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Newsletter de transform ! europe 1/2012

lundi 30 janvier 2012

La Newsletter 01-2012 (janvier 2012) vient de paraître

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2012, année de crise et de résistance. Construire un nouveau rapport de forces

Par Walter Baier

Dix ans après l’introduction de l’euro, dont on a dit qu’il unirait l’Europe, l’Union européenne est plus divisée que jamais à la fois socialement et économiquement.

Dans une partie de l’Europe, dans des pays comme l’Allemagne et l’Autriche en particulier, la monnaie commune de l’euro a rendu possible une croissance et des taux d’emploi relativement élevés ; mais au grand jour, c’est faux parce que d’autres pays se sont endettés pour importer leurs marchandises. Il y a donc croissance de quelques gagnants au prix de l’endettement des autres. C’est un concept ingénieux pour un schéma de Ponzi, mais pas pour un processus d’intégration. Les antagonismes qui déchirent l’Europe aujourd’hui ne sont pas de nature nationale, mais produisent leurs effets à l’intérieur des États-nations. La richesse est également répartie de façon injuste dans certains pays de même que le sont les conséquences des programmes drastiques d’austérité dans d’autres.
Ainsi, l’euro a creusé les inégalités existantes entre les régions privilégiées et les régions défavorisées, entre les riches et les pauvres ainsi qu’entre le capital et le travail.

Seize sommets de l’UE, l’année dernière, n’ont pas permis de sortir de la crise, mais au contraire d’y pénétrer plus profondément. Selon tous les critères, le concept d’intégration néo-libérale, capitaliste a échoué. Les dommages ont porté des coups durs à des millions de personnes, indépendamment du pays dans lequel elles vivent, la langue qu’elles parlent, leur sexe, la communauté religieuse à laquelle elles appartiennent.

Les signaux d’alarme sont de plus en plus nombreux. En Italie et en Grèce, les gouvernements de soi-disant experts qui doivent mettre en œuvre les programme d’austérité, antisociaux, le resserrement du "pacte de stabilité" et la présentation par le couple Merkel / Sarkozy d’un nouveau traité européen qui doit être ratifié l’année prochaine indiquent une direction dangereuse. Ils montrent que la crise n’a pas seulement mis en péril le niveau de vie de millions d’Européens, mais menace aussi de dévorer la démocratie.

Nous ne pouvons le combattre que si nous nous battons ensemble. Il faut fixer des limites claires aux 25 plus grandes banques européennes qui contrôlent les « marchés financiers » et prennent les États et l’UE en otages, et redonner la richesse à ceux qui la créent quotidiennement. Pour atteindre cet objectif, il faut une vraie démocratie à tous les niveaux, local, national et de l’UE.

Paradoxalement, les politiques pour y parvenir sont discutées depuis des mois. Elles sont débattues publiquement par des experts, adoptées par des mouvements sociaux ; on peut les trouver dans les programmes des syndicats et des partis de gauche. Elles visent à mettre fin à une juteuse recapitalisation des États endettés au profit des grandes banques privées. Les dettes accumulées du fait d’intérêts excessifs doivent être réduites au détriment des banques. Les systèmes monétaires et financiers doivent être placés sous contrôle démocratique. Les grandes banques qui, en 2008 et 2009, ont été sauvées avec l’argent des contribuables si bien que maintenant elles peuvent piller les États, doivent devenir propriété commune. Les municipalités, les provinces et les États n’ont pas besoin des marchés financiers pour leur financement. Les banques nationales et, en particulier, la Banque centrale européenne - qui, en théorie, appartiennent à nous tous - doivent proposer les prêts bon marché nécessaires aux investissements des États.

À quelques exceptions près, l’Europe est aujourd’hui gouvernée par la droite. Agir contre les exigences des marchés financiers nécessite un changement de rapport de force social et politique, tant dans les États et que dans l’UE.

La Grèce sur la corde raide

Par Rania Svigkou, membre du Comité central de "Synaspismos"

Deux mois après sa formation, le nouveau gouvernement de coalition du Parti Socialiste du PASOK, du parti de droite de la Nouvelle Démocratie et de l’extrême droite dirigé par le technocrate, ex haut dirigeant de la BCE, Lucas Papademos, continue à déréglementer rapports de travail, à démanteler l’État-providence, à réduire les salaires et les retraites, à privatiser les biens publics et à réduire les droits sociaux. Il semble que la crise en Grèce constitue la meilleure opportunité pour le capital national et international pour en finir une fois pour toutes avec les acquis collectifs ainsi qu’avec la démocratie comme nous le savons.

