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Newsletter de transform ! europe 8/2011

mardi 11 octobre 2011, par Louis Weber

La Newsletter n° 8/2011 vient de paraître

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Newsletter n°8/2011

La crise de l’UE et la bataille d’interprétation

Par Élisabeth Gauthier

La grande crise que nous vivons est le résultat de près de quarante ans de politiques néo-libérales. La crise est particulièrement grave en Europe - ce qui n’est pas sans rapport avec la manière même dont l’Europe se construit, sur les principes du « pur néo-libéralisme » et des intérêts du « noyau européen ». Tous les ingrédients sont là pour que la crise s’aggrave. En effet, la désintégration peut être imaginée comme quelque chose d’explosif, de chaotique, avec des ruines dont nous ne pouvons pas encore prédire l’impact.

Les tentatives des dirigeants européens de mettre en place une nouvelle gouvernance européenne prennent la forme d’un capitalisme autoritaire, du néolibéralisme radicalisé. Aujourd’hui, nous pouvons avancer l’hypothèse que la construction de l’Europe peut seulement avoir un avenir si on adopte une logique opposée à celle du néo-libéralisme.

La crise de la dette publique cristallise les conséquences de la logique néo-libérale, mais ne traduit pas à elle seule la totalité de la crise. Dans de nombreux pays européens, la dette publique actuelle a une série de causes : les inégalités croissantes et la baisse de la fiscalité sur les revenus du capital, la baisse de la part revenant au travail dans la richesse produite et la perte de revenu dans la société ; les politiques des banques et leur sauvetage en 2008, sans aucune compensation ; la pression et de chantage des marchés financiers ainsi que l’absence de toute volonté politique de changer le cours des choses. Alors que l’endettement exigerait, aujourd’hui, un traitement d’urgence, ses causes réelles supposent une nouvelle approche du développement, du travail, de l’économie réelle, de la sécurité sociale et de la croissance. La solution est dans l’augmentation des revenus plutôt que dans la réduction des dépenses publiques.

L’interprétation de la crise de la dette comme un affrontement social et politique gigantesque, comme un affrontement de classes, peut aider à surmonter les divisions entre les victimes de l’austérité, et favoriser des mobilisations plus larges.

La nécessité d’un Front social - au niveau national et européen
Nous voyons les idées néolibérales s’effondrer, mais cela ne se traduit pas par l’émergence d’une hégémonie alternative. L’aggravation de la crise a renforcé la fois la colère et le sentiment d’impuissance. Le manque de pouvoir d’interprétation, de pouvoir pour agir et les difficultés de l’unité ont tendance à générer des ressentiments qui peuvent facilement être repris et manipulés par les forces populistes radicales de droite qui prétendent être les défenseurs de certains acquis sociaux pour la partie défavorisée de la population.

Face à la crise, la question se pose partout de former un nouveau bloc social qui pourrait susciter un changement de politique, une logique alternative. Gardant à l’esprit de la fragmentation sociale qui caractérise le régime néo-libéral, une telle perspective apparaît très complexe. Dans les conditions actuelles, la lutte de classes, la recherche de nouvelles alliances entre les classes dominées demande des innovations stratégiques. La question n’est pas seulement de savoir quel genre de projet politique serait capable de surmonter la fragmentation sociale, mais aussi de définir des positions qui encourageraient les groupes sociaux à agir ensemble. Face au processus de désintégration des sociétés et l’effritement de l’hégémonie néolibérale, nous devons travailler pour l’émergence d’une nouvelle dynamique sociale et politique.

* Ce texte a été présenté par Élisabeth Gauthier lors de la plénière de clôture de la Conférence « L’Europe contre l’austérité - Non aux restrictions budgétaires » à Londres le 1er Octobre 2011. La version complète incluant les références sera publiée dans le numéro 9 de la revue Transform !

Réunions de la Joint Social Conférence et de la Coalition de Résistance à Londres. « Rassemblons-nous contre les programmes d’austérité ! »

Par Walter Baier, coordinateur de la transform ! Europe

Le 30 Septembre, un séminaire intitulé « Le piège de la dette publique – Y a-t-il une issue démocratique ?", organisée par la Joint Social Conférence en coopération avec la Coalition de la Résistance (CoR) britannique, la Confédération européenne des syndicats (CES) et le Transnational Institute (TNI), a eu lieu à Londres dans les locaux de la New Economic Foundation.

La Joint Social Conférence est une initiative fondé dans le contexte du Forum Social Européen à Malmö (2008). Son objectif est de réunir des représentants des syndicats et des Mouvements sociaux pour avancer des revendications et des stratégies communes. transform ! Europe a dès les débuts de la Joint Social Conférence fait partie intégrante de son Comité d’Initiative. Lors de séminaire Londres, il a été responsable de l’organisation de la première séance de travail sur l’évluation générale de la crise actuelle en Europe. L’intervention de Johannes Jaeger (Fachhochschule de l’IAB Wien / Collège de l’Institut pour la formation professionnelle continue de Vienne) a porté sur l’évaluation théorique générale de la crise, Steffen Lehndorff (Université de Duisburg-Essen) a parlé du rôle particulier de l’Allemagne dans la crise et l’intervention de Walter Baier (transform ! Europe) a porté sur « la dette, l’austérité et le nationalisme ».

