peut retrouver les mêmes univers de pensée au sujet des musulmans.
Dans la plupart des cas, le populisme de droite est fortement lié à la situation politique dans chaque pays. Dans les pays nordiques, les populistes de droite ont toujours tracé une ligne de démarcation claire par rapport aux partis sociaux-démocrates, qui, dans leur esprit, ont toujours été des traîtres à telle ou telle cause. Ce qu’il est intéressant de noter, cependant, c’est que la rhétorique islamophobique est entre-temps devenu un dénominateur commun aux partis de droite populiste. Bien qu’ils viennent de différents horizons idéologiques et historiques, tous ces partis ont dans leurs programmes une rhétorique islamophobique qui apparaît également dans le manifeste Breivik. C’est un mouvement transnational qu’il faut comprendre, analyser et dénoncer activement.

La stratégie de certains partis sociaux-démocrates consistant à reprendre des éléments de droite populiste, est désastreuse. La configuration générale dans laquelle la droite populiste pouvait prospérer reposait sur l’affaiblissement de la social-démocratie - du moins dans les pays nordiques. Ce qui a été le plus décisif, cependant, a été la diffusion du conflit politique sur l’axe socio-économique. Si en tant qu’électeur, je ne peux plus distinguer de différences claires entre les sociaux-démocrates et conservateurs en matière de politique économique, de réforme de l’État providence et de lutte contre le terrorisme, ce qui conduira à affaiblir mon intérêt pour la politique ou à donner la prééminence à d’autres sujets, par exemple, à ce que l’on appelle des sujets culturels ou au thème de l’immigration.

Pour lutter avec succès contre la force croissante du populisme de droite, deux choses sont nécessaires : d’abord, il faut comprendre que l’islamophobie est la forme que le fascisme et le racisme revêtent aujourd’hui et, deuxièmement, les partis progressistes doivent retrouver leur rôle de véritables représentants fiables des intérêts sociaux et économiques du peuple.

J’espère que la force si impressionnante montrée dont a fait preuve la société norvégienne ces temps-ci pour revenir à ses valeurs originelles, comme l’égalité de tous, quel que soit leur origine et leur religion, se poursuivra. C’est et c’était aussi la Norvège. Et j’espère que cette Norvège saura prouver qu’elle est plus forte que la haine et la xénophobie.

Grèce : Appel urgent à la communauté universitaire internationale. Pétition contre le projet de loi de réforme universitaire grecque

Chers collègues,

Le gouvernement grec veut imposer un projet de réforme universitaire, alors que les universités sont fermées pour les vacances et que toute la communauté universitaire s’y oppose. Ce projet de loi démolit ce que nous connaissons comme université, disciplines académiques, recherche, production et re-production de connaissances et liberté académique. Il promulgue un modèle de gestion autoritaire et de néolibéralisme éducatif dans la pire mixture imaginable du processus de Bologne. Il ne transforme pas seulement l’université en entreprise en distribuant les créditsaux secteurs de la connaissance les « plus rentables », à partir d’évaluations qualitatives, mais il transforme aussi la formation universitaire en formation de type collège.

Les départements et leur rôle universitaire sont supprimés et remplacés par des « équipes d’enseignants » de constitution disciplinaire non spécifiée, qui seront « des machines à enseigner » sans rien à dire sur la façon dont leur curriculum sera établi.
Si on considère que les crédits des Université sont déjà réduits de 50%, on peut penser que peu d’entre elles survivront à moins d’imposer des frais de scolarité, ce qui est interdit par la Constitution grecque, qui garantit la gratuité de l’enseignement supérieur pour tous. Nous qu’il ne reste pas grand chose des sciences sociales et humaines.

Pour toutes ces raisons, nous lançons une pétition de soutien à notre lutte contre le projet de loi à la communauté universitaire internationale.

Ci-dessous vous trouverez deux liens. Dans le premier, vous pouvez trouver un résumé de ce qui se passe et vous pouvez signer en envoyant un e-mail. Le deuxième est une pétition ordinaire, avec peu d’information. Vous l’avez juste et vous signez :

http://supportgreekacademia.wordpress. com /

http://www.petitiononline.com/mod_per l / signed.cgi ? GRUNIV

Accordez-nous un peu de votre temps, signez et fairtes circuler à toutes vos listes.

