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	<title>Espaces Marx</title>
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	<description>Espaces Marx s'est plac&#233; dans le paysage th&#233;orique de notre pays. C'est devenu un lieu de rencontre, un laboratoire d'id&#233;es neuves et de confrontations, ouvert &#224; des courants distincts de pens&#233;e et d'exp&#233;riences de la transformation sociale, un instrument de travail disponible, collectif, se tenant &#224; distance autant que possible des logiques ou des temporalit&#233;s partisanes.</description>
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		<title>Espaces Marx</title>
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		<title>La contribution de Maryse Dumas</title>
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		<dc:subject>Transformation sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Acteurs</dc:subject>

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&lt;p&gt;Avant de vous dire comment j'ai structur&#233; mon intervention, quelques commentaires sur le titre du s&#233;minaire : &#171; Mouvement social, r&#233;sistance, engagement, transformation sociale, politique, quoi de neuf ? &#187;. Je dirais que ce qu'il y a de neuf c'est que les voies et les moyens de la transformation sociale, &#233;voqu&#233;e aussi dans le titre, s'estompent. Il y a un flou qui grandit sur les identit&#233;s sociales et la nature des communaut&#233;s d'int&#233;r&#234;t. Or, elles me paraissent absolument indispensables si on veut (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique148" rel="directory"&gt;Les acteurs de la tranformation sociale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot78" rel="tag"&gt;Transformation sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Acteurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant de vous dire comment j'ai structur&#233; mon intervention, quelques commentaires sur le titre du s&#233;minaire : &#171; Mouvement social, r&#233;sistance, engagement, transformation sociale, politique, quoi de neuf ? &#187;. Je dirais que ce qu'il y a de neuf c'est que les voies et les moyens de la transformation sociale, &#233;voqu&#233;e aussi dans le titre, s'estompent. Il y a un flou qui grandit sur les identit&#233;s sociales et la nature des communaut&#233;s d'int&#233;r&#234;t. Or, elles me paraissent absolument indispensables si on veut pouvoir envisager un changement de soci&#233;t&#233;. Le flou sur les communaut&#233;s sociales et les communaut&#233;s d'int&#233;r&#234;t conduit &#224; un flou sur la nature des changements &#224; produire. Et donc sur la possibilit&#233; de vraiment changer le pr&#233;sent et l'avenir. Ce doute, sur la nature des changements &#224; produire et sur la possibilit&#233; d'y parvenir, conduit souvent &#224; un retrait. Un retrait que l'on retrouve au plan politique sous la forme de l'abstention, comme on l'a vu dans les derni&#232;res &#233;lections r&#233;gionales et que l'on retrouve, au plan syndical sous la forme de l'abstention des luttes. 800 000 personnes &#233;taient dans la rue le 23 mars. C'est &#224; la fois bien, surtout deux jours apr&#232;s les &#233;lections r&#233;gionales, mais loin du compte si l'on pense aux vingt millions de salari&#233;s. Il faut donc regarder les choses dans leur complexit&#233;, et se forcer &#224; la lucidit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Mouvement social ou mouvements sociaux ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ma deuxi&#232;me remarque, toujours sur le titre, c'est sur le singulier de &#171; mouvement social &#187;. Je pense que ce singulier est une source de grandes ambigu&#239;t&#233;s et de repr&#233;sentations qui emp&#234;chent en fait d'aller au fond des choses. J'ajoute que, &#224; partir du singulier donn&#233; &#224; &#171; mouvement social &#187;, on fait des assimilations rapides : de &#171; mouvement social &#187; on arrive &#224; &#171; organisations du mouvement social &#187;, aux &#171; organisations &#187; dont on pense qu'elles composent le mouvement social. Et de l&#224;, on en arrive aux &#171; dirigeants &#187; de ces organisations. Et quelquefois on voit, dans certains appels, dans certains textes, dans certains articles de la presse qui nous est proche, l'id&#233;e que, parce qu'on a deux ou trois dirigeants d'une ou deux associations, on a &#171; le &#187; mouvement social. Non ! Je pr&#233;f&#232;re dire d'embl&#233;e que c'est une erreur majeure, qui fait qu'on ne voit pas la r&#233;alit&#233; de ce que l'on a &#224; produire. Je vais caricaturer &#224; l'extr&#234;me, ce qui peut &#234;tre un sujet de d&#233;bat. Depuis plusieurs ann&#233;es nous n'avons pas affaire &#224; &#171; un &#187; mouvement social mais &#224; &#171; des &#187; mouvements sociaux. &#171; Ces &#187; mouvements sociaux ont leurs identit&#233;s, leurs logiques, leurs &#233;ch&#233;ances, leurs th&#232;mes, leur composition sociologique. Parce que nous n'arrivons pas &#224; en faire &#171; un &#187; mouvement social, nous sommes en difficult&#233; sur les questions de transformation de la soci&#233;t&#233;. Simplement, pour illustrer mon propos : aujourd'hui m&#234;me trois mouvements sont en cours : les cheminots, les m&#233;decins lib&#233;raux, et les cr&#232;ches. Il n'y a pas &#171; une &#187; journ&#233;e avec &#171; un &#187; mouvement social sur telle ou telle exigence, vis-&#224;-vis du pouvoir politique ou vis-&#224;-vis du pouvoir &#233;conomique mais plusieurs mouvements avec chacun leur logique propre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les entreprises, actuellement, nous avons beaucoup de luttes. Ce que disait Baptiste Giraud au cours de la derni&#232;re s&#233;ance montre qu'il n'y a pas une baisse de la conflictualit&#233; en France. Il y a bien une baisse du nombre de journ&#233;es de gr&#232;ve, ce qui n'est pas la m&#234;me chose. Les entreprises touch&#233;es par les conflits sont en nombre croissant, et ce sont des conflits qui prennent des formes diverses : d&#233;brayages, arr&#234;ts de travail, p&#233;titions, etc. Le nombre d'entreprises o&#249; il y a des conflits augmente. Ce sont des conflits tant&#244;t sur l'emploi, tant&#244;t sur les salaires, tant&#244;t sur les conditions de travail. Mais nous n'arrivons pas, m&#234;me au plan syndical, &#224; f&#233;d&#233;rer ces conflits. &#192; f&#233;d&#233;rer et &#224; faire que ces conflits s'additionnent, se dynamisent mutuellement, pour faire une lutte d'ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a donc besoin de r&#233;fl&#233;chir &#224; la vraie question qui est : comment passer de mouvements sociaux &#8211; qu'il faut conna&#238;tre, on n'a jamais fini de savoir ce qu'ils disent &#8211; comment passer de cette r&#233;alit&#233; plurielle des mouvements sociaux &#224; quelque chose qui pourrait prendre la forme d'&#171; un &#187; mouvement social. &#201;tant entendu qu'un mouvement