Lors de la deuxième séance de travail, des syndicalistes (dont le secrétaire général de la CGTP-Intersindical, Portugal), des universitaires (dont Elena Papadopoulou, Institut Nicos Poulantzas, Grèce) et des représentants de mouvements sociaux d’Espagne, d’Italie, d’Irlande, de Pologne et du Royaume-Uni ont présenté sur les mobilisations à venir.

Le séminaire s’est conclu par une séance de travail consacrée aux alternatives et stratégies introduite par une intervention de Roland Jansen (CES / ETUI) portant sur l’évaluation des programmes d’austérité par les syndicats européens. Dans ce cadre, Myriam Bourgy (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde / CADTM) a également présenté la campagne du CADTM pour l’audit de la dette publique de la Grèce et d’autres pays. La journée s’est achevée par une intervention de Michel Husson, membre du comité scientifique consultatif Conseil d’ATTAC-France, sur la question « La dette, une question nationale ou une question sociale ? »

Les débats se poursuivront à la deuxième convention annuelle de la Joint Social Conférence qui aura lieu à Bucarest le 22 Octobre.

À l’initiative de la Coalition de la Résistance, 500 personnes se sont réunies le 1er octobre pour la Conférence contre l’austérité et les compressions budgétaires. Cette conférence a entièrement porté sur la préparation de la grève au Royaume-Uni le 30 Novembre, soutenue par 22 syndicats britanniques.

La déclaration finale du séminaire reflète ce qui a été l’essentiel d’une série de tables rondes et d’ateliers : « À travers toute l’Europe, les peuples sont en lutte. Ils sont déterminés à défendre leurs sociétés et à mettre à bas la barbarie de l’austérité. Notre but est d’aider à l’unité de ces luttes. Nous avons besoin d’un front commun européen pour défendre les peuples d’Europe. Nous nous engageons à nous opposer à toutes les coupes, privatisations et attaques contre l’État providence et à renforcer la solidarité dans la résistance à ces attaques. Nous nous engageons également à mettre en œuvre une journée d’action commune contre l’austérité en 2012 et nous appelons le mouvement syndical à travers l’Europe à préparer une journée d’action dans l’industrie contre l’austérité.

Élections à Berlin

Par Cornelia Hildebrandt, Fondation Rosa-Luxemburg

Berlin a voté et a donc achevé aussi le cycle électoral de cette année pour Die Linke. Reflétant l’état actuel du développement de Die Linke, les résultats des élections de cette année, dans son ensemble, sont clairement en retrait par rapport aux résultats de 2009. Die Linke est le parti qui, pour l’ensemble du pays, est synonyme de justice sociale ; sa place diffère encore largement selon les différents États. Ses résultats électoraux pour l’année 2011 sont de 5 à 6% dans des villes comme Hambourg et Brême, alors qu’ils représentent 18 à 20% dans les États d’Allemagne de l’Est. En 2011, Die Linke n’a pas su concrétiser son espoir de faire à nouveau partie d’un projet de gouvernement rouge-rouge. À Berlin, il a mis fin à ses responsabilités politiques après dix ans de participation gouvernementale. Dans le Mecklembourg – Poméranie Occidentale, il reste le deuxième parti d’opposition derrière les conservateurs, tandis que, dans les États fédéraux du Sud-Ouest allemand, il n’a pas réussi à remporter des sièges parlementaires.

Les élections de Berlin ont une importance particulière pour Die Linke, parce que les problèmes principaux de Die Linke y convergent de façon assez spécifique. Parmi ces derniers, le rôle joué par Die Linke au gouvernement, sa spécificité en tant que parti de l’Est et de l’Ouest et enfin la ville même, dont l’histoire a façonné les vies des générations d’âge moyen et des plus âgés des deux côtés de la ville.

Le SPD a remporté les élections de Berlin avec 28,3% des voix, suivi par la CDU avec 23,4%, les Verts avec 17,6% et Die Linke avec 11,7%. Pour la première fois les Pirates feront partie de la Chambre des Représentants de Berlin avec 8,9% et 15 sièges et ils seront également représentés dans tous les conseils de district, les parlements communaux de Berlin. Le FDP a été le grand perdant avec 1,8% des voix.

La surprise de ces élections est venue du Parti des Pirates qui est apparu sur la scène politique comme l’alternative au système politique établi, comme une protestation populaire et un parti donnant des leçons et, au-delà, comme un parti qui, de façon provocatrice, peut être en phase avec les aspirations des jeune générations et les relier aux exigences de transparence et de participation. De cette façon, ils ont réussi à mobiliser les non-votants, en premier lieu, mais aussi des électeurs du SPD, les Verts et Die Linke.

Avec 11,7%, Die Linke est en retrait par rapport aux résultats de 2006. Il a perdu 14 000 voix et, avec 20 sièges, ne représente que la quatrième formation de la Chambre des Représentants. Il n’a pas réussi à élargir sa base parmi les électeurs des circonscriptions de Berlin Ouest et, surtout, il a perdu des voix dans les parties orientales de la ville. Die Linke a réussi à devenir une référence importante pour les questions de justice sociale avec des réalisations concrètes comme parti au gouvernement : la création de 118 000 nouveaux emplois, d’un secteur d’emplois publics avec 7 000 emplois pour des chômeurs de longue durée, une loi qui fait du paiement du salaire minimum la condition de passation des marchés publics, un ticket social et culturel pour les personnes bénéficiant de l’aide sociale et, pour ce groupe social également, une aide financière supplémentaire pour les loyers et l’électricité. Cependant, Die Linke n’a pas réussi à stopper les processus d’exclusion sociale en changeant les orientations fondamentales, par exemple, pour les politiques concernant le logement et le niveau des loyers, qui sont réglementés par la loi fédérale. Et il n’a pas non plus su développer un style politique transparent et participatif qui aurait eu un caractère émancipateur tant dans son contenu et que dans sa forme et un impact correspondant sur le développement de la ville.