Initiative « Support Greek Akademia »

Sixième université d’été de la Gauche européenne : "Changer l’Europe, changer le monde"

Trevi, 12-17 Juillet 2011

Par Barbara Steiner

La 6ème Université d’été, organisée par le parti de la gauche européenne et transform ! Europe, s’est déroulée à Trevi, Pérouse, en Italie. Elle a été accueillie par Rifondazione Comunista. L’assemblée du Conseil exécutif de la Gauche Européenne avait lieu à la même période à l’Hôtel della Torre, si bien que les membres du Conseil Exécutif de la gauche Européenne ont également participé à l’université d’été.
« Changer l’Europe, changer le monde » était le mot d’ordre de l’événement dans lequel environ 200 militants de gauche de toute l’Europe se sont réunis pour apprendre les uns des autres, discuter, échanger des expériences et construire des réseaux. transform ! Europe a également organisé un groupe de volontaires qui ont fait, en chuchotant, une traduction très professionnelle dans les ateliers. Cela a permis aux participants d’approfondir les discussions dans les différents petits ateliers se tenant à côté des discussions en plénière.
Le programme a été varié et dense.

La première journée était consacrée aux discours d’accueil, aux premières discussions, ainsi qu’à la présentation des travaux et des projets de transform ! Europe.

Sous le mot d’ordre « Dix ans après Gênes, la lutte continue en Europe et dans le monde », a été présenté un livre sur le contre-sommet, les manifestations contre le G8 et la répression qui a suivi. « L’espoir issu des Places » était le mot d’ordre de la session où ont été présentés les points de vue et les revendications politiques des « mouvements des Indignés ».

Deux sessions plénières ont abordé "les issues à la crise capitaliste et les alternatives de gauche en Europe" ainsi que la question de la « dictature des marchés et les stratégies de la Gauche européenne ».
Une journée a été consacrée aux « nouvelles révoltes et au développement d’un nouvel internationalisme ». Le sujet principal en a été la situation en Tunisie et en Egypte ainsi que les différentes perspectives qui en découlent. Cette journée d’étude s’est achevée par une discussion controversée, mais amicale sur « nouvel impérialisme et nouvel internationalisme » avec Samir Amin, Harris et Maite Mola Golemis.

L’organisation de jeunesse de Rifondazione Comunista - les GiovanniCommunisti - a organisé la « plénière des jeunes ». Les militants de chaque organisation de jeunesse représentée à l’université d’été ont été invités à faire un bref rapport sur la situation de l’éducation et sur la précarité dans leurs pays respectifs.
Le dernier jour ont été débattues la question "Médias et démocratie » et les réponses de la gauche radicale en Europe.

Outre les séances de travail, une soirée à un concert et une excursion d’une journée à Assise ont été proposées et, le soir, les installations de l’hôtel ont été utilisées pour la musique et la danse.

Université Européenne du réseau des mouvements sociaux (ENA). Construire notre avenir commun ! Développer des alternatives pour un monde meilleur !

Freiburg / Breisgau, 9 au 14 août 2011

Par Hermann Dworzak, Autriche

Du 9 au 14 août, l’Université Européenne du réseau des mouvements sociaux d’ATTAC Europe a eu lieu à Freiburg / Breisgau (Allemagne). La plupart des 1.300 participants étaient des militants des mouvements sociaux et écologistes ainsi que des membres d’organisations et de partis de gauche.

Cette année, transform ! Europe a, pour la première fois, participé à une série d’initiatives co-organisées avec d’autres (voir le détail ci-dessous). Du grand nombre d’ateliers et de débats fort intéressants il n’est possible ici d’en retenir que quelques-uns.

Nous avons pu avoir un aperçu du large éventail d’initiatives, de nouveaux mouvements et de leurs propositions créatives. Mais il est également clairement apparu qu’un « mouvement » ne suffit pas à lui seul à entraîner des changements fondamentaux. En Espagne, par exemple, les indignados ont eu et ont une énorme portée et un fort soutien dans la société. Mais aux élections municipales, les conservateurs ont été les grands vainqueurs. C’est à méditer en profondeur : « le dégoût » à l’égard de la politique officielle est plus que compréhensible, mais cela ne signifie pas qu’on peut entièrement « ignorer » le cadre politique général ou le parlement « bourgeois ». Ce n’est pas la voie pour un projet politique de gauche.