social, pour moi, c'est un mouvement qui accumule, qui se construit autour d'une colonne vert&#233;brale, cette colonne vert&#233;brale posant des enjeux de soci&#233;t&#233;. C'est cela qui pour l'instant nous manque. Et ce &#224; quoi, je pense, on doit tendre. En tout cas, la CGT essaie d'y contribuer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me, pour passer de &#171; mouvements sociaux &#187; &#224; &#171; mouvement social &#187;, c'est comment et sur quoi f&#233;d&#233;rer ? Le plus simple, et ce dont souvent on se contente, c'est le front du refus. C'est-&#224;-dire : il y a des remises en cause, on est contre, et on se bat avec tous ceux qui sont contre. Cela donne une apparence de mobilisation. On s'aper&#231;oit que, tr&#232;s vite, cette mobilisation atteint ses limites. Et qu'en tout cas, dans le contre, elle ne peut justement pas se f&#233;d&#233;rer &#171; en mouvement social &#187; avec d'autres. Il faut absolument r&#233;fl&#233;chir &#224; comment, &#224; partir des luttes telles qu'elles sont, on peut arriver &#224; faire grandir des enjeux transformateurs &#224; l'int&#233;rieur de ces luttes, &#224; mettre en d&#233;bat, &#224; faire &#233;laborer par les gens eux-m&#234;mes, de fa&#231;on &#224; donner envie de construire des mobilisations solidaires beaucoup plus larges. C'est &#224; partir de cette r&#233;flexion, d'ailleurs, que la CGT a con&#231;u depuis 2006 un projet de Nouveau Statut du Travail Salari&#233;. Depuis le 49&#232;me congr&#232;s de d&#233;cembre 2009, notre objectif d'un d&#233;veloppement humain durable s'ajoute &#224; cette proposition de nouveau statut de travail salari&#233;. La CGT essaye de construire un projet alternatif &#8211; &#233;videmment syndical et non politique &#8211; pour construire des luttes avec des enjeux de transformation et pas simplement en r&#233;action de d&#233;fense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours sur la question : &#171; quoi de neuf ? &#187;, je pense que le rapport au politique et &#224; l'alternative s'inscrit dans ce qui bouge dans la soci&#233;t&#233;. On m'interroge tr&#232;s souvent sur le rapport que le mouvement social (encore lui ! au singulier&#8230;) entretient avec la politique. J'ai surtout envie de poser la question &#224; l'envers, c'est-&#224;-dire interroger les politiques sur les r&#233;ponses que la politique se propose d'apporter aux enjeux, aux questionnements qui &#233;mergent dans les mouvements sociaux. Jusqu'&#224; ce jour, je reste sur ma faim ! Je pense qu'il y a l&#224; aussi un vrai sujet &#224; travailler.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;La place incontournable du syndicalisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un autre commentaire avant d'attaquer le sujet du militantisme, &#224; propos de la place du syndicalisme dans ce qu'il y a de neuf par rapport &#224; ces enjeux : mouvements sociaux, transformation, etc. Un constat d'abord : depuis &#224; peu pr&#232;s vingt ans, il n'y a pratiquement pas de mouvements sociaux d'ampleur r&#233;elle dans le pays sans la participation, voire l'initiative syndicale, m&#234;me si tous les syndicats n'y sont pas toujours impliqu&#233;s. Cela n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas. Il y a quelques ann&#233;es on disait : les syndicats sont d&#233;bord&#233;s. Dans les ann&#233;es 1986-88 par exemple, il y a eu des coordinations, cheminots, infirmi&#232;res. On disait : &#171; les syndicats sont d&#233;pass&#233;s &#187;. Cette remarque est dat&#233;e et n'a plus lieu d'&#234;tre aujourd'hui. En un sens j'avoue que j'aimerais bien qu'on soit &#171; d&#233;bord&#233;s &#187;, cela signifierait qu'il y a un bouillonnement de luttes dans la soci&#233;t&#233; et dans le travail. Or, pour l'instant, ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs si, en dehors des syndicats, il ne se passe pas grand-chose, avec eux, il peut par contre se construire de grandes mobilisations. On peut citer le mouvement contre le CPE en 2006 : une intersyndicale compos&#233;e de la totalit&#233; des organisations de salari&#233;s et des organisations syndicales lyc&#233;ennes et &#233;tudiantes &#8211; 12 organisations &#8211; qui conduisent pendant quatre mois un mouvement avec plusieurs millions de personnes dans les rues, les facs en gr&#232;ve, etc., et qui aboutit au succ&#232;s. En 2008-2009, une intersyndicale sur les questions de la crise, une plate-forme commune, plusieurs mobilisations l&#224; aussi avec plusieurs millions de personnes dans les rues ; et puis, le 23 mars : je viens d'en parler. Donc, une capacit&#233; importante de mobilisation des organisations syndicales, mais en m&#234;me temps des limites. Des limites &#224; ce que ce qui est produit en termes de mobilisation puisse aboutir &#224; un vrai mouvement social et &#224; des transformations importantes dans la soci&#233;t&#233;. On atteint une limite dans le rapport de force. On bute sur l'absence de r&#233;elles perspectives et alternatives politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je commencerai par rappeler quelques caract&#233;ristiques du syndicalisme, parce que je crois qu'on n'a jamais fini de le faire si on veut bien comprendre de quoi on parle. La France est r&#233;put&#233;e &#8211; et c'est vrai &#8211; pour avoir le plus faible taux de syndicalisation en Europe. C'est une r&#233;alit&#233; historique mais c'est aussi li&#233; au syst&#232;me social. Il n'y a en France, contrairement &#224; d'autres pays, aucun avantage &#224; &#234;tre syndiqu&#233;. Il y a m&#234;me des inconv&#233;nients puisque, quand vous n'&#234;tes pas syndiqu&#233;, vous b&#233;n&#233;ficiez de tous les acquis obtenus par le syndicat sans prendre le risque d'&#234;tre mal vu de votre employeur Quand vous &#234;tes syndiqu&#233;, vous n'avez pas plus d'avantages que les non syndiqu&#233;s, vous pouvez &#234;tre victime de discriminations, m&#234;me si des batailles sont men&#233;es &#224; ce sujet. C'est donc le syst&#232;me social qui conduit &#224; ce que le syndicalisme fran&#231;ais soit un syndicalisme plus de militants que d'adh&#233;rents. Et j'ajoute que s'il veut pouvoir se d&#233;velopper, compte tenu de ce syst&#232;me social, le syndicalisme doit apporter un certain degr&#233; de satisfaction &#224; ses adh&#233;rents. Celle-ci ne peut r&#233;sulter de l'acquis social puisque le droit social pr&#233;voit que les acquis sont valables pour tout le monde, mais doit donc relever de ce qu'apporte en interne la participation au syndicalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certaines organisations essaient les services privil&#233;gi&#233;s aux adh&#233;rents &#8211; la CFDT en particulier &#8211; mais rien ne prouve que &#231;a marche mieux. A la CGT, nous essayons de cultiver des valeurs notamment le fait que dans le syndicalisme on apprend &#224; se lib&#233;rer, c'est-&#224;-dire qu'on se confronte &#224; un collectif, on apprend