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Problématiques des plénières (colloque des 19&20 mai 2006)

mardi 4 avril 2006

1. Contre quoi et pour quoi combat-on ? Anticapitalisme et émancipation.

La société contemporaine est dominée universellement par les logiques d’un capital de plus en plus financiarisé et mondialisé. Tout projet d’émancipation se doit donc d’être anticapitaliste. Mais doit-il être seulement anticapitaliste ? Capitalisme, étatisme, patriarcat... Exploitation du travail, oppression des peuples, domination des femmes, des groupes et des classes, discriminations, aliénation des personnes : tout s’entremêle. Le XXe siècle a montré les limites des stratégies d’émancipation qui ne parviennent pas à articuler les différentes facettes de l’organisation sociale dans la définition des processus transformateurs. Il a montré aussi le mûrissement, aujourd’hui de plus en plus rapide, de préconditions ou présupposés d’une société de partage, d’émancipation humaine. Pour l’alternative en général, comme pour le communisme, préciser ce contre quoi l’on entend combattre, c’est contribuer à dire de façon plus claire ce pour quoi l’on combat.

Contributions : Serge Guichard (Circulations territoires et sexualité...), Pierre Zarka (Les rapports sociaux au sein du combat émancipateur)

Horaire : Vendredi 19 mai 17H/19H30

2. Acteurs de la transformation : y a-t-il une vie après le mouvement ouvrier ?

Il n’y a pas de transformation sociale sans acteurs de cette transformation. Hier, les pivots s’appelaient classe ouvrière et mouvement ouvrier. Cette histoire est-elle finie ? Que penser des luttes des classes, des dispositifs de classes contemporains et des mouvements qui les nourrissent et les façonnent ? Où en est la bourgeoisie ? Quel est l’avenir du salariat ? Quelles sont, d’un point de vue émancipateur, les luttes les plus porteuses ? Comment penser l’apport du féminisme ? Le temps des classes et du peuple laisse-t-il la place au temps de la multitude ? Qu’est-ce qui, aujourd’hui, peut faire de l’addition des acteurs de la lutte des classes un « mouvement », comme naguère le monde dispersé des ouvriers s’était constitué en classe et en mouvement ? Que devient l’internationalisme ? Y a-t-il un nouveau sujet politique avec l’altermondialisme ? Réfléchir ensemble aux acteurs de la transformation, c’est énoncer le réalisme ou l’irréalisme du désir d’alternative.

Horaire : Vendredi 19 mai 20H20/23H00

3. Les grands axes de la transformation sociale. Refonder la politique ?

Le XXe siècle nous a appris aussi que la transformation radicale des sociétés n’était pas possible sans cohérence et continuité du processus transformateur. Où en est-on de ce point de vue ? Comment envisageons-nous la mise en cohérence des propositions qui sourdent de la lutte sociale ? Comment passer de l’accumulation des demandes au projet ? Comment nous situons-nous par rapport aux grands opérateurs historiques de la régulation sociale que sont le marché et l’État ? Que faisons-nous de la propriété ? Pouvons-nous penser séparément le changement de « l’économie » et celui de la « politique » ? Comment concevoir de nouvelles formes d’appropriation sociale ? Comment pensons-nous l’articulation des territoires de la transformation ? Comment nous situons-nous par rapport aux exigences d’intervention dans les gestions ? Quel nouveau modèle démocratique ? S’interroger sur la globalité du processus transformateur, c’est établir à frais nouveaux la distinction classique de l’adaptation au système ou de sa subversion.

Contributions : Paul Boccara (De grands axes de transformation pour une autre civilisation de toute l’humanité)

Horaire : Samedi 20 mai 14H00/16H30

4. Dépassement et ruptures : y a-t-il place pour une (des) pensée(s) de la révolution ?

Le combat pour une alternative sociale a une histoire. Celle-ci ne s’est pas limitée au XXe siècle, mais ce siècle-là a pesé lourd dans l’expérience des communistes et dans le regard que l’on porte sur eux. Réfléchir de façon ramassée sur ces expériences n’est sans doute pas inutile. De même qu’il n’est pas inutile de faire le point sur les grandes représentations de la transformation sociale qui ont cours aujourd’hui. Comment imagine-t-on, de façon globale, le mouvement de rupture(s) - le choix du singulier ou du pluriel n’est pas anodin - avec l’ordre social dominant ? Comment produire de la dynamique transformatrice ? Avec quels opérateurs intellectuels pour saisir la nature des antagonismes ? Quels concepts ou catégories, quelle rationalité ? On peut s’interroger sur cela, non pour absolutiser les différences culturelles dans le champ de la transformation sociale, mais pour apprendre à les connaître, à les respecter, à les modifier dans l’intercompréhension et l’échange.

Contributions : Arnaud Spire (le nomade et l’infini), Domenico Jervolino (Marx et la question de l’être. Vers une éthique de la libération), Philippe Gascuel (L’humanité en panne de théorie), Claude Gindin (Ce n’est pas parce que la réponse est déjà connue qu’il ne faut rien dire de la question)

Horaire : Samedi 20 mai 17H/19H30

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