Dans un atelier auquel a participé Horst Schmitthenner d’IG-Metall, nous avons dressé un bilan critique du processus des forums sociaux par rapport à la situation en Europe. La conclusion de nombreux orateurs était que nous devons appliquer les propositions et les décisions prises à Paris et à Budapest (renforcement des réseaux, davantage de débats sur les contenus, un site Web interactif permanent, des campagnes internationales peu nombreuses mais bien préparées, un minimum de structures organisationnelles pour mettre en oeuvre ces objectifs) au lieu de déplorer encore et encore, comme dans un sermon, ce qui ne va pas dans la situation actuelle.
Environ 90 personnes ont assisté aux deux jours de séminaire co-organisé par transform ! Europe et ATTAC-France intitulé « Mouvements sociaux et partis politiques - Synergies et limites de la coopération ». La table ronde a été introduite par Pedro Paez, Thomas Coutrot, Elisabeth Gauthier, Natasha Theodorakopoulou et Walter Baier. Là encore, il y avait un très large consensus sur la profondeur de la combinaison des crises capitalistes. Environ 50 personnes ont participé aux deux jours de séminaire concernant la progression internationale de l’extrême droite. L’initiative a été le fruit d’une coopération entre le Printemps de Prague II, réseau dans le cadre du FSE, et de transform ! Europe.

Outre l’évaluation générale (crises du capitalisme, fragmentation sociale, sentiment de "No Future", dans de nombreux secteurs de la société - facteurs qui sont utilisés par l’extrême droite avec sa démagogie nationale et sociale- il y a eu un débat très intense sur la situation en Europe après le massacre en Norvège par un chrétien fondamentaliste, le Tea Party aux États-Unis et la situation particulière en Europe de l’Est.

Tous les participants ont souligné que le populisme de droite, est depuis longtemps déjà au « cœur de la société » et que nous devons agir en conséquence : le courant néo-libéral dominant est de plus en plus autoritaire. Il fragmente la société et crée ainsi les bases d’une croissance rapide de l’extrême droite sous toutes ses facettes (allant des populistes et des extrémistes d’extrême droite au noyau dur des fascistes et des nazis).

Et last but not least, il faut citer un atelier proposé par transform ! Europe conjointement avec la maison d’édition allemande VSA. Il était intitulé « Lire le Capital de Marx : Ouvrage de David Harvey pour comprendre le capitalisme contemporain », et était consacré au livre d’Harvey récemment publié, dont la traduction en allemand a été co-financée par transform ! Europe.

Pour de plus amples informations : www.ena2011.eu

Annonces

Assemblée annuelle des membres de transform ! europe

Prague, 9-11 Septembre 2011

transform ! Europe tiendra l’assemblée annuelle de ses membres à Prague du 9 au 11 Septembre 2011. En choisissant pour la première fois Prague comme lieu de réunion de ses membres, transform ! Europe souligne l’importance politique de la coopération avec les organisations et les initiatives en Europe centrale et orientale pour son orientation à venir.

Comme d’habitude, transform ! Europe précisera lors de l’assemblée les principales initiatives de l’année à venir. Le programme inclut également une décision sur le budget annuel du réseau. Actuellement, transform ! Europe se compose de 22 organisations de 16 pays européens. Depuis 2007, il a été reconnu par le Parti de la Gauche européenne comme sa fondation politique associée.