la solidarit&#233;, on apprend &#224; prendre la parole, on apprend &#224; se faire respecter de l'employeur, des autres, etc. C'est &#231;a la valeur ajout&#233;e d'&#234;tre syndiqu&#233;, en quelque sorte, c'est une valeur ajout&#233;e qualitative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France a donc le plus faible taux de syndicalisation en Europe mais, un taux de pr&#233;sence du syndicalisme dans les entreprises sup&#233;rieur &#224; la moyenne europ&#233;enne. Le syndicalisme fran&#231;ais, tout en ayant moins de syndiqu&#233;s, touche un plus grand nombre d'entreprises que les autres syndicats. On est devant l'Allemagne et la Grande-Bretagne, par exemple, en pourcentage d'entreprises o&#249; le syndicalisme est pr&#233;sent. Le probl&#232;me c'est que, quand le syndicalisme est pr&#233;sent dans une entreprise, c'est le plus souvent au travers d'une ou deux individualit&#233;s : le d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel, le d&#233;l&#233;gu&#233; syndical, quelques fois l'&#233;lu CHSCT ou les &#233;lus au CE. Mais le nombre de syndiqu&#233;s autour de l'&#233;lu ou du mandat&#233; est tr&#232;s faible. Ce qui explique qu'on puisse &#224; la fois avoir un tr&#232;s faible taux de syndicalisation et une grande pr&#233;sence dans les entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le taux de syndicalisation global dans notre pays est de 8 % depuis maintenant plusieurs ann&#233;es, &#224; peu pr&#232;s depuis la fin des ann&#233;es 1980, d&#233;but des ann&#233;es 1990. Ce taux est stabilis&#233;, globalement, tous syndicats confondus ; il l'est aussi pour la CGT. La CGT a beaucoup perdu de 1975 &#224; la fin des ann&#233;es 1980. Nous avons perdu la moiti&#233; de nos syndiqu&#233;s, essentiellement du fait de la casse industrielle. Mais pas seulement. Nos discours, nos pratiques, n'&#233;taient plus en ad&#233;quation avec les r&#233;alit&#233;s d'un salariat en plein mouvement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les bases traditionnelles d'implantation de la CGT sombraient avec la casse industrielle, elles auraient pu &#234;tre remplac&#233;es par de nouvelles implantations dans les secteurs du tertiaire en plein d&#233;veloppement. Cela n'&#233;tait pas le cas, t&#233;moignage de difficult&#233;s de plusieurs ordres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi ces difficult&#233;s, la question du rapport au politique &#233;tait omnipr&#233;sente, en particulier pour la CGT, compte tenu de son r&#244;le historique, de son compagnonnage plus ou moins direct avec le Parti communiste. Je pense cependant que celui-ci a moins compt&#233; dans la perte des adh&#233;rents que le soutien au Programme commun de gouvernement et l'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir. Des confusions terribles ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es avec l'id&#233;e que nous n'&#233;tions pas un syndicat ind&#233;pendant, moins du Parti Communiste que du gouvernement et de la gauche au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Taux de syndicalisation et caract&#233;ristiques du salariat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le taux de syndicalisation est globalement plus fort dans le public que dans le priv&#233;, tous syndicats confondus, parce que tout simplement dans le public il y a des droits, notamment les statuts, m&#234;me si cette diff&#233;rence s'amenuise du fait de l'affaiblissement des statuts et des privatisations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il y a aussi d'autres caract&#233;ristiques qui peuvent choquer, mais qui sont la r&#233;alit&#233; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; plus le niveau de dipl&#244;me est faible et moins on se syndique. On se syndique davantage quand on a un niveau de dipl&#244;me plus &#233;lev&#233; et, en fait, on voit que quand on monte dans la hi&#233;rarchie le taux de syndicalisation augmente ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; on se syndique moins quand le contrat de travail est plus flexible. Je pense que &#231;a se comprend. Et c'est pareil pour tous les syndicats, et pas seulement la CGT, m&#234;me s'il ne faut pas s'y r&#233;soudre ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; on se syndique moins quand on travaille dans des petites unit&#233;s. Par exemple, les syndicats sont pr&#233;sents dans 15 % des &#233;tablissements o&#249; il y a moins de 100 salari&#233;s, mais ils sont pr&#233;sents dans 70 % des &#233;tablissements o&#249; il y a plus de 100 salari&#233;s. Le probl&#232;me, c'est que la majorit&#233; des salari&#233;s travaillent dans les petites unit&#233;s ! Ceci explique cela dans les difficult&#233;s de syndicalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un dernier point sur ce qu'est le syndicalisme dans notre pays : on critique beaucoup le syndicalisme pour ce faible taux de syndicalisation, en en d&#233;duisant que le syndicalisme fran&#231;ais ne serait pas repr&#233;sentatif. Or, quand on en parle avec nos coll&#232;gues europ&#233;ens, ils en ont une autre vision parce qu'ils admirent la capacit&#233; de mobilisation des syndicats fran&#231;ais. Ce qui montre que, m&#234;me s'ils n'ont pas beaucoup de syndiqu&#233;s, ces syndicats ont des capacit&#233;s de mobilisation importantes. La CGT, tous les ans &#224; la m&#234;me date, fait r&#233;aliser un barom&#232;tre d'image avec CSA. En septembre dernier, 79 % des Fran&#231;ais soutenaient la d&#233;marche unitaire de la CGT, c'est-&#224;-dire la d&#233;marche de rechercher l'action avec toutes les organisations syndicales sans exclusive. 79 %, c'est un taux tr&#232;s &#233;lev&#233;. Et on retrouve des taux tr&#232;s &#233;lev&#233;s depuis plusieurs ann&#233;es, dans les soutiens aux mobilisations. Quand il y a des mobilisations et que les instituts de sondage consultent l'opinion publique en demandant &#171; est-ce que vous soutenez, etc. &#187;, l'opinion publique soutient, en g&#233;n&#233;ral entre 60 et 70 % selon les mobilisations et selon les moments. De la m&#234;me fa&#231;on, il y a un degr&#233; &#233;lev&#233; de confiance et d'attente &#224; l'&#233;gard des organisations syndicales. Il est plus &#233;lev&#233; pour l'ensemble des Fran&#231;ais &#8211; pour les salari&#233;s, c'est normal &#8211; &#224; l'&#233;gard des organisations syndicales qu'&#224; l'&#233;gard des partis politiques, qu'&#224; l'&#233;gard du gouvernement (qui arrive apr&#232;s les partis politiques) et qu'&#224; l'&#233;gard du MEDEF (qui arrive alors vraiment tout &#224; fait en queue de peloton avec un indice de confiance tr&#232;s faible).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces commentaires sur le titre du s&#233;minaire &#233;tant expos&#233;s, j'en viens au c&#339;ur de la contribution qui m'a &#233;t&#233; demand&#233;e sur les militants. Je l'ai construite &#224; partir du fil conducteur contenu dans le titre : Quoi de neuf ?