Élections et nouveau gouvernement au Danemark 

Par Inger V. Johansen et Line Barfod, 16 Septembre 2011*

Le résultat des élections législatives au Danemark signifie que le gouvernement de droite de ces dix dernières années a finalement été battu. Un nouveau gouvernement sera formé sous la direction de Helle Thorning-Schmidt, leader des sociaux-démocrates. Les composantes essentielles de ce gouvernement seront le Parti social-démocrate et le Parti socialiste populaire (SF), qui depuis quelques années ont construit un partenariat étroit dans le but de renforcer leurs chances de gouverner.

Ces élections sont historiques : Pour la première fois, le Premier ministre d’un gouvernement danois sera une femme. Pour la première fois, SF sera dans le gouvernement.

Il y a des limites aussi : la victoire est très étroite. Les partis d’opposition ont seulement obtenu 89 sièges sur les 179 sièges du Parlement danois, le Folketing, ceux de droite ont 86 sièges. Il y a également 4 sièges pour l’Atlantique Nord (Groenland et îles Féroé). Les deux principaux partenaires de la coalition gouvernementale ont perdu des sièges - 1 pour les sociaux-démocrates (44 sièges et 24,9% des voix, ce qui est le pire résultat électoral depuis plus de 100 ans) et 7 pour SF (qui aura 16 sièges et 9,2% des voix, contre 13% précédemment, ce qui constitue une grosse perte).

Mais nous sommes heureux d’annoncer que notre parti Enhedslisten/l’Alliance Rouge-Verte a été l’un des grands gagnants des élections avec une augmentation des sièges de 4 à 12 et 6,7% des voix (contre 2,2%). L’autre parti gagnant est le parti d’opposition du centre Radikale Venstre (libéraux-démocrates ») avec huit sièges de plus (17 sièges et 9,5% des voix contre 5,1%). Ce qui a caractérisé ces deux partis, c’est une campagne claire et sans ambiguïté, qui semble avoir attiré de nombreux électeurs.

L’Alliance rouge-verte a défendu une position de gauche radicale : une défense claire des droits sociaux des travailleurs, contre la réduction et la suppression des retraites anticipées et l’élévation de l’âge de la retraite, contre la détérioration constante des règles régissant les allocations de chômage, contre les politiques du gouvernement précédent, et pour un plan climat radical en investissant dans de nouveaux emplois verts, pour des politiques d’asile et d’autres politiques décentes pour les immigrants et les réfugiés.

Les "libéraux démocrates" partagent avec nous les mêmes positions à l’égard des immigrants et des réfugiés - ce qui montre une autre conséquence de ces élections : le Parti du peuple danois, d’extrême droite, a baissé (22 sièges au lieu de 25, et 12,3% des voix) et son influence significative sur la politique danoise va prendre fin. La question des "immigrés" a cessé de constituer une dimension importante du débat politique.

Mais les "démocrates libéraux" défendent aussi des politiques économiques néo-libérales (très semblables à celles du gouvernement de droite sortant) et ils s’attendent à entrer au gouvernement avec les sociaux-démocrates et SF. Avec la forte augmentation de ses sièges, l’Alliance Rouge-Verte voudra aussi exercer une influence significative sur les politiques gouvernementales futures, bien qu’elle ait toujours clairement dit qu’elle qu’il ne souhaitait pas participer au gouvernement, sachant que sa politique différera de ses positions dans des domaines cruciaux. Notre parti soutiendra donc un gouvernement alternatif, dirigé par les sociaux-démocrates, la formation d’un tel gouvernement ne sera d’ailleurs pas possible sans cela. Nous préférerions un gouvernement avec seulement les sociaux-démocrates et SF, mais cette option n’est pas possible.

À partir de tout cela, il est clair que former le nouveau gouvernement et s’entendre sur des politiques communes va être difficile.

Une autre difficulté vient du fait que Venstre (le parti libéral), le principal parti de droite de la coalition gouvernementale sortante, reste le premier parti au Danemark, avec 26,7% des suffrages et 47 sièges, principalement parce qu’il a su attirer les électeurs du Parti conservateur, un partenaire de la coalition sortante, qui est le plus gros perdant de ces élections (8 sièges au lieu de 18 et seulement 4,9% des voix). Un nouveau parti néo-libéral, l’Alliance libérale, formé au cours de la mandature précédente, a obtenu lui aussi un bon résultat (5% des voix et 9 sièges au lieu 4), là encore au détriment du Parti conservateur.