Immédiatement après l’assemblée générale, un séminaire aura lieu pour ceux qui sont impliqués dans les médias de transform ! Europe.
Pour les représentants des organisations membres, les observateurs ainsi que les invités à la réunion de Prague, transform ! Europe peut couvrir les frais de déplacement et d’hébergement pour un délégué de chaque organisation. Pour les inscriptions et les informations pratiques, vous pouvez contacter le bureau de transform ! Europe à Vienne : office@transform-network.net

Ordre du jour provisoire de l’assemblée générale :

1. Ouverture a) vérification du quorum b) Adoption de l’ordre du jour

2. Décisions sur les demandes d’adhésion et de statut d’observateur

3. Rapports sur les principales activités, le développement de l’organisation et les médias de transform ! Europe (revue, site web, newsletter)

4. Programme de travail pour 2012 a) projets européens à gestion centralisée de transform ! Europe b) Projets en collaboration avec nos membres et observateurs

5. La situation en Europe centrale et orientale et les politiques de transform ! Europe dans la région

6. Le développement organisationnel et la poursuite du renforcement de transform ! Europe

7. Budget 2012 de transform ! Europe

8. Compte-rendu financier et quitus

9. Agenda de transform ! Europe pour l’automne

10. Questions diverses

Conférence de Vienne : Les luttes ouvrières dans la Chine mondialisée - Parallèles et similitudes avec l’Europe

22-24 Septembre 2011

Par Josef Baum, transform ! Autriche, www.josefbaum.at
 
Alors que le taux de croissance élevé et la politique économique de la Chine sont à l’honneur dans les médias et suscitent l’intérêt public et l’analyse scientifique, le regard sur les bases de ce développement, le véritable travail quotidien de centaines de millions de travailleurs est souvent absent. Malgré l’avis largement répandu selon lequel la « classe moyenne » jouera un rôle essentiel sur le développement du pays, il est évident que les luttes en cours d’une nouvelle classe ouvrière dont la taille est unique dans l’histoire peuvent potentiellement façonner fondamentalement l’avenir de la Chine et au-delà de ses frontières. Dans le contexte
d’un monde fortement interconnecté, la conférence mettra l’accent sur les intérêts et les éléments communs de la Chine et de l’Europe : sur les « luttes des travailleurs de l’Est à l’Ouest : nouvelles perspectives sur les conflits du travail dans la Chine mondialisée » ( titre exact de la conférence).

La conférence cherche à réunir des chercheurs et des militants de deux régions différentes du monde pour débattre - en solidarité avec les mouvements des travailleurs - des principales caractéristiques des relations de travail et des luttes des travailleurs en Chine et en Europe et, partant, à encourager davantage la coopération en termes scientifiques et militants.

La conférence sera un événement sans doute peu perceptible avant de regarder ce qui fait sa spécificité, sa qualité et son étendue : Les orateurs invités sont connus dans le monde entier et sont les meilleurs dans leur domaine, comme le professeur Chang Kai (Beijing, génie pour l’élaboration du nouveau droit du travail chinois du point de vue des travailleurs et médiateur des travailleurs lors de la grande grève chez Honda l’année dernière), Prof Pun Ngai (Beijing, Hong Kong - elle a écrit des ouvrages célèbres sur les travailleuses en Chine), ou Gianni Rinaldini, ancien secrétaire de la FIOM (Italie).

La conférence est organisée et parrainée par transform ! Europe, transform ! Autriche, Renner Institute (sociaux-démocrates), Grüne Bildungswerkstatt (Verts), Weltumspannend Arbeiten (Organisation au sein de la Fédération des syndicats d’Autriche), Arbeiterkammer Austria (représentation officielle des employés d’Autriche) et l’Université de Vienne (Départements de science politique, d’études de l’Asie et d’études du développement).

La conférence est ouverte, gratuite et orientée plus particulièrement sur la participation de militants et de chercheurs de toute l’Europe.
La conférence débutera le jeudi soir (22 Septembre) avec une discussion publique à l’Université de Vienne. Les 23-24 Septembre, la Conférence se tiendra à l’Institut Renner, à Vienne, Kheslplatz 12, 1120.

La langue de travail de la conférence sera l’anglais, mais des interprètes seront présents. Pour plus d’informations sur la conférence et l’inscription (gratuite), vous pouvez aller sur son site web : http://labourchina.univie.ac.at/

Ou contactez : labourchina.ostasien @ univie.ac.at

Journée d’étude de la JSC et conférence de la CoR à Londres

Transform ! Europe soutient activement la journée d’étude de la Conférence sociale conjointe. Piège de la dette publique : y a-t-il un moyen (démocratique) d’en sortir ? Ou les prochaines générations devront-elles passer toute leur vie à rembourser ?
 