Dans le même temps, la situation budgétaire demeure critique en Grèce avec un déficit public se montant à 10,5% à la fin de 2011, une récession d’environ 6% et un taux de chômage officiel de 17,7%. N’oublions pas que la politique de restriction suivie sous la dictée de la troïka BCE - FMI - UE et par le gouvernement grec depuis deux ans était destinée à résoudre la question de la flambée de la dette publique. La dette s’élève aujourd’hui à 144% du PIB et les négociations pour le PSI sur les points convenus le 26 octobre n’ont pas encore abouti.

Même si les banques ne semblent pas encore vouloir accepter une décote importante de la valeur des obligations grecques (50% ou plus), l’insoutenabilité de la dette grecque d’une part, et l’augmentation possible des besoins de crédit après le déclassement récent des grandes économies européennes (dont la France), de l’autre, rendent impératif l’accord pour que l’UE poursuive la gestion de la crise de la dette sur les mêmes lignes.

En tout cas, l’inacceptable dilemme posé au peuple grec par le gouvernement et les médias bourgeois reste le même : la Grèce sortira de la zone euro si les gens n’acceptent pas de nouvelles mesures qui réduisent encore leurs revenus et conduisent à la rétractation de l’État-providence. La politique d’austérité néolibérale est toujours présentée comme une route à sens unique incontournable de laquelle aucun pays - sans parler de la Grèce – ne peut s’écarter.

Pour s’opposer à cette logique, des dizaines de mouvements plus ou moins importants surgissent dans tout le pays : de longues grèves dans les usines et autres lieux de travail en réaction à des licenciements et des réductions de salaires, des centaines de réseaux de solidarité auto-organisés dans différents quartiers, des mouvements de désobéissance contre les hausses d’impôt. L’élément constitutif de ces nouveaux mouvements, c’est la solidarité, solidarité entre travailleurs des différents secteurs de production, solidarité entre les travailleurs et les chômeurs. Le slogan « personne ne doit être laissé seul dans la crise » cristallise toutes ces initiatives, qui ne sont pas seulement anti-gouvernementales, mais proposent aussi une façon complètement différente d’organiser l’économie et la société.
C’est la plus grande lueur d’espoir dans un pays qui sombre dans la pauvreté, le chômage et le désespoir à cause de la cruauté des politiques en œuvre. C’est aussi ce que redoutent le plus les forces politiques qui soutiennent le Memorandum dont les limites doivent être sérieusement testées dans les mois à venir.

Profondes contradictions en Hongrie

Par Judit Morva, transform ! Hongrie

Initialement, dans les pays d’Europe de l’Est au moment de la transition du socialisme au capitalisme, la plus grande partie des populations est restée politiquement passive. Les gens attendaient patiemment la mise en place d’une société de protection sociale sur le modèle suédois. Mais 20 ans après, avec la fermeture des usines, la disparition d’une agriculture efficace, la fin du plein emploi et de la sécurité individuelle et surtout la réapparition de la pauvreté endémique, la période de grâce a pris fin.

Sous la forte influence des médias, de nombreuses manifestations ont lieu en Hongrie actuellement. Mais rien n’unit ces manifestations : le 2 janvier, par exemple, a eu lieu une manifestation de 100.000 personnes contre le gouvernement, alors que, le 21 janvier, a eu lieu une contre-manifestation au moins aussi nombreuse de soutien au gouvernement. La préoccupation partagée par les deux camps concerne d’abord les conditions de vie. Les slogans sont : « défendre le système démocratique » - pour les uns - et « mettre fin à notre colonisation par l’Union européenne » - pour les autres.