Au sein de l’Alliance Rouge-Verte, nous espérions gagner des sièges, mais nous avons vraiment été surpris d’en obtenir trois fois plus. Bien sûr, cela nous donne une responsabilité énorme. Nous avons progressé dans presque toutes les circonscriptions du pays - parfois de manière significative. Cela montre sans aucun doute le niveau de la colère populaire et la détresse devant les politiques du gouvernement de droite, qui ont conduit à une détérioration de la protection sociale pour beaucoup de gens. Des chiffres récents montrent aussi que la polarisation de la population danoise en matière de revenu a augmenté davantage au cours des 10 dernières années que dans n’importe quel autre pays de l’UE.

Mais il y a d’autres facteurs expliquant le succès électoral de l’Alliance Rouge-Verte : SF a ouvert un partenariat étroit avec les sociaux-démocrates, acceptant plus ou moins le programme social-démocrate et suscitant ainsi une désaffection croissante dans l’électorat du parti. La perte de sièges le montre. Un autre facteur important est le rôle de Johannne Schmidt-Nielsen, une jeune députée de l’Alliance Rouge-Verte, figure de proue de la campagne électorale, qui a très bien joué son rôle et bénéficié d’une grande popularité. Nous avons également beaucoup travaillé notre communication. Tout le monde a donc bien compris que nous nous battions pour les droits des salariés. Enfin, il faut ajouter que notre parti a fait de gros et explicites efforts durant ces dernières années pour se renforcer après les élections désastreuses de novembre 2007.

* Inger V. Johansen : Alliance Rouge-Verte - Commission des affaires européennes
Ligne Barfod : Ancienne députée, membre du comité exécutif de l’Alliance Rouge-Verte

France : Pour la première fois, une majorité de gauche au Sénat

Par Dominique Crozat

Jusqu’à présent, il était communément admis que jamais, avec la constitution de la 5ème République adoptée en1958, le Sénat (la deuxième chambre) ne pourrait basculer à gauche. Pourtant, lors des élections sénatoriales du 25 septembre dernier, malgré un mode de scrutin taillé sur mesure pour la droite, ceux qu’on appelle « les grands électeurs », c’est-à-dire, les élus locaux et les députés, ont élu pour la première fois une majorité de gauche au Sénat. Les divisions de la droite, le rejet de la politique gouvernementale, la colère des élus locaux face aux attaques contre la démocratie locale, à l’étranglement financier des collectivités territoriales et des services publics expliquent ce résultat.

Bien qu’on ne puisse pas vraiment assimiler les 72 000 « grands électeurs » à la grande masse du corps électoral, ce basculement résonne comme un signal d’espoir pour les échéances de 2012. Premier résultat positif : la "règle d’or" (inscription dans la constitution de l’interdiction de déficits publics) ne pourra pas être adoptée, à moins que les élus socialistes ne la votent. Mais pour que ce renversement soit un point d’appui pour une réelle alternative et pour éviter l’échec d’une simple alternance, il faut que le Front de Gauche soit à l’offensive et que les mouvements sociaux portent leurs exigences à l’intérieur même du Sénat. Celui-ci doit devenir dès maintenant un lieu de résistance à la politique de régression sociale et d’élaboration d’un changement de logique politique.

Assemblée générale 2011 de transform ! europe

Par Louis Weber

L’assemblée annuelle des membres de Transform ! a réuni 26 délégués venus de 13 pays (pour la France Espaces Marx et la Fondation Copernic). Plusieurs invités tchèques ont suivi les débats.

Le secrétaire général du Parti communiste tchèque a participé à une des séances pour présenter son organisation et la situation politique en République tchèque et répondre aux questions de l’assemblée.

Au cours de sa présentation, Jiri Malek, dont l’organisation a organisé l’assemblée générale, rappelle comment celle-ci a été associée au réseau. Il évoque la crise et les problèmes actuels en République tchèque, notamment la question des Roms. Devant la montée de l’extrême droite, qui s’appuie sur la détérioration sociale dans le pays, il pose la question sous-jacente à de nombreuses interventions par la suite : que peut faire la gauche et plus précisément la gauche radicale ?

A. Les grands « projets » (programmes de travail) de Transform ! et les autres activités

Élisabeth Gauthier, qui pilote le projet et qui est membre du managing board de transform ! Europe, rappelle les diverses activités, notamment la conférence organisée au Parlement européen en mai 2011. La convergence entre acteurs politiques et acteurs sociaux a progressé.

Transform ! a progressé comme partenaire actif dans diverses coalitions et réseaux (participation aux universités d’été, initiative à Londres fin septembre avec la Joint social conference).

Les mouvements de masse contre l’ordre établi se développent (Israël, pays arabes, beaucoup de luttes locales). Mais le fossé est entre les demandes exprimées et et les politiques menées.

Harris Golémis présente le deuxième programme important nommé « Perspectives stratégiques de la Gauche en Europe ».

Mais la crise a un peu changé les objectifs du programme. La crise est systémique mais tous les partis de gauche ont baissé. Les causes sont-elles stratégiques ou tactiques et idéologiques ? Il propose d’étudier cette dimension et de faire appel à des experts, mais aussi à des acteurs politiques pour avoir des analyses approfondies. Le programme de recherche proprement dit se teminera en 2013, avec publication d’un livre.

Walter Baier rapporte sur les autres activités de Transform ! Pour lui, la crise est générale en Europe mais la gauche n’en tire pas profit. Il rappelle qu’un des objectifs de Transform ! est de créer des relations de travail étroites avec la Gauche européenne. Des progrès ont été accomplis grâce à un groupe de travail commun et des rencontres avec Pierre Laurent, le président du PGE. transform ! europe est reconnu aujourd’hui comme un partenaire actif dans diverses alliances et réseaux.