Londres, 30 Septembre 2011

Le vendredi, 30 Septembre, à Londres, la Conférence sociale conjointe (JSC) tiendra une journée d’étude de haut niveau sur la crise de la dette souveraine en Europe. L’événement est organisé par la JSC, avec le soutien de la Coalition de la Résistance (www.coalitionofresistance.org.uk) et une contribution de la CES.

L’objectif principal de cette journée est de réunir une cinquantaine d’experts et de dirigeants de nos organisations (et d’autres organisations amies) pour rechercher des issues démocratiques (en présumant qu’il en existe ...) à la crise de la dette.

Le 1er octobre 2011, la Coalition de la résistance invite à sa « Conférence mondiale contre l’austérité et les privatisations" - transform ! Europe est activement impliqué dans ces deux événements.

PROGRAMME PROVISOIRE

30 Septembre 2011 (10h00-18h00)

Le programme comprend trois parties :

1. Comment les démocraties européennes sont-elles tombées dans le piège

2. Situation des luttes et des peuples en Europe

3. Alternatives : Y a-t-il un moyen de sortir du piège ?

Horaire :

10h00 Accueil et inscription

10:15-10:30 Introduction

10:30-12:15

Première partie

- Coordination et présidence : transform ! europe. Les causes de la crise de la dette en Europe : Comment les démocraties européennes sont-elles tombées dans le piège

- Causes générales des déséquilibres publics en Europe (Johannes Jäger, Université des sciences appliquées de l’IAB, Vienne)

- Rôle de l’Allemagne dans les déséquilibres européens (Steffen Lehndorff, Université de Duisburg-Essen)

- Dettes, austérité et nationalisme (Walter Baier, transform ! Europe)

- Discussion

- Conclusions

12 heures15 - 13h15 Déjeuner

13:15-15:00

Deuxième partie - Coordination : Joint social Conférence : Situation des luttes et des peuples en Europe

- La Grèce (Elena Papadopoulou)

- Les pays au bord du gouffre (Irlande, Islande, Portugal, Italie)

- Discussion sur les situations nationales et les dettes

- Conclusions

15:00-15:30 Pause

15h30-17h25

Troisième partie - Coordination : JSC, ATTAC Alternatives : Y a-t-il un moyen démocratique d’en sortir ? Les « solutions » de la BCE et du FMI pour la Zone euro : Sauver la Grèce ... ou les banques ?

- L’analyse des « plans d’austérité » par les syndicats (Ronald Jansen, CES)

- Une fiscalité juste comme moyen de sortir de la crise

- Fiscalité et déficits - les paradis fiscaux

- Fiscalité sur les sociétés et la propriété en Europe (JSC, les Franco-Carminati)

Audit de la dette et politique monétaire européenne

- Audit de la dette en Grèce et dans les autres pays (Myriam Bourgy - CADTM)

- Quel rôle pour la BCE (Costas Lapavitsas - New Economics)

- Discussion

- Conclusions 17:25-17:45

Conclusions et suivi

- Michel Husson « sur la coopération ou la concurrence dans l’UE : la dette est un problème national, ou un problème social ? »

- Suivi avec JSC & CoR

Organisation : Conférence conjointe sociale (JSC) avec le soutien du CoR-Royaume-Uni et de la CES

Coordination générale : Comité d’initiative JSC. Pour le JSC : Felipe Van Keiirsbilck (CSC Belgique), Franco Carminati (ATTAC), et Walter Baier (transform ! Europe).

Lieu : New Economics Foundation (www.neweconomics.org), près de la station de métro Vauxhall (ligne de métro directe et rapide depuis les stations Kings Eurostar Cross, Euston et Victoria).

Langues : anglais et français

47ème conférence de l’ITH à Linz : Est-ce un monde possible ? Pratiques de « Solidarité internationale » et de « développement international »

Conférence Internationale sur le Travail et l’Histoire sociale (ITH)

29 Septembre - 2 Octobre 2011

L’objectif de la Conférence ITH-2011 est de débattre de la solidarité et du développement au niveau international tel qu’il est pratiqué par les mouvements sociaux, organisations et États agissant dans la tradition du mouvement ouvrier.