Les mesures anti-démocratiques prises par le gouvernement contre la liberté de la presse, à l’encontre de l’impartialité du pouvoir judiciaire, contre les syndicats et la législation du travail montrent clairement que le gouvernement sait qu’il ne peut pas améliorer les conditions de vie du plus grand nombre et se prépare déjà à réprimer, le moment venu, tous les mécontentements, toutes les revendications populaires. La question pour la gauche, aujourd’hui et demain, est d’expliquer efficacement que s’opposer aux capitaux étrangers ne suffit pas, que laisser un nationaliste faire sortir la vapeur ne nous apporte rien, et que le capital national est tout aussi vorace. La Hongrie est un ancien pays socialiste dans lequel une grande partie de la population s’est laissée emporter naïvement dans la turbulence qui a balayé notre région. Il y a vingt ans, ce peuple était encore insuffisamment mature pour se défendre face au flot d’intérêts et de grandes sociétés affamés de profit. Bien que les repères politiques soient encore confus, avec la crise actuelle, certains signes laissent espérer une nouvelle prise de conscience de la population et la participation active d’un plus grand nombre.

Comment la Croatie est devenue la détentrice d’un nouveau record

Par Srecko Horvat, Subversive Forum, Zagreb

"Une majorité claire en faveur de l’adhésion à l’UE", c’est ainsi que le télétexte de la Société autrichienne de radiodiffusion a rendu compte du référendum en Croatie concernant l’accession du pays à l’UE. En effet, deux tiers des votes exprimés ont dit "oui". En tenant compte d’une participation au référendum historiquement basse de 43%, cela signifie que seulement 29% de la population en droit de voter se sont prononcés en faveur de l’adhésion à l’UE.

A la veille du référendum de la Croatie sur l’adhésion à l’Union européenne, l’ancien général Ante Gotovina, qui passe maintenant son temps à Den Haag et qui était autrefois le principal obstacle aux négociations croates avec l’UE, a adressé au peuple croate un appel à voter en faveur de l’UE. Dans le même temps, les deux plus grands partis croates, les sociaux-démocrates (SDP) - actuellement au pouvoir - et les conservateurs (HDZ) - l’ancien parti au pouvoir - et l’Église catholique croate, faisaient tout pour convaincre les électeurs qu’« il n’y a pas d’alternative ».

De façon cynique, on pourrait dire qu’il doit y avoir quelque chose d’inquiétant, si un ancien patriote croate, les sociaux-démocrates et les conservateurs, ainsi que l’église, ne peuvent pas attendre pour rejoindre l’UE. Quelques jours avant le référendum seulement, le ministre des Affaires étrangères est même allé jusqu’à souligner que les retraites ne seront pas versées si le « oui » ne l’emporte pas (prétendument à cause de la baisse de notation). Et dans les dernières semaines, au cours d’une campagne « oui » qui a coûté environ 600 000 euros, les principaux arguments ont consisté en différentes sortes de chantages, parmi lesquels le plus fréquent, « Si nous n’entrons dans l’UE, nous allons rester dans les Balkans ".

Dans une telle atmosphère, il n’est pas surprenant que le référendum sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne ait enregistré le plus faible taux de participation de tous les membres actuels. Avec une participation de seulement 43% des citoyens, la Croatie a battu la Hongrie, précédente détentrice du record, où le référendum sur cette question a connu une participation de 45%. Une explication possible en a été formulée par le Premier ministre croate, après les premiers résultats officiels : « craignant l’échec du référendum, nous avons changé la Constitution ». Si la définition bien connue du cynisme – « nous savons ce que nous faisons, mais nous le faisons quand même » - a jamais eu son plein effet, c’est bien ici. Ce ne sont pas seulement les règles du référendum qui ont changé en 2010 pour pousser à l’adhésion à l’UE, mais aussi d’autres éléments (juridiques, économiques, etc) ont été soigneusement mis en place ces 10 dernières années de façon à obtenir un « oui ». Si l’on ajoute la crise actuelle de l’UE, le faible taux de participation n’est pas vraiment une grande surprise.

Élections en France. La campagne du Front de Gauche

Par Dominique Crozat, Espaces Marx, France

Trois mois avant le premier tour de scrutin, les questions économiques et sociales sont au cœur du débat et se cristallisant dans la confrontation autour de la dette publique. La souveraineté populaire, la nature des pouvoirs, la place du politique, le devenir de la démocratie sont également devenus des enjeux concrets.
Outre Nicolas Sarkozy, pas encore officiellement candidat mais qui, sous couvert de son actuel mandat présidentiel, multiplie les interventions de candidat, nous sommes déjà face à 14 autres candidats. Six seulement peuvent espérer un score significatif. Les autres sont là pour avoir accès aux médias ou obtenir un financement de leur parti.

