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LES CONSCIENCES EN EUROPE DANS LA CRISE :

l’Allemagne, la France et la Grèce entre résignation et insoumission face à la domination capitaliste

mardi 7 janvier 2014

Espaces Marx / Transform ! - Journée d’étude à Paris

LES CONSCIENCES EN EUROPE DANS LA CRISE :
l’Allemagne, la France et la Grèce
entre résignation et insoumission face à la domination capitaliste

16 Janvier 2014
11h –19h
Après avoir ouvert l’espoir d’un desserrement de l’emprise des dogmes libéraux, la crise du système capitaliste semble accoucher d’une résignation renforcée. Si d’un côté, la critique des logiques ayant conduit à la crise et les dégradations qui en résultent pour les populations s’étend et s’approfondit, cette évolution n’engendre pas de majorité populaire remettant en cause le nouveau régime capitaliste du capitalisme.
Nous souhaitons ouvrir, à travers ces ateliers, une étude de l’état des consciences politiques européennes qui permettent de comprendre les mécanismes forgeant la résignation comme les points d’appui sur lesquels les mouvements sociaux et politiques peuvent se développer.

Séance 1 : Les rapports au capitalisme dans les enquêtes d’opinion.
Dans un premier atelier, nous confronterons l’état des consciences populaires dans ses rapports au système capitaliste. A partir d’enquêtes d’opinion, menées dans les trois pays, nous analyserons l’évolution du rapport qu’entretiennent les populations avec les principes économiques dominants le système actuel : représentation de la bourse, de la finance, des profits, des actionnaires, des employeurs, ainsi que de l’Europe”. Nous élaborerons une cartographie des jugements populaires sur « la crise permanente » dans laquelle le capitalisme semble jeter les peuples. Nous tenterons également de comprendre l’interprétation donnée par les groupes sociaux et les individus aux évolutions et aux réformes en cours de la logique libérale (exigence de compétitivité, renforcement de la rigueur salariale et sociale, privatisation et marchandisation, affaiblissement de la souveraineté politique etc. …). Nous observerons les modifications dans les rapports des populations avec les institutions publiques, l’Etat, les pouvoirs politiques. Pour chacun de ces questionnements, les enquêtes tenteront d’expliciter la façon dont la critique du capitalisme redessine la relation entre l’affiliation subjective de classe sociale et le rapport au système.

Séance 2 : Les rapports aux alternatives dans les enquêtes.

C’est là où on verra la compatibilité entre le matériel récolté et ce qui nous intéresse. Dans un second atelier, nous souhaiterions analyser le sens à travers lequel les consciences investissent les voies alternatives au capitalisme libéral. Bien qu’elles soient parfois reconnues comme positives in abstracto, les alternatives fondées sur la mise en commun semblent confrontées à la question de leur capacité à être mises en œuvre à un moment où le capitalisme a acquis une capacité de dissuasion, de démobilisation et de punition sans précédent. La logique prédatrice qui meut le capitalisme semble pouvoir aujourd’hui contester dans les consciences toute crédibilité à la possibilité de mise en œuvre des alternatives. Comment dans ce contexte certains groupes sociaux réussissent-ils à se forger une croyance en la mise en œuvre de logique économique subversive ? Assiste-t-on dans certains pays à une crise sans conflit social ? A partir des expériences réussies de politisation critique du capitalisme nous essaierons de comprendre les voies d’une action contre l’hégémonie actuelle. Nous discuterons également des expériences visant à dépasser tendentiellement les fragmentations (populations, classes, groupes de salariés....) générées par la logique du capitalisme ‘décivilisé’, les possibilités de revaloriser ‘le politique’ en lui donnant une nouvelle ambition.

Séance 3 : Les rapports au capitalisme et à ses alternatives à l’échelle des conflits dans l’entreprise.
Dans un troisième temps nous changerons d’échelle pour essayer de comprendre la fabrique de la révolte et de la résignation en situation de crise à un niveau plus microsocial dans l’entreprise. Les cas des négociations salariales, des choix stratégiques à long terme ou des restructurations d’entreprises offrent une situation dans laquelle les salariés sont directement confrontés à l’autorité de l’employeur et aux rhétoriques de la loi du marché. Elles permettent de comprendre comment dans des configurations nationales très différentes se forge la mise en œuvre d’une expertise alternative au service d’autres arbitrages économiques. L’analyse des situations de crise aura donc pour objectif de réinterroger les acquis de l’analyse des deux premières parties dans les moments où la crise du capitalisme prend une gravité personnelle.

Langues : Français - Allemand

Ont déjà annoncé leur contribution / participation
• François Miquet-Marty, directeur d’un institut de sondages (Paris)
• Christoforos Vernadakis, directeur d’un institut de sondages (Athènes)
• Joachim Bischoff, économiste et sociologue (Hambourg)
• Richard Detje, membre de l’équipe de recherche ayant effectué deux enquêtes en Allemagne
• Steffen Lehndorff, économiste, université de Duisburg (Allemagne)
• Florence Joshua, chercheure sciences politiques (Paris)
• Yann Le Lann, sociologue
• Vincent Koster, docteur en sociologie et expert conseil syndical
• Patrice Cohen Seat, président d’Espaces Marx
• Elisabeth Gauthier, Espaces Marx / Transform !
• Michel Laurent, LEM (PCF)

Lieu :
Espace Niemeyer
6 Avenue Mathurin Moreau (métro Colonel Fabien, ligne 2)
75019 Paris

INSCRIPTION OBLIGATOIRE
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Inscription – merci de la retourner à Yann Le Lann yannlelann@yahoo.fr 0033698065912
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