La solidarité internationale est perçue comme un concept pour échanger avec d’autres sur la base d’intérêts et de préoccupations communs. Elle est véritablement ancrée dans les traditions du mouvement ouvrier. Le développement international est perçu comme transformation de la société par une intervention active délibérée pour atteindre certains objectifs comme la « modernisation » ou, alternativement, le « socialisme ». Les deux concepts ont été forgés par des transferts : transferts de ressources concrètes, de connaissances, de modes de vie et de travail ainsi que de normes et de standards. La solidarité, au moins conceptuellement, peut être décrite comme un processus réciproque de transfert. Le développement comme un processus unilatéral. Ces transferts ont été opérés par des militants de la solidarité, (partis et syndicats) des internationalistes, des travailleurs et des experts en développement.

Les concepts universels de solidarité et de développement ont visé essentiellement la création d’un monde (unique) dans lequel les normes matérielles, les conditions de travail, l’ordre de la justice sociale, et les façons de vivre devaient être façonnés à l’aune des sociétés les « plus développées ». Chaque individu et chaque société peuvent développer l’esprit entrepreneurial ainsi que les attitudes et les pratiques qui lui sont liées et qui sont nécessaires pour atteindre la prospérité - tel est le credo de ceux qui croient fondamentalement que « le développement » équivaut à l’augmentation de la prospérité matérielle. Chaque société et chaque individu peuvent être mis sur une « voie du développement socialiste » qui, basée sur une économie planifiée et la collectivisation sous la direction du Parti, va conduire à un « développement tous azimuts » des individus et des collectifs – tel serait le credo d’un concept de développement qui peut être décrit comme progrès vers le socialisme. Nous menons une lutte sur la base d’une position sociale commune, une position politique et des intérêts - qui serait une attitude basée sur la "solidarité".

Il s’agit de savoir si la mise en œuvre de ces concepts distincts a convergé dans la pratique. Les contributions permettront de débattre des situations dans lesquelles les pratiques de solidarité et développement ont été activement conçues et mises en œuvre. Elles s’orienteront ensuite sur les formes de transfert : aide matérielle, commerce à des conditions préférentielles ; engagement personnel ; actions et campagnes collectives. Au niveau institutionnel, « l’aide au développement » et « l’aide socialiste » - appelée aussi « solidarité internationale » - comme systèmes concurrents pour le développement et la solidarité dans le « Tiers Monde » à l’ère de la concurrence mondiale des systèmes sont au centre de l’attention. La cible temporelle est l’ère post-coloniale dans la deuxième moitié du 20e siècle.

Groupe préparatoire : Berthold Unfried (Coordinateur, ITH & Institut d’Histoire Economique et Sociale, Université de Vienne), Anja Kruke (Fondation Friedrich Ebert, Bonn), Eva Himmelstoss (ITH), David Mayer (Institut des affaires économiques et Histoire sociale, Université de Vienne), Jürgen Mittag (Institut pour les mouvements sociaux, Université de la Ruhr de Bochum), Marcel van der Linden (Institut International d’histoire sociale, Amsterdam), Raquel Varela (Instituto de Historia Contemporanea, Universidade Nova de Lisboa)

PROGRAMME PROVISOIRE

Traduction simultanée : Allemand - Anglais

Jeudi, 29 Septembre 2011

18.00 Ouverture

18h30 : Intervention

- Vijay Prashad (Hartford, Connecticut) : l’agonie de la Solidarité Internationale

19.00 Réception d’accueil par le maire de Linz à Jägermayrhof

20.30 Attribution du prix René Kuczynski 2011 pour l’excellence des publications dans le domaine de l’histoire sociale et économique

Vendredi, 30 Septembre 2011

9.00 Introduction à la Conférence par Berthold Unfried (Vienne)

9,30 Table ronde I : Concepts, aperçu et pratiques de Solidarité et développement

- David C. Engerman (Waltham, Massachusetts) : entre socialisme et modernisation : développement économique indien dans le contexte de guerre froide

- Reinhart Kössler (Bayreuth) : « Solidarité » et « Développement »

- Susan Zimmermann (Budapest) : Dépasser les frontières. Inégalité mondiale et intervention humanitaire dans une perspective historique