Les deux candidats actuellement en tête des sondages ne soulèvent guère d’enthousiasme et d’illusion. Nicolas Sarkozy apparaît clairement comme celui qui a accru l’injustice sociale, le chômage, attaqué la protection sociale, dévalorisé le travail… La perte du AAA qu’il s’était engagé à préserver lui rend difficile de jouer le rôle du président-protecteur. François Hollande, candidat du parti socialiste et nettement vainqueur au 2ème tour selon les sondages, joue sur le rejet du sarkozysme mais ne réussit pas à incarner un projet alternatif et une voie réellement différente. Pour lui, il faut s’adapter à une situation économique difficile et reconquérir la confiance des marchés financiers. Du coup, ses rares propositions de gauche apparaissent peu crédibles : comment, par exemple, défendre les services publics sans s’attaquer aux marchés ?

Marine Le Pen, candidate du Front National, d’extrême droite, construit son offensive à partir du désarroi et des divisions sociales que font grandir la crise et les politiques de régression sociale et avoisine les 20% dans les sondages. Quatrième candidat (13% dans les sondages), un candidat du centre droite, Bayrou dont les propositions, bien à droite, prônent également l’austérité budgétaire. Il est fort courtisé pour le deuxième tour par la droite et le parti socialiste.
En cinquième position, le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, présenté par sept organisations dont le Parti communiste et le Parti de gauche. Il est soutenu par un nombre croissant de syndicalistes, militants associatifs, citoyens. Il se situe à présent autour de 8% 1 dans les sondages. Un nombre croissant de citoyens qui avaient délaissé la politique s’implique dans la campagne. Le premier meeting a rassemblé, dès le 13 janvier, 6 000 personnes à Nantes, une ville de province. L’audace avec laquelle le candidat du Front de Gauche s’oppose frontalement à la domination des marchés financiers, appelle à « rendre les coups au système capitaliste » et propose une politique en rupture avec la logique actuelle fait mouche et tranche clairement dans le paysage consensuel ambiant. Lors d’une récente émission regardée par 3,2 millions de téléspectateurs, les commentateurs ont souligné qu’il était l’un des rares à formuler vraiment des propositions. Le programme « L’humain d’abord », avec 300 000 exemplaires vendus, est devenu un bestseller. Ne pas capituler face aux diktats des marchés financiers, le pouvoir au peuple, le développement humain, la relance du pouvoir d’achat et de l’emploi stable pour sortir de la crise, la baisse des loyers, la justice fiscale, la planification écologique, la refondation de l’UE…. tels sont les messages lancés par le Front de Gauche. Le discours est anticapitaliste sans se limiter à la protestation, il exprime clairement l’ambition de changer les pouvoirs, d’obtenir une majorité et de devenir première force à gauche. Il rencontre un écho grandissant dans l’opinion et se distingue de l’extrême gauche dont les deux candidats2 sont cette fois-ci inexistants alors qu’Eva Joly, candidate d’Europe Écologie Les Verts, tient un discours peu audible et plafonne à 3% dans les sondages.

Le Front de Gauche s’adresse aux catégories populaires, délaissées par le PS. L’objectif est également de réduire la dynamique de Marine Le Pen qu’il attaque sur le fond en tant que « chien de garde du système » et « bras droit du capital ». On peut affirmer que le Front de Gauche a remporté un premier défi, mettre dans le débat des présidentielles la question d’une véritable rupture avec les politiques actuelles. Il s’agit maintenant d’élargir, notamment, la dynamique populaire. Les candidat-es du Front de Gauche aux élections législatives (juin) seront dans chaque circonscription des relais de cette campagne dans laquelle se retrouvent de nombreux acteurs qui avaient en 2005 mené ensemble la campagne du référendum européen.

En 2007, Marie-George Buffet, candidate du Parti communiste, avait obtenu 1,93%.

2 En 2007, Olivier Besancenot, candidat de la LCR recueillait 4,25% des voix. Son successeur est aujourd’hui entre 0% et 1% dans les sondages.

Résultats du premier tour. Élections présidentielles en Finlande

Par Ruurik Holm, Left Forum, Finlande

M. Sauli Niinistö, du Parti de coalition nationale de centre-droit, et M. Pekka Haavisto des Verts, se sont qualifiés pour le second tour des élections présidentielles finlandaises.