De plus, la notion de &#171; militants &#187; me paraissant beaucoup trop restrictive (j'expliquerai pourquoi) je l'ai construite en 1er lieu sur la probl&#233;matique &#171; adh&#233;rents &#187; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant de militer, il faut en effet adh&#233;rer, &#171; Quoi de neuf dans l'adh&#233;sion ? &#187;, &#171; Quoi de neuf dans le militantisme ? &#187; et, en dernier point, &#171; Quoi de neuf dans la place du syndicalisme dans la transformation sociale ? &#187; sont donc les trois questions que je vais aborder.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Alors, quoi de neuf dans l'adh&#233;sion &#224; la CGT ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; de regarder deux param&#232;tres : d'une part le volume global des adh&#233;sions, ce qu'on appelle en &#233;conomie &#171; le stock &#187;, et d'autre part d'autre part &#171; le flux &#187;, c'est-&#224;-dire les adh&#233;sions nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on regarde le volume global, je le disais tout &#224; l'heure, c'est comme pour tous les syndicats, nous sommes dans une situation de relative stabilit&#233; apr&#232;s une tr&#232;s forte chute. Nous avons perdu la moiti&#233; de nos adh&#233;rents, en gros, des ann&#233;es 1970 au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Et depuis, nous oscillons entre 640 000 syndiqu&#233;s au 45e congr&#232;s de la CGT en 1995 et, actuellement, 655 000 au congr&#232;s de d&#233;cembre dernier. Ce n'est pas un progr&#232;s significatif, m&#234;me si &#233;videmment tout ce qui s'est pass&#233;, la transformation des entreprises, la flexibilit&#233;, etc., a jou&#233;. Mais on est quand m&#234;me loin du compte. On peut consid&#233;rer que la chute est stopp&#233;e, mais elle est stopp&#233;e &#224; un niveau tr&#232;s bas en termes de syndicalisation. Cela &#233;tant, ce bas niveau objectif est &#233;lev&#233; lorsqu'il est compar&#233; &#224; d'autres organisations, des organisations associatives ou des organisations politiques. Par exemple, dans le d&#233;bat sur la repr&#233;sentativit&#233;, la droite syst&#233;matiquement conteste la repr&#233;sentativit&#233; des syndicats. Et, syst&#233;matiquement, je leur fais remarquer que la CGT, &#224; elle seule, a plus d'adh&#233;rents que tous les partis politiques r&#233;unis !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;me caract&#233;ristique de la CGT c'est d'avoir un turn over consid&#233;rable de ses syndiqu&#233;s. Nous r&#233;alisons entre 30 000 et 50 000 adh&#233;sions nouvelles chaque ann&#233;e. 2009, est une ann&#233;e forte, donc on est presque &#224; 50 000 : or, avec 40 000 &#224; 50 000 adh&#233;sions nouvelles chaque ann&#233;e, on n'arrive cependant pas &#224; progresser en nombre global de syndiqu&#233;s. Cela veut dire que chaque fois que des syndiqu&#233;s nouveaux arrivent, d'autres partent. D'o&#249; la question : pourquoi les d&#233;parts et qui sont ceux qui partent ? Ensuite, on regardera ceux et celles qui arrivent et qui ils sont.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Pourquoi les d&#233;parts ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La plupart du temps, ils r&#233;sultent de modifications de la situation professionnelle : fermeture de l'entreprise, mobilit&#233;s internes ou externes, retraite, ch&#244;mage. Le ch&#244;mage est un facteur de d&#233;syndicalisation incroyable, une rupture de l'adh&#233;sion syndicale. La retraite en est aussi un &#233;l&#233;ment, nous avons beau faire des efforts pour dire : &#171; il y a la continuit&#233; syndicale et quand on prend sa retraite, on doit garder sa carte syndicale &#187;, ce n'est pas si simple car la retraite conduit &#224; quitter l'entreprise, base de structuration CGT. Notre type d'organisation, en cours d'&#233;volution, pose aussi probl&#232;me : il conduit &#224; demander aux syndiqu&#233;s de r&#233;-adh&#233;rer &#171; chaque ann&#233;e &#187;. Nous avons commenc&#233; &#224; passer au carnet pluriannuel de cinq ans. On r&#233;fl&#233;chit maintenant &#224; une carte permanente. Il faudrait parvenir &#224; un syst&#232;me o&#249;, tant qu'on n'a pas manifest&#233; sa volont&#233; de quitter la CGT, on y reste syndiqu&#233; m&#234;me si on a chang&#233; de situation professionnelle. C'est cependant beaucoup plus difficile &#224; organiser qu'il n'y parait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'aspect d&#233;ception vis-&#224;-vis de l'organisation est aussi un facteur de d&#233;part : par exemple, en raison d'une faible int&#233;gration dans la vie syndicale. Rappelons nous qu'il n'y a aucun avantage &#224; &#234;tre syndiqu&#233; ; si on veut donner une plus-value au fait d'&#234;tre syndiqu&#233;, ce ne peut-&#234;tre qu'une plus-value en terme de vie collective, d'apprentissage des solidarit&#233;s, de dignit&#233; vis-&#224;-vis de l'employeur, de capacit&#233; &#224; s'exprimer, etc. Or, sur nos 600 et quelque mille syndiqu&#233;s, 80 000 restent &#171; isol&#233;s &#187;, c'est-&#224;-dire sans int&#233;gration dans une structure de base syndicale collective : l'un dans tel commerce, une autre dans un autre commerce, un dans une clinique, une autre dans un cabinet dentaire, etc. A part recevoir un journal de la CGT quelques fois &#8211; et encore ! &#8211; ils n'ont pas le sentiment que quelque chose change dans leur vie quand ils ou elles se sont syndiqu&#233;s. Le lien et la fid&#233;lisation sont alors tr&#232;s fragiles. Il faut absolument parvenir &#224; ce que, quand on se syndique, on ne soit justement plus isol&#233;, qu'on soit int&#233;gr&#233; dans une vie syndicale collective. D'o&#249; les d&#233;bats de congr&#232;s sur