13.00 Réception offerte par le gouverneur provincial de Haute-Autriche au Jägermayrhof

14.30 Table ronde II : Les travailleurs en tant qu’acteurs gouvernementaux

- Sara Lorenzini (Trento) : Choc entre idéaux et réalités - Politiques de la RDA en Afrique : théorie et la pratique

- Berthold Unfried (Vienne) : instruments et pratiques de "Solidarité"(Est) et "d’aide au développement" (Ouest)

- Hubertus Buschel (Giessen) : « Aide à l’autonomie » et « Solidarité internationale » : discours et pratiques en Allemagne de l’Ouest et de l’Est sur le « bon développement » en Afrique de 1960 à 1975

18.00 Bilan intermédiaire

- Anja Kruke (Bonn) : Quelles pistes d’interprétation ?

20.00 Discussion publique : la solidarité internationale. Idées et
Pratique

- Tribune : Michael Bohnet (Bonn), Karin Fischer (Linz), Franz Nuscheler (Duisburg), Sepp Wall-Strasser (Linz) ; Modération : Pierre Huemer (Vienne)

Samedi, 1er Octobre 2011

9.00 Table ronde III : Les travailleurs comme un acteurs sociétaux

- Andreas Eckert (Berlin) : Construction de syndicats et transfert des normes de travail par la CGT en Afrique de l’Ouest

- Françoise Blum (Paris) : Activités de formation de la CFDT / CFTC pour les responsables syndicaux africains dans les années 1960

- Réactions : Annie Watson (Londres) : L’expérience du mouvement syndical britannique

- Antonio Munoz Sanchez (Bonn) : la Fondation Friedrich Ebert et les socialistes ibériques

14.00 Table ronde IV : Les mouvements sociaux : mouvements de solidarité, brigades de solidarité et mouvements de libération en tant qu’acteurs

- Ulrich van der Heyden (Berlin) : Les brigades de l’Amitié FDJ en RDA - Corps de la Paix de l’Est ?

- Kim Christiaens (Leuven) : Organiser la solidarité. L’impact des Acteurs du Tiers-Monde sur les mouvements de solidarité en Belgique pendant la guerre froide (1960-1980)

- Réactions : Fritz Keller (Vienne) : La solidarité de l’Algérie

- David Mayer (Vienne) : essai de synthèse

18.00 Conclusion

Dimanche, 2 octobre 2011

Départ des participants après le petit déjeuner.

Renseignements pratiques

Lieu : Jägermayrhof, Römerstrasse 98, 4020 Linz

Langues : anglais et allemand (traduction simultanée)

Inscription et frais : Les frais d’inscription s’élèvent 130 € (participation, hébergement et repas), ou 80 euros sans hébergement.

Nous demandons aux personnes qui souhaitent assister à la conférence de contacter ith@doew.at

Télécharger le formulaire d’inscription :

www.ith.or.at/konf_e/47_index_e.htm

Les Conférences de Linz sont des rencontres des instituts membres de l’ITH. L’inscription individuelle nécessite une adhésion individuelle (pour l’année en cours, 36 euros), qui peut être faite lors de la conférence.

Contact : Eva Himmelstoss International Conference of Labour and
Social History (ITH) Wipplingerstr. 6, 1010 Wien, Autriche Téléphone : +43 (0) 1 2289 469-316 Fax : +43 (0) 1 2289 469-391

ith@doew.at ;

www.ith.or.at

Nouvelles parutions

Document de travail : “La gauche entre croissance et décroissance"

transform ! Europe présente le document de travail récemment publié « La gauche entre croissance et décroissance », édité, et introduit par Teppo Eskelinen.

Table des matières :

- Teppo Eskelinen (philosophe politique, Left Forum, Finlande) : Préface : La croissance - un indicateur du passé

- Elena Papadopoulou (économiste, Institut Nicos Poulantzas, Grèce) : Note sur la croissance économique vue à travers le prisme de la crise

- Jean-Marie Harribey (économiste, ancien co-président d’ATTAC, France) : Parlons d’argent, de valeur et de richesse

- Josef Baum (économiste et géographe, transform ! Autriche) : À la recherche d’une (nouvelle) boussole - Comment mesurer le progrès social, la richesse et la viabilité ?