B. Le programme 2012

Un des projets retenus est un projet présenté par la Roumanie sur la « Question nationale dans les pays d’Europe centrale et orientale ». Il a été jugé « prioritaire » car il traite d’une question sensible. Un débat s’est engagé sur l’intérêt d’un projet présenté par le Forum de gauche de Finlande (Ruurik Holm) sur le revenu de base et sa faisabilité économique, politique et morale.

C. Transform ! face à de nouveaux défis. Identité et évolution de sa structure et de ses méthodes.

Walter Baier introduit le débat. Il propose de partir de l’idée que la gauche européenne est entrée dans une nouvelle phase, avec de nouveaux défis. D’une certaine façon, Transform ! est confronté aux limites de ses ressources matérielles et humaines.

Trois textes sont présentés, qui reformulent un débat en réalité plus ancien : faut-il privilégier la forme réseau ? Ou plutôt, donner la priorité à la constitution d’une fondation à la structure forte, plus « professionnalisée » que celle qui existe aujourd’hui. Pour Walter Baier, il y a des différences d’approche manifestes mais elles traduisent d’abord des expériences différentes. On peut donc aussi les lire comme des documents complémentaires.

Pour le Forum de gauche finlandais (Ruurik Holm), ce n’est pas au Managing board d’organiser les activités. Sa tâche devrait être plus politique.

Les propositions de la Fondation Rosa Luxemburg vont dans le même sens, en « intercalant » des « responsables » d’activités entre le Managing board et les activités elles-mêmes. L’objectif est de redéfinir les responsabilités du Board. Aujourd’hui, il n’est pas une direction politique, mais une instance de gestion des projets. Dans le même ordre d’idées, la proposition vise à professionnaliser le travail sur la revue.

Élisabeth Gauthier présente le texte d’Espaces Marx, qui insiste sur la nécessité, dans un souci d’efficacité, de s’appuyer sur la diversité des expériences nationales.

En conclusion, les décisions suivantes sont retenues :

- constitution d’un groupe de travail « ouvert », c’est-à-dire en partie en dehors du Managing board, mais tout de même sous la responsabilité de celui-ci ;

- élargissement du Managing board en invitant régulièrement Gabriele Kickut (RLS) Carla Luis (Cultra), Jonas Söderqvist (CMS), Roberto Morea (transform ! italia), and Jiří Málek (SPED). Les convocations seront diffusées à tous les membres pour que d’autres puissent participer.

- réduire la fréquence des réunions : une fois par mois, mais en laissant ouverte la possibilité d’autres réunions.

Finalement, le calendrier des activités en 2012 et le budget sont adoptés, ainsi que le programme pour la fin 2011.

Un Forum social mésopotamien en Turquie

22-25 septembre 2011

Par Francine Mestrum

Du 22 au 25 Septembre 2011, un Forum social mésopotamien a eu lieu à Amed. Pour être clair, ce fut un Forum Social sur le Moyen-Orient à Diyarbakir, en Turquie. Amed est le nom kurde de la ville qui se trouve au coeur de la région du Moyen-Orient. Ce forum a rassemblé plusieurs milliers de personnes originaires de Turquie, d’Irak, de Syrie, du Liban, de Palestine, d’Egypte et d’Afrique du Nord. Son slogan était "La Liberté vaincra" C’était particulièrement bien choisi parce que, même au cours du Forum, ont eu lieu des affrontements militaires et policiers avec des groupes kurdes. A l’ordre du jour, il y avait la question kurde et, évidemment, le printemps arabe, ainsi que la Palestine et les guerres en Irak, en Afghanistan et en Libye. L’accent a été mis sur le fait que tous les mouvements doivent se battre ensemble et que les solutions devront avoir une dimension politique, économique, sociale et culturelle. C’est une lutte pour la liberté, la dignité et la justice.

Une rencontre intéressante du nouveau groupe inter-Commission du Conseil International du Forum social mondial

Après le Forum social, quelques membres du Conseil international (CI) sont restés pour une réunion de deux jours des différentes commissions de l’IC. Formellement, il existe cinq commissions : méthodologie, stratégie, expansion, communication et ressources. Mais la plupart d’entre elles ne fonctionnent pas toujours de façon très efficace et il n’y a guère de coordination entre elles. Ce point a été mentionné comme étant l’une des explications de la logistique catastrophique du Forum Social Mondial de Dakar au début de l’année. Une évaluation a été faite au Conseil International, à Paris, en mai 2011. Cette réunion était une première étape pour améliorer la situation.

Nous avons eu des discussions sur la préparation du FSM 2013 dans la région du Maghreb / ​​Masjrek. Elle semble être en de très bonnes mains et la décision concernant le pays où aura lieu le FSM sera prise avant le prochain CI de Dacca.

Nous avons également examiné les différentes initiatives qui aideront à préparer le FSM 2013 : le forum thématique sur Rio +20 à Porto Alegre (fin janvier 2012), un « Forum des Forums » en Galice, en septembre 2012, un Forum Social Maghreb / ​​Masjrek, en mars 2012, un Forum « les Peuples d’abord » au Canada (aucune date n’est encore fixée).