Le scrutin du premier tour, qui a eu lieu le 22 Janvier, a donné 37,0% pour M. Niinisto et 18,8% pour M. Haav-Isto. La troisième place avec 17,5% est allée au candidat critique de l’UE, M. Paavo Väyrynen du Parti du Centre. Le deuxième tour décisif entre Pekka Haavisto et Sauli Niinistö aura lieu le 5 Février.

Le candidat de Left Alliance était le président du parti, M. Paavo Arhinmäki, qui a obtenu 5,5% des voix. De nombreux électeurs de Left Alliance ont soutenu Pekka Haavisto afin d’augmenter les chances d’’Haavisto d’être présent au second tour.

Le président de Finlande a été social-démocrate pendant les 30 dernières années, mais aujourd’hui, le candidat social-démocrate, M. Paavo Lipponen, n’a recueilli que 6,7% des voix, alors que son parti a encore rassemblé 19,1% de la population aux élections générales de 2011. L’ancien premier ministre a été largement considéré comme responsable du glissement du Parti social-démocrate vers le néo-libéralisme pendant son mandat dans les années 90. Certains commentateurs ont également considéré que l’âge de 70 ans de M. Lipponen est apparu clairement lors de ses apparitions à la télévision.
Le chef des Vrais Finlandais, M. Timo Soini, a obtenu 9,5%, ce qui est significativement inférieur aux 19% de soutien à son parti obtenus aux élections générales de 2011. M. Soini n’a probablement même pas véritablement voulu devenir président, mais préféré rester dirigeant de son parti.

Le succès de Pekka Haavisto est la caractéristique la plus intéressante de ces élections. Avec son comportement de gentleman et sa tranquillité, Haavisto est capable d’attirer les électeurs largement au-delà des frontières des partis politiques, même parmi les Vrais Finlandais, bien qu’il vive en concubinage avec un homme équatorien, défende la politique pro-UE et un internationalisme fort.

Depuis que les prérogatives de politique étrangère et le pouvoir législatif du président ont été progressivement réduits, les questions symboliques et les caractéristiques personnelles peuvent décider du résultat final, mais il sera intéressant de voir si d’autres grandes questions politiques telles que la politique climatique joueront un rôle clé pour départager les deux candidats.

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Actuellement disponibles en anglais, allemand et français Versions imprimées de l’EuroMemorandum 2012

Les plaquettes de la version imprimée de l’EuroMemorandum "L’intégration européenne à la croisée des chemins : approfondir la démocratie pour la stabilité, la solidarité et la justice sociale" publié par transform ! sont maintenant disponibles en anglais, français et allemand. La version grecque sera publiée en ligne.

L’EuroMemorandum est publié par les Économistes européens pour une politique économique alternative en Europe et soutenu par plus de 450 économistes.

Pour le commander, prière de vous adresser à office@transform-network.net ou aux organisations nationales suivantes :
Espaces Marx pour la version française : Espaces_Marx@internatif.org
Sozialismus pour la version allemande : redaktion@sozialismus.de
Nicos Poulantzas Institute pour la version grecque (numérique) : info@poulantzas.gr

Atelier

Les partis populistes et les partis de droite et de droite extrême en Europe : Défis et perspectives de gauche

Milan 9-10 mars 2012

De nouveaux populismes hantent l’Europe. Ces populismes sont caractéristiques des partis de la droite politique européenne, tant à l’ouest qu’à l’est. De nouvelles vagues de discriminations traditionnelles, du point de vue social, culturel, politique, racial etc, sont renforcées par de nouvelles discriminations en raison des changements du monde contemporain.

Le contexte de la crise mondiale du capitalisme et de la crise environnementale et climatique déclenche des dynamiques de gestion par la « peur » et l’ « urgence ». Les couches populaires et les couches inférieures des classes moyennes des sociétés européennes constituent la base de masse de ces populismes et de ces partis de droite. La « construction d’un ennemi » constitue le contexte culturel de la légitimité des classes dirigeantes.

L’objectif de la réunion est d’analyser les nouveaux phénomènes nouveaux et de d’échanger sur la stratégie et l’état des partis européens de gauche et des mouvements sociaux, aux prises avec le nouveau contexte, et avec les vieux problèmes de redéfinition des formes traditionnelles politiques et organisationnelles.

L’atelier sera organisé par transform ! Europe, Fondation Rosa Luxemburg, et Associazione Culturale Punto Rosso, avec la contribution de la GUE / NGL.