- Lutz Brangsch (économiste, Fondation Rosa Luxemburg, Allemagne) : les « indicateurs » économiques sont vraiment une question de pouvoir. Dimensions politiques des objectifs et des méthodes dans les débats sur la croissance

- Chantal Delmas (Espaces Marx, France) : le lien entre croissance et emploi : mythe ou réalité ?

Vous pouvez télécharger les fichiers PDF sur notre site www.transform-network.net

Pour commander la version imprimée, contacter : office@transform-network.net.

Numéro 8 de la revue transform ! europe, en allemand, français et grec

Le numéro du printemps de la revue transform ! est paru. Le dossier s’intitule "Défis et catastrophes ». Les éditions en anglais, allemand, français et grec sont d’ores et déjà disponibles. La revue paraît deux fois par an. Vous pouvez la commander à Espaces Marx, revue Transform, 6 avenue Mathurin Moreau, 75167 Paris cedex 19 ou Espaces_Marx@espaces-marx.org

Web : www.Espaces-marx.org

Le numéro : 10 €, abonnement pour les deux numéros annuels :18 € (frais de port inclus)

Vous pouvez aussi télécharger la revue en français, anglais, allemand et grec sur http://www.transform- network.net/en/journal/issue- 082011.html.

Sommaire de l’édition en français :

Dominique Crozat : Éditorial

André Tosel : Le conflit des conflits dans la crise de civilisation du capitalisme mondialisé

Patrice Cohen-Séat : Au cœur de la « crise de civilisation » : la question du « bien vivre »

Dossier :

Extrême droite et populisme

Walter Baier, Elisabeth Gauthier : La droite populiste et xénophobe radicalisée et la crise en Europe. Introduction

Jean-Yves Camus : Que se passe-t-il en Europe à l’extrême-droite du champ politique ?

Carl Mars : Montée du populisme de droite en Finlande : Les « Vrais Finlandais »

Gáspár Miklós Tamás : Le désastre hongrois

Vitaly Atanasov : Les trois sources de la « Liberté » ukrainienne : le nationalisme, la xénophobie et la « question sociale »

Daniel Zamora : Crise économique, crise institutionnelle et perspectives pour le mouvement social belge

Dimosthenis Papadatos-Angnostopoulos : La crise financière, une chance politique pour la nouvelle extrême-droite

Ulrike Kruh : Luttes de pouvoir au paradis : les élections de 2010 à Vienne

Arjan Vliegenthart, Hans van Heijningen : Comprendre le phénomène Wilders

Études européennes

Yves Lochard, Jean-Marie Pernot : 2010, année terrible. Les relations sociales à l’épreuve de l’austérité

Richard Detje, Wolfgang Menz, Sarah Nies, Dieter Sauer : Miracle allemand ?

Chroniques

Fukushima

Elmar Altvater : Fukushima, mon horreur ou le rêve d’une rationalité économique génère des catastrophes monstrueuses

Bernard Doray : Nagasaki , Fukushima : le second temps du risque nucléaire

Changement en Afrique du Nord

Témoignage de Gabriele Habashi : Révolution au Caire

Entretien avec Ben Hayes réalisé par Nick Buxton : Accords sordides et politiques sans principes

Joachim Bischoff : Effet de dominos dans les pays arabes

Francine Mestrum : Que la révolution commence
Brésil

Iole Lliada Lopes : Les défis de Dilma Roussef et le rôle de la gauche
Europe

Dominique Crozat : Pacte euro plus et impasse de l’intégration européenne. Introduction

Interview de Pierre Laurent : Contre l’euro pacte

Conrad Schuhler : Pourquoi l’Allemagne et les autres pays de l’euro ont besoin d’une autre Europe

Francis Wurtz : Lutte contre la pauvreté et l’exclusion en Europe, de la parole aux actes

Marie Christine Vergiat : La citoyenneté : un enjeu fondamental pour la démocratie

Conférence sociale de printemps (document)

Nils Andersson : L’illégitimité du G8 et du G20

Immanuel Wallerstein : Forum social, Egypte et transformation

Note de lecture

Walter Baier : Triste progrès, sur le livre de Michaël Lôwy, juifs hétérodoxes, romantisme, messianisme, utopie

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(Espaces_marx@internatif.org).

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