Le "Forum des Forums" semble particulièrement intéressant. Son but est de rassembler les différents comités d’organisation des forums passés afin de tirer les enseignements de leur expérience. Cela pourrait conduire à une réforme importante des structures du FSM.

Dans la région du Maghreb / ​​Masjrek, plusieurs commissions ont déjà été mises en place ainsi qu’un organe de coordination. Nous devons trouver de nouvelles formules et méthodes, pour les assemblées ainsi que pour les axes thématiques. Des événements auto-organisés peuvent coexister avec ceux qui sont co-organisés. Il est très important que les différentes initiatives et les luttes soient connectées les unes aux autres. Il faut organiser la consultation des participants et un effort devrait être fait pour réaliser des « agglutinations ».

Rien n’a encore été décidé, mais cette réunion a ouvert un nouvel horizon avec beaucoup de possibilités nouvelles pour une meilleure coordination et une fructueuse réunion du Conseil International à Dacca, en novembre.

L’auteur est membre du Conseil international pour la CETRI (Centre Tricontinental).

Compte-rendu de la Conférence de Vienne sur Les luttes ouvrières dans la Chine mondialisée, 22-24 septembre 2011

par Josef Baum, transform ! autriche, www.josefbaum.at

Surtout en raison du fait qu’on est en passe d’atteindre une augmentation qualitative et quantitative du nombre d’organisateurs, la conférence sur « les luttes ouvrières d’Est en Ouest : Nouvelles Perpectives sur les conflits du travail dans la Chine mondialisée », qui a eu lieu à Vienne du 22 au 24 septembre, peut être considérée comme un succès par différents côtés. Les attentes ont été dépassées quantitativement et qualitativement. Initiée par transform ! Autriche, la base initiale de transform ! Europe pourrait être triplée. 150 personnes s’étaient inscrites à la conférence ; 200 personnes ont pris part au débat public à l’Université de Vienne.

La conférence a réuni des chercheurs de dimension mondiale et des militants d’horizons et d’approches très divers - sur la base de la solidarité avec les mouvements syndicaux.

M. Chang Kai (Beijing, spécialiste pour l’élaboration du nouveau droit du travail chinois du point de vue des travailleurs ) a vivement plaidé pour la mise en œuvre de la nouvelle loi du travail et d’un nouveau modèle de distribution en faveur des travailleurs , et il a mis en évidence l’émergence d’une nouvelle conscience de classe. La Professeure Pun Ngai (Beijing, Hong Kong -elle a écrit des ouvrages réputés sur les travailleuses en Chine) a souligné l’importance de la coopération des étudiants et des travailleurs et a exposé des exemples de réussite comme la SACOM (étudiants et universitaires contre la société Misbehav-IOR). Huang Jisu, coordinateur de la nouvelle (et intéressante) publication Pensée Critique Internationale, soutenue par la Chine, et auteur réputé en Chine, a souligné que la classe ouvrière n’a, jusqu’à présent, jamais été au cœur de la politique en Chine, tandis que sa description a montré que des changements fondamentaux sont en cours en Chine. Le « modèle Chongqing » avec une consommation domestique plus élevée, la construction d’habitations moins chères, l’objectif explicite de diminuer le coefficient de Gini, l’élargissement du secteur public et l’absence de tolérance à l’égard de la corruption en sont autant de signes. Le Professeur Lu Huilin a donné une image épouvantable des relations de travail dans les importants secteurs de la construction. De nombreuses études de cas ont été présentées à titre d’illustration, par exemple par Andrea Kom-losy (Autriche) et Florian Butollo (Francfort), sur la modernisation de l’industrie chinoise dans les régions côtières et la probable « fin du travail bon marché ».

Gianni Rinaldini, ancien secrétaire de la FIOM (Italie), a décrit les derniers conflits et les attaques contre les droits des travailleurs en Italie ; ce qui a permis un scénario (négatif) de convergence mondiale. Carlos Polenus (CSI Bruxelles) a exprimé une vue réaliste mais plus optimiste des coopérations avec la Chine. A la question de savoir si Solidarnosc pouvait être un modèle, il a répondu que le développement ultérieur de la Pologne du point de vue des travailleurs ne peut pas suggérer ce modèle. La Professeure Anita Chan (Sidney) a décrit les espoirs mais aussi la frustration après l’espoir provoqué par les campagnes de syndicalisation en Chine en 2007 (par exemple chez Walmart) et l’instauration de relations entre la CSI et l’ACFTU (syndicats officiels chinois). Les ONG basées à Hong Kong s’opposent souvent à l’ACFTU. En ce qui concerne la spécificité des syndicats officiels chinois, il y a eu beaucoup de débats et de désaccords. Mais c’est un fait que les questions syndicales en Chine sont traitées différemment selon les régions. Dans le sud de la Chine, il y a déjà des avancées importantes du bas vers le haut dans les processus d’élection. Sur le fond, on ne peut bien comprendre ce développement récent qu’en prenant en compte l’histoire et la succession des différentes vagues et contre-vagues.

Des comptes-rendus de la conférence sont annoncés dans diverses publications de gauche de gauche, comme Manifesto, L’Humanité ou Neues Deutschland.