PROGRAMME

Vendredi 9 mars,

15h00-20h00 : Introduction générale (par un représentant Punto Rosso)

Session I (1ère partie)

Introduction par Walter Baier - le nationalisme et le populisme en Europe

Cadre théorique : la crise du capitalisme et les cultures et sous-cultures qui l’expriment

- Le populisme comme concept théorique (Ernesto Laclau, Université d’Essex)

- Anciens populismes / nouveaux populismes : le cas du Front National en France (René Monzat)

- Travail et populisme : le clivage entre main d’œuvre « qualifiée » et « non qualifiée » et précariat (Andrea Fumagalli, de l’Université de Pavie)

Les cas et les réalités nationales

- Grèce (Dimostenis Papadatos-Anagnostopoulos)

- Suède (non déterminé) 􏰁

- Autriche (Bernhard Heinzlmaier) 􏰁

- Italie : Ligue du Nord et populisme de Berlusconi (Roberto Biorcio, Université de Milan-Bicocca)

Samedi 10 mars, 9 heures 30-18h30

Session I (2e partie), 9h30

Les cas et les réalités nationales (deuxième partie)

- Hongrie (non déterminé) 􏰁

- Le paysage européen d’extrême droite avec une attention particulière sur les populismes et les partis d’extrême droite européens de l’Est (Saverio Ferrari, Osservatorio Democratico Italia)

La droite européenne comme expression d’une crise des attitudes traditionnelles et nouveau contexte

- fraction de droite extrême au Parlement européen, partis de droite européens, alternatives de droite pour l’Union européenne (Thilo Janssen)

Session II (1ère partie), jusqu’à 13h00

La Gauche européenne : crise de l’approche traditionnelle et nouveau contexte

contributions d’Élisabeth Gauthier, Haris Golemis, de Mimmo Porcaro

Session II (2e partie), 15:00-18:30

Table ronde finale

Défi pour la gauche : nouvelles perspectives pour de nouvelles tâches

- Présentation 􏰁 par Walter Baier 􏰁

- Contributions de Luciana Castellina (ancienne Parlementaire européenne), Hans van Heijningen (à confirmer), Susanna Camusso (secrétaire nationale de la CGIL), Michael Brie (Fondation Rosa Luxemburg), et un représentant du Parti de la Gauche Européenne

Lieu : Casa della Cultura

Via Borgogna 3

Milan

Conférence de Copenhague

La crise en Europe et les alternatives de gauche

17-18 mars 2012

Par Inger V. Johansen

Cette conférence est la première initiative prise par le nouveau réseau Transform ! Danemark, qui sera mis en place fin février 2012.

Transform !Danemark est constitué de militants de gauche, d’universitaires, ainsi que de revues, périodiques, sites web, et une association éducative de gauche. Il n’est lié à aucun parti politique, mais la plupart des fondateurs sont également membres de l’Alliance Rouge-Verte.

Le but immédiat de la conférence et le réseau est de promouvoir un débat plus approfondi au Danemark sur la crise en Europe et les alternatives à gauche du point de vue d’une gauche radicale/socialiste. Une plate-forme, des statuts et de nouvelles priorités seront décidés par l’assemblée générale qui aura lieu prochainement.

PROGRAMME

Samedi 17 mars

10.00 - 13.30 : La crise en Europe

Samir Amin, du Forum du Tiers-Monde, Forum Mondial des Alternatives
Susan George, Transnational Institute
Haris Golemis, Institut Nicos Poulantzas, Athènes

15.30 - 17.30 : Climat, écologie et capitalisme

Elmar Altvater, économiste, professeur de sciences politiques

Dimanche 18 mars :

9,30 - 13,30 : Alternative socialiste. Stratégies en Europe

Élisabeth Gauthier, Espaces Marx, France

Kenneth Haar, Corporate Europe Observatory

Le programme peut encore subir quelques modifications.

Pour plus d’informations (concernant aussi la participation), aller sur : www.transform.dk

Inscription : 1er février – 10 mars 2012

Organisateurs : Transform ! Danemark en coopération avec le réseau transform ! europe ; soutenu par les magazines de gauche, Det Ny Clarté, Solidaritet, Kritisk Debat, Socialistisk Information et Grobund (association éducative de gauche) et Enhedslisten (l’Alliance Rouge-Verte).

Lieu :

Ørestad Gymnasium

Ørestads Boulevard 75

DK 2300 Copenhagen S

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