l'&#233;volution des structures de la CGT mais ce n'est pas le sujet de ce soir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre raison de d&#233;saffection : la difficult&#233; &#224; se sentir d&#233;fendu ou soutenu. Il faut savoir que c'est la premi&#232;re raison pour laquelle on se syndique. Donc, si on se syndique pour &#234;tre d&#233;fendu et soutenu, et qu'on s'aper&#231;oit qu'on ne l'est pas, on quitte le syndicat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, il y a ce que j'appelle un &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187;. La question de la d&#233;mocratie est une question complexe, il y a une pluralit&#233; d'opinions, une pluralit&#233; de situations. Or, il faut arriver &#224; faire du commun. Ce n'est pas si facile, de parvenir &#224; prendre les d&#233;cisions qui rassemblent. On prend les d&#233;cisions le plus souvent &#224; la majorit&#233;, et on essaie bien s&#251;r de les mettre en &#339;uvre avec le plus de monde possible. Mais, de plus en plus souvent, quand les gens sont en d&#233;saccord avec telle ou telle d&#233;cision, m&#234;me s'il y a un respect des d&#233;saccords &#8211; pas toujours, pas partout, mais quand m&#234;me on a beaucoup progress&#233; sur ce sujet &#8211; il y a alors une tendance &#224; se retirer de l'organisation. On n'est pas d'accord, on claque la porte. On a maintenant beaucoup de conflits de ce type, qui sont difficiles &#224; r&#233;soudre. Je ne sais pas si &#231;a fait partie du sujet, mais il me semble que oui !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si on peut lister les raisons pour lesquelles on quitte la CGT, il n'y a pour autant pas une typologie de ceux qui le font. Ce ne sont pas forc&#233;ment ceux qui viennent de se syndiquer qui s'en vont le plus vite. Cela peut &#234;tre des anciens : il y a des strates de d&#233;parts en fonction des restructurations industrielles, mais aussi en fonction des grands probl&#232;mes politiques &#224; tel ou tel moment, ou des raisons strictement personnelles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Pourquoi est-ce qu'on se syndique ? Pourquoi et comment ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ma premi&#232;re remarque est que les raisons de se syndiquer ne varient pas beaucoup par rapport &#224; des p&#233;riodes plus anciennes. Je me suis retrouv&#233;e dans l'expos&#233; de Baptiste Giraud quand il disait que les raisons de mener des conflits ne varient pas beaucoup par rapport &#224; des p&#233;riodes plus anciennes, et la fa&#231;on de les mener non plus. Il en est de m&#234;me des raisons de se syndiquer ! Il y a l&#224; des tendances lourdes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re raison pour laquelle on se syndique, aujourd'hui comme hier, c'est la d&#233;fense, la volont&#233; d'&#234;tre d&#233;fendu. Soit collectivement : on annonce que la bo&#238;te ferme, les salari&#233;s d&#233;barquent &#224; l'UL et disent : &#171; on veut cr&#233;er un syndicat pour se d&#233;fendre parce que la bo&#238;te ferme &#187;. Soit individuellement. Le patron vous convoque &#224; l'entretien de licenciement, on appelle la CGT, &#171; comment est-ce que je fais par rapport &#224; l'entretien pr&#233;alable ? &#187; Ou bien : &#171; il ne m'a pas pay&#233; mes heures suppl&#233;mentaires &#187;. Soit dans l'entreprise, soit &#224; l'ext&#233;rieur de l'entreprise si le syndicat n'existe pas dans l'entreprise, la premi&#232;re raison de se syndiquer, la plus fr&#233;quente est l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La deuxi&#232;me raison, c'est la dignit&#233;. On pense qu'en se syndiquant on va &#234;tre plus fort, individuellement ou collectivement, pour se faire respecter, se faire craindre de l'employeur. Cette question de dignit&#233;, se faire craindre, se faire respecter, se faire entendre, est l'une des bases les plus importantes pour les adh&#233;sions collectives. Il y a, en effet, de plus en plus souvent des groupes de salari&#233;s qui viennent &#224; l'UL et qui disent : &#171; on veut cr&#233;er un syndicat &#187;. Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; particuli&#232;rement fort au moment des n&#233;gociations sur les 35 heures. Il n'est plus au m&#234;me niveau actuellement, mais reste significatif alors m&#234;me que l'enjeu &#171; n&#233;gociations 35 heures &#187;, a, lui, disparu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En troisi&#232;me point seulement, arrive l'adh&#233;sion &#224; des valeurs, de solidarit&#233;, de justice sociale, de combativit&#233;, que la CGT incarne. La volont&#233; de participer &#224; quelque chose de collectif, qui ne concerne pas seulement l'entreprise mais qui peut aller au-del&#224;. La transmission familiale (on a eu des parents militants, on d&#233;cide soi-m&#234;me de se syndiquer ou de militer) est assez marginale, . C'est difficile de comparer avec les ann&#233;es 1950 ou 1960. En tout cas aujourd'hui, avec tout ce qui s'est pass&#233;, ce n'est pas la premi&#232;re raison. C'est m&#234;me loin de l'&#234;tre. Car, m&#234;me lorsque les jeunes ont eu des parents militants, ils consid&#232;rent que ce n'est pas leur monde, que ce n'est pas la m&#234;me situation, que cela ne les engage pas. C'est en fait leur propre exp&#233;rience qui va faire ou pas leur syndicalisation, en fonction des r&#233;alit&#233;s qu'ils vont vivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les raisons de se syndiquer ne varient donc pas, ou varient peu selon les p&#233;riodes historiques. En revanche, le poids de chacune d'entre elles, oui, sans aucun doute, en fonction des situations. Par exemple, la question de la d&#233;fense (la bo&#238;te ferme, on cr&#233;e