Les documents de la conférence avec plus de 30 présentations se trouvent sur : http://labourchina.univie.ac.at/

Conférence annuelle du groupe EuroMemo, Vienne, 16-18 septembre 2011

Par Gabriel Sakellaridis, Institut Nicos Poulantzas (Athènes)

La Conférence annuelle du Groupe EuroMemo (17ème Atelier sur la politique alternative économique en Europe) s’est déroulée cette année à Vienne les 16-18 Septembre. Cette conférence, organisée par le Groupe EuroMemo depuis 1995, a évolué au fil des ans pour devenir l’une des plus importantes rencontres d’économistes et chercheurs en sciences sociales hétérodoxes et progressistes en ce qui concerne le débat sur les voies alternatives pour une intégration européenne plus juste. Les mémorandums publiés chaque année, émanant d’un processus de débats ouvert et démocratique lors de ces ateliers, constituent une des contributions les mieux documentées et articulées sur les « luttes d’idées » à contre-courant des perceptions néolibérales de l’Union européenne.

La conférence s’est ouverte par deux présentations, l’une de Brigit Mahnkopf (Berlin School of Economics and Law) sur l’état politique de l’Union et l’autre d’Ozlem Onaran (Université de Westminster) sur l’état économique de l’Union. Cinq ateliers thématiques ont été organisés au cours desquels plus de 40 communications ont été présentées et débattues.

Le premier atelier a travaillé sur les questions concernant les « politiques d’austérité » dans l’Union européenne (la coordinatrice en était Marica Frangakis de l’Institut Nicos Poulantzas).

Le deuxième atelier (coordonné par Trevor Evans de Berlin School of Economics and Law) a débattu de contributions concernant « l’avenir de la zone euro ».

Le thème du troisième atelier (coordonné par Werner Raza de la Fondation de la recherche autrichienne pour le développement international) a été « l’UE et le monde ». Il a exploré les questions de migration, les flux commerciaux, la conformité fiscale entre l’UE et les autres pays.

Le quatrième atelier, intitulé « Énergie, changement climatique et durabilité après Fukushima » (coordonné par Frieder Otto Wolff de la Freie Universität de Berlin) s’est intéressé aux nouveaux défis d’une croissance durable, aux différents aspects de l’économie verte et aux questions de politique énergétique et agricole.

Enfin, le cinquième atelier (coordonné par Catherine Sifakis de l’Université Pierre Mendès) intitulé « les racines de la crise de l’intégration européenne » a débattu de questions concernant les causes qui ont conduit le projet de l’UE à la crise. Des réformes sont nécessaires afin d’assurer un avenir viable et alternatif pour l’UE.

La publication l ’EuroMemo de cette année est attendue avec beaucoup d’intérêt car elle aura lieu à un moment où les politiques d’austérité sont perçues comme la seule façon de sortir de la crise. L’EuroMemo 2011/12 devrait circuler pour signatures dans la deuxième quinzaine de novembre 2011 et il semble plus nécessaire que jamais !

transform !europe présent à la Fête de l’Humanité

16-18 septembre 2011

Cette année, la Fête a été marquée par le début de la campagne du « Front de gauche » pour les élections présidentielles et parlementaires en avril / juin 2012. La crise en Europe a également occupé une place importante, avec la participation de représentants de nombreux pays européens. transform !europe - représenté par Walter Baier, Elisabeth Gauthier, Haris Golemis et Bernhard Sander – a centré sa contribution autour de trois thèmes : le 50e anniversaire du décès de Frantz Fanon, la progression de la droite populistes et extrême dans l’Europe en crise (dossier du dernier numéro de la revue), ainsi que la convergence des luttes et les alternatives en Europe.

Annonces

Programme de mobilisation : « Tous à Nice face au G20 »

1-4 novembre 2011

L’alter-Forum « Les peuples d’abord, pas la finance » sera organisé autour de six thèmes, symbolisés par des slogans :

1. Inégalités, austérité : y’en a marre ! (concerne austérité, emploi, droits sociaux, services publics, dette)

2. La vie, pas la bourse (concerne régulation de la finance et dette)

3. Changer le système, pas la planète (environnement,
développement)

4. Ne jouez pas avec notre nourriture (agriculture, alimentation)

5. Indignés, révoltés, solidarité (démocratie, luttes en méditerranée, droits et libertés)

6. Ils sont 20, nous sommes des milliards (gouvernance mondiale)

PROGRAMME

Mardi 1er novembre

15h - 18h : manifestation internationale (départ du centre de Nice)

18h - minuit : concert et rassemblement public

Mercredi 2 novembre

Matin et après-midi : Forum des peuples : actions et ateliers-débats proposés par les différentes organisations (voir le lien ci-dessous pour inscrire vos propositions)

20h : meeting unitaire sur nos propositions et alternatives

Jeudi 3 novembre

10h - 14h : action unitaire contre les paradis fiscaux, à la frontière monégasque,

Après-midi : Forum des peuples : actions et ateliers-débats proposés par les différentes organisations

20h : Banquet des alternatives / Assemblée des luttes

Vendredi 4 novembre

Conférence de presse unitaire

transform !europe sera présent et organisera un atelier sur la crise dans l’Union européenne.

Pour plus d’informations, vous pouvez aller sur le site :
http://www.mobilisationsg8g20.org/tous -a-nice-face-au-g20/collectif-alpes- maritimes-contre-g20/article/all-in-nice- contre-la-g20.html

Pour enregistrer une proposition pour le Forum des Peuples,vous pouvez aller sur : http://www.mobilisationsg8g20.org/tous -a-nice-face-au-g20/article/register-an- activité-pour-le -alter-forum-en-nice.html

Séminaire : Comment le capitalisme se transforme à l’échelle mondiale

De la crise du capitalisme au nouveau défi d’un nouvel internationalisme de toutes les forces antisystémiques

Milan, 22 octobre 2011-10-11

PROGRAMME

Samedi, 22 Octobre, 10.00 - 18.00

Séminaire en deux séances avec Samir Amin (Forum du Tiers Monde, Forum mondial des Alternatives)

Présentation par Giorgio Riolo (Associazione Culturale Punto Rosso)

Séance I : de 10.00 à 13.00

Comment le capitalisme se transforme à l’échelle mondiale. Crise, impérialisme, les nouvelles relations centres-périphéries, les défis environnementaux et la reproductibilité du système.

Les crises exercent de puissantes pressions pour la réorganisation et le changement du capitalisme, le début de nouveaux cycles d’accumulation. Comme dans le passé, c’est également vrai pour la crise mondiale actuelle. Les défis posés par les changements de paradigme énergétique et environnemental, de paradigme de propriété, de paradigme des relations hégémoniques à l’échelle mondiale (impérialisme, nouveaux centres de gravité du développement, etc) poussent à différents changements ou transitions, notamment dans les relations centres-périphéries.

Présentation par Samir Amin

Contributions de : Giancarlo Saccoman (revue « Progetto Lavoro - Per una sinistra del secolo XXI ») et Giorgio Lunghini (Universita di Pavia)

Débat

Séance II : 14.00 – 18.00

Proposition d’un nouvel internationalisme visant à une alternative au capitalisme mondial, pour ce qu’on appelle le « Socialisme du 21e siècle ». Quelle Europe, quelles alternatives à l’échelle mondiale ?

La Première Internationale en tant que modèle, un réseau de mouvements sociaux, associations, partis politiques, syndicats, gouvernements, etc visant à une alternative au capitalisme en Europe et dans le monde. Les soulèvements actuels à travers le monde entier.
Présentation par Samir Amin

Contributions de : Luciana Castellina (ancienne députée du Parlement européen) et Mimmo Porcaro (Associazione Culturale Punto Rosso)

Débat

Organisation : Associazione Culturale Punto Rosso, revue « Progetto Lavoro - Per una sinistra del secolo XXI », Avec la contribution de la GUE / NGL

Lieu : Sala degli Affreschi della Pro-vincia, Corso Monforte 35, Milan

Info : Associazione Culturale Punto Rosso
Tél. et fax +39-02-874324 info@puntorosso.it www.puntorosso.it

Projet de recherche : Rénovation des services sociaux

Par Ruurik Holm, Left Forum (Helsinki)

Left Forum a lancé en Finlande un projet de recherche intitulé « Services sociaux participatifs, individualisés et égalitaires ». L’objectif du projet est de formuler un nouveau modèle innovant de système de service social pour la gauche politique. Cela nécessite une évaluation générale des objectifs socio-politiques des services sociaux. Outre l’aide sociale et les soins de santé, les services culturels et éducatifs contribuent également au bien-être individuel et ouvrent des opportunités pour mener une vie satisfaisante. Le projet d’une durée d’un an sera conduit par Elina Aaltio.

À paraître : une publication de transform !europe

Un Livre sur la crise de la dette européenne,

Par Elena Papadopoulou, Institut Nicos Poulantzas

Suite à la Conférence internationale sur la crise de la dette qui a eu lieu à Athènes du 10 au 12 mars 2011 (lien ci-dessous) organisée par le Parti de la Gauche Européenne, transform !europe, Synaspismos et l’Institut Nicos Poulantzas, transform ! ont décidé de publier un livre basé sur les analyses qui ont été produites lors de la conférence et qui sont toujours pertinentes six mois plus tard, à l’un des tournants les plus cruciaux de la crise pour les peuples européens.

La crise de la dette souveraine et privée dans un certain nombre de pays européens génère des problèmes de plus en plus graves et compliqués, avec, toujours à l’épicentre de l’attention, la Grèce – peut-être « laboratoire » d’une expérimentation économique, politique et sociale de la politique de l’UE face à la crise ou bien baromètre des résistances sociales.

Avec l’objectif de contribuer à la compréhension de la nature de la crise de la dette, ses origines, ses effets sur les pays européens, ainsi que des défis qu’elle lance à la gauche, le livre est structuré en quatre parties : la première partie évoque les causes de la crise de la dette et donne les bases théoriques pour sa conceptualisation. La deuxième partie comprend une critique de la manière dont la crise a été traitée par les élites et les autorités européennes et nationales ainsi que les conséquences pour les peuples européens. La troisième partie explore les propositions alternatives pour résoudre la crise - institutionnelles et politiques - formulées au cours des dernières années. La dernière partie comprend quatre interventions politiques effectuées lors du Conférence. Le livre est édité par l’Institut Nicos Poulantzas. Il sera dirigé par Haris Golemis, Elena Papadopoulou et Gabriel Sakellaridis et sera publié par transform !europe au début de décembre 2011.

Conférence internationale « Crise de la dette et politiques d’austérité en Europe - La réponse de la gauche européenne » Athènes, 10-12 Mars 2011 : http://athensdebtconference.wordpress.c om / about /

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