un syndicat) existe &#233;videmment beaucoup plus dans des p&#233;riodes de crises que dans des p&#233;riodes de plus grande croissance. Elle existe plus dans l'industrie que dans le commerce. Par contre, dans le commerce, les h&#244;tels, caf&#233;s, restaurants, il y a moins de fermetures, mais on adh&#232;re plus sur la question de la dignit&#233;, se faire respecter, se faire entendre. On peut mesurer la diversit&#233;. Ce qui alerte le plus la CGT aujourd'hui, c'est la capacit&#233; limit&#233;e de l'organisation &#224; accueillir les nouveaux adh&#233;rents, surtout ceux qui sont les plus mobiles. Nous savons que nous pourrions r&#233;aliser, avec une organisation plus performante, probablement le double d'adh&#233;sions que ce que nous faisons. Mais nous sommes en d&#233;ficit dans notre capacit&#233; d'accueil, de formation d'int&#233;gration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par exemple, au moment des n&#233;gociations sur les 35 heures, les salari&#233;s voulaient absolument &#234;tre partie prenante de la n&#233;gociation. Mais il n'y avait pas de syndicat dans leur bo&#238;te, ils se r&#233;unissaient, ils faisaient une liste de ce qu'ils demandaient aux syndicats, ils faisaient le tour des organisations syndicales, ils choisissaient celle qui leur r&#233;pondait le mieux, et ils cr&#233;aient leur syndicat. Quand c'&#233;tait la CGT, au d&#233;but, on arrivait &#224; r&#233;pondre &#224; la demande mais plus apr&#232;s parce que cr&#233;er un syndicat, c'est bien. Mais il faut former, il faut donner des &#233;l&#233;ments, le Code du travail, les aspects juridiques, comment on formule une revendication, comment on n&#233;gocie, etc. Donc, pour cela, il faut des militants pour former ! Au d&#233;but, cela a &#233;t&#233; l'enthousiasme g&#233;n&#233;ral, on a vu des milliers de gens arriver, tr&#232;s bien. Et puis au bout d'un moment, il y a eu saturation ! On ne peut plus ! On n'a pas assez de militants aguerris dans l'organisation pour former et accueillir les nouveaux. D'o&#249; une relative d&#233;ception.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre exemple : les sans papiers. Tout le monde voit la bataille que m&#232;ne la CGT pour la r&#233;gularisation des travailleurs sans papiers. Ils se mettent en gr&#232;ve &#8211; soit dit au passage : pour exister en tant que travailleurs, &#231;a passe par la gr&#232;ve, c'est une symbolique qu'on retrouve, un corps social, pour exister en tant que travailleur doit tr&#232;s souvent passer par la gr&#232;ve. C'est ce qu'on a vu au moment du mouvement des infirmi&#232;res de 1988, pour les caissi&#232;res des grands magasins, etc. En fait, l'entr&#233;e dans le salariat &#8211; en termes de repr&#233;sentation et de visibilit&#233; &#8211; se fait tr&#232;s souvent par la gr&#232;ve. On voit d'ailleurs qu'&#224; partir du moment o&#249; ils agissent en tant que &#171; travailleurs sans papiers &#187; et pas seulement en tant que &#171; sans papiers &#187;, il y a un soutien populaire qui se modifie et qui fait bouger les choses. Cela &#233;tant, ils et elles se syndiquent. (il y a pas mal de femmes sans papiers maintenant). Il faut ensuite que l'organisation CGT soit capable de former &#8211; surtout eux &#8211; pour leur &#233;viter les pi&#232;ges, pour leur &#233;viter de se retrouver dans des charters, etc. Et au bout d'un moment, l'organisation dit &#171; stop, on ne peut plus &#187;, parce que m&#234;me en y consacrant cent pour cent de notre temps, on n'arrive plus &#224; fournir, et il y a tout le reste de l'activit&#233; syndicale &#224; assurer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On le voit aussi pour les nouvelles bases syndicales qui se cr&#233;ent, plus de mille l'ann&#233;e derni&#232;re. Ce sont des besoins de formation consid&#233;rables. &#192; un moment donn&#233;, nos unions locales territoriales disent ne plus pouvoir assurer. On continue &#224; enregistrer les adh&#233;sions, mais si les nouveaux adh&#233;rents ne trouvent pas dans la CGT ce qu'ils esp&#233;raient y trouver, si on leur dit &#171; non, l&#224;, on ne peut plus &#187;, &#233;videmment ils sont d&#233;&#231;us et parfois s'en vont.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Comment se syndique-t-on ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, il y a du neuf. Autrefois &#8211; en tout cas dans ma jeunesse &#8211; on &#171; faisait adh&#233;rer &#187;. Il y avait des &#233;quipes syndicales dans les bo&#238;tes ou &#224; la porte des bo&#238;tes, elles faisaient du parrainage et &#171; faisaient adh&#233;rer &#187; des gens. C'est fini. Aujourd'hui la majorit&#233; des adh&#233;sions sont le fait de salari&#233;s qui adh&#232;rent spontan&#233;ment. Cela donne une id&#233;e de ce qui serait possible si on menait des vraies campagnes ! Par exemple, en 2009, nous avons re&#231;u 4 000 demandes d'adh&#233;sion sur le site Internet conf&#233;d&#233;ral. D&#232;s qu'il y a un grand mouvement, de grandes manifs qui ont des r&#233;percussions dans le pays, on a un afflux de demandes d'adh&#233;sions, par Internet, sur les bas de tracts, par t&#233;l&#233;phone o&#249; les gens demandent comment ils peuvent se syndiquer. Par exemple, au moment des grandes mobilisations du d&#233;but de l'ann&#233;e 2009, nous avons mis en place &#224; la CGT un dispositif de r&#233;ponse au t&#233;l&#233;phone. On passait en effet la journ&#233;e &#224; nous t&#233;l&#233;phoner : &#171; comment fait-on pour venir &#224; une manifestation ? &#187;, est-ce que j'ai le droit de venir &#224; une manifestation ? Je ne suis pas syndiqu&#233;(e) &#187;, &#171; est-ce vous n'allez pas m'emp&#234;cher de manifester, est-ce que je vais &#234;tre bien accueilli(e) ? &#187;, et puis : &#171; comment je peux faire pour adh&#233;rer &#224; la CGT ? &#187; On adh&#232;re aussi (ce que j'appelle aussi une adh&#233;sion spontan&#233;e) quand on ressent le besoin de cr&#233;er un syndicat dans la bo&#238;te, pour les raisons que j'ai dites pr&#233;c&#233;demment. Et tout ceci aboutit &#224; ce que la majorit&#233; des adh&#233;sions nouvelles sont r&#233;alis&#233;es dans des entreprises o&#249; la CGT n'existe pas ! Ce qui renforce le probl&#232;me de la formation d'accueil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pourrait donc r&#233;aliser plus d'adh&#233;sions que ce qu'on fait, essentiellement l&#224; o&#249; la CGT n'est pas. En revanche, l&#224; o&#249; des &#233;quipes existent d&#233;j&#224;, elles ont &#233;norm&#233;ment de mal &#224; accueillir des nouveaux syndiqu&#233;s. Soit ces &#233;quipes sont trop anciennes, soit elles donnent l'id&#233;e que rien ne peut changer, qu'on ne fait pas de place aux nouveaux et aux nouvelles. C'est un vrai sujet. Il faut dire aussi que le syst&#232;me social fran&#231;ais fait du syndicalisme un syndicalisme de militants qui n'a pas besoin des adh&#233;rents. Le collectif militant ne m&#232;ne donc pas vraiment les campagnes d'adh&#233;sions parce qu'ils estiment qu'ils n'en ont pas besoin, voire m&#234;me que &#231;a peut leur poser quelques probl&#232;mes. Quelques fois, on est un peu paternaliste, aussi. Quand on a des pr&#233;caires employ&#233;s dans une bo&#238;te o&#249; il y a un corps de syndiqu&#233;s en CDI, ceux-ci travaillent avec eux, ils s'int&#233;ressent &#224; eux, mais ils leur disent : &#171; non, ne te syndique pas ; tu vas te faire licencier&#8230; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Qui sont les adh&#233;rentes et les adh&#233;rents ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On a beaucoup de mal &#224; le savoir, la CGT &#233;tant une conf&#233;d&#233;ration bas&#233;e sur le principe du f&#233;d&#233;ralisme. Donc ce sont les syndicats qui ont ces informations&#8230; Quand on adh&#232;re &#224; la CGT, on adh&#232;re &#224; un syndicat d'entreprise, et c'est ce syndicat qui paie les cotisations &#224; l'Union D&#233;partementale, &#224; la F&#233;d&#233;ration et qui a la ma&#238;trise de ses adh&#233;rents. La conf&#233;d&#233;ration est donc une superstructure qui a une tr&#232;s grande m&#233;connaissance de ses adh&#233;rents individuels. Mais on progresse. En 1995, nous avons lanc&#233; une &#233;tude qui portait sur 240 000 syndiqu&#233;s, pas tr&#232;s loin de la moiti&#233;. Il y avait &#224; l'&#233;poque 26 % de femmes parmi nos adh&#233;rents. En 2009, c'est plus fiable, nous avons modifi&#233; le syst&#232;me des cotisations, qui est informatis&#233;. De ce fait il livre des informations permettant de construire une typologie des syndiqu&#233;s. En 2009, les femmes sont 35 % des syndiqu&#233;s, mais 43 % des nouvelles adh&#233;sions. Cela veut dire que les femmes, pour adh&#233;rer &#224; la CGT, n'ont pas plus de difficult&#233;s que les hommes, (elles sont 44 % dans le salariat). La CGT est donc attrayante pour elles, en revanche elles ne sont que 35 % parmi les syndiqu&#233;s stables. Cela peut s'expliquer par des raisons historiques (nous &#233;tions plus pr&#233;sents dans l'industrie o&#249; il y a beaucoup d'hommes, que dans le commerce et les services). Mais l'explication est peut-&#234;tre un peu facile. Il faudrait creuser un peu plus pour savoir s'il n'y a pas &#8211; &#224; notre corps d&#233;fendant &#8211; un &#233;cr&#233;mage, une difficult&#233; &#224; consid&#233;rer que les adh&#233;rentes ont autant d'importance dans la CGT que les adh&#233;rents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La proportion entre public et priv&#233; chez les syndiqu&#233;s &#233;volue lentement. L'&#233;tude de 1995 d&#233;j&#224; cit&#233;e donnait 43 % des syndiqu&#233;s dans le public et 57 % dans le priv&#233;. Nous en sommes aujourd'hui &#224; 63 % dans le priv&#233;. Ce n'est pas forc&#233;ment positif, puisque c'est aussi le r&#233;sultat des privatisations : les salari&#233;s du public sont moins nombreux dans le pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ce qui concerne les jeunes, actuellement, je n'ai pas de comparaison avec le pass&#233; parce qu'on ne regardait pas cela. Mais aujourd'hui, 6 % des syndiqu&#233;s de la CGT ont moins de 30 ans. Ils repr&#233;sentent 19 % des adh&#233;sions nouvelles. Ce qui est quand m&#234;me tr&#232;s important parce que, vous le savez, on devient salari&#233; de plus en plus tard. 6 % de syndiqu&#233;s de moins de 30 ans, &#231;a fait 32 000 adh&#233;rents. Juste pour m&#233;moire : la JOC revendique 10 000 adh&#233;rents dont 3 000 salari&#233;s et 7 000 scolaires. La CGT peut donc s'affirmer comme la plus grande organisation de jeunes, et d'ailleurs la plus grande organisation de femmes. Et j'ajoute : &#171; f&#233;ministe &#187;, m&#234;me si c'est une bataille ! Je pense en effet qu'une organisation mixte peut &#234;tre f&#233;ministe.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Les militants et militantes. Quoi de neuf ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'ai un gros probl&#232;me sur la d&#233;finition du militant. Je ne sais pas si les initiateurs du s&#233;minaire ont d&#233;fini ce qu'ils entendent par &#171; militant &#187;. Je pense que chacun en a une id&#233;e mais sans que l'on n'en ait tous la m&#234;me. La d&#233;finition de Wikipedia cite celle du Dictionnaire de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise du d&#233;but du 20e si&#232;cle : &#171; militer, c'est mener une bataille des id&#233;es afin de convaincre &#187;. Je pense que cette conception du militantisme est typiquement un militantisme politique, id&#233;ologique. Ce n'est pas une critique que je fais, je pense qu'il en faut, j'en fais partie, quelquefois. Mais au plan syndical, c'est autre chose. L'article 1 des statuts de la CGT pr&#233;cise : &#171; quelles que soient les opinions politiques, philosophiques, religieuses&#8230; &#187;. On se syndique parce qu'on est salari&#233;, quelle que soit l'opinion que l'on a. Et, par cons&#233;quent, on milite sur la m&#234;me base. Toutes les opinions et tous les engagements se c&#244;toient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le syndicat, qu'est-ce qui peut bien distinguer le militant, ou la militante, du non militant ou de la non militante ? Cela peut &#234;tre le mandat donn&#233; par l'organisation, par exemple pour d&#233;signer les d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux. Cela peut &#234;tre le mandat &#233;lectif, donn&#233; par les salari&#233;s, ce qui vaut pour les d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, les &#233;lus du Comit&#233; d'Entreprise. Ou alors le mandat donn&#233; par les syndiqu&#233;s, pour la direction syndicale. Ou tout simplement la pr&#233;sence et l'implication dans la vie interne de l'organisation, m&#234;me si on n'est pas d&#233;l&#233;gu&#233; syndical, m&#234;me si on n'est &#233;lu ni par les syndiqu&#233;s ni par les salari&#233;s. Mais on distribue des tracts, on fait signer des p&#233;titions, on organise une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale ou une participation &#224; la gr&#232;ve. Cela peut &#234;tre aussi la participation &#224; des initiatives de l'organisation pour se d&#233;ployer parmi les salari&#233;s, etc. Le militantisme syndical est sans doute un peu de tout &#231;a avec, des dosages diff&#233;rents entre les diff&#233;rents aspects du militantisme, selon les individus, selon les moments de la vie des individus, mais aussi selon les moments de la vie de l'organisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ce point de vue, je reviens &#224; la question &#171; militantisme post-it &#187;. Je me retrouve assez dans ce que disait Lilian Mathieu sur le militantisme. Il disait &#224; propos du militantisme des ann&#233;es 1950 qu'on en a une repr&#233;sentation qui n'est pas la r&#233;alit&#233;. Il y avait comme aujourd'hui des moments forts et des moments qui ne l'&#233;taient pas. On n'&#233;tait pas compl&#232;tement d&#233;vou&#233;, &#224; cent pour cent, tout le temps. On en a tous des exemples. Nous devons donc interroger nos repr&#233;sentations du militantisme. J'ai en t&#234;te un dessin que Wolinski avait offert &#224; un congr&#232;s de la CGT. Il repr&#233;sentait un ouvrier en bleu de travail, avec un Marcel et des gros muscles, qui prenait sous son aile la petite secr&#233;taire, malingre, avec une minijupe soit dit au passage, parce que c'est Wolinski et qu'il ne peut pas s'en passer ! C'&#233;tait la repr&#233;sentation qu'il avait et de la CGT et des ouvriers et du militantisme. Je pense qu'on continue &#224; v&#233;hiculer cette repr&#233;sentation-l&#224;. Alors m&#234;me qu'elle ne correspond plus &#8211; si tant est qu'elle ait jamais correspondu &#8211; &#224; la r&#233;alit&#233;, qu'elle est en voie de disparition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des militants politis&#233;s, disponibles pour l'organisation, il y en a toujours. Ils sont pr&#233;sents &#224; toutes les manifs, aux initiatives, etc. Mais ils sont une infime minorit&#233;. Et on ne peut m&#234;me pas dire que c'est sur ceux-l&#224; ou celles-l&#224; (il y a moins de femmes que d'hommes) que repose la colonne vert&#233;brale de l'organisation. Bien s&#251;r, ils sont utiles, bien s&#251;r on les valorise. Mais l'organisation repose sur des milliers de petits militantismes, de petits apports, sur le lieu du travail, autour de soi, avec ses coll&#232;gues, dans sa localit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un peu la m&#234;me probl&#233;matique que celle que je sugg&#233;rais &#224; propos de &#171; mouvement social &#187; et de &#171; mouvements sociaux &#187;. Ce que je constate c'est l'&#233;mergence d'un militantisme plus ind&#233;pendant. On dit &#171; plus individualiste &#187;&#8230; je ne suis pas s&#251;re que ce soit &#231;a. Je pr&#233;f&#232;re dire &#171; plus ind&#233;pendant &#187; : les sources d'information et de formation sont aujourd'hui multiples &#8211; ce n'est pas forc&#233;ment positif, mais on discute plus de ce que disent les grands m&#233;dias que de ce que La Vie Ouvri&#232;re a trait&#233;, ou m&#234;me le site Internet de la CGT, on est tr&#232;s perm&#233;able aux campagnes m&#233;diatiques. C'est donc un militantisme qui est ind&#233;pendant vis-&#224;-vis de la direction syndicale. Nous sommes, comme dans toutes les organisations, confront&#233;s &#224; un doute sur les directions, quelles qu'elles soient et quel que soit leur niveau. A priori, autrefois, quand un dirigeant ou une dirigeante parlait &#8211; c'&#233;tait souvent un dirigeant, il y avait plus d'hommes que de femmes &#8211; d'abord on consid&#233;rait qu'il avait raison, et apr&#232;s on r&#233;fl&#233;chissait. Mais on essayait de comprendre ce qu'il disait. Aujourd'hui, quand un dirigeant ou une dirigeante s'exprime, d'abord on doute. Et apr&#232;s, s'il ou si elle a fait ses preuves, s'il ou si elle a bien argument&#233;, alors on consent. Ce changement est venu &#224; la fin des ann&#233;es 1980, au d&#233;but des ann&#233;es 1990. La chute du mur de Berlin l'a acc&#233;l&#233;r&#233;. Quand les dirigeants et les dirigeantes vont dans des r&#233;unions, il faut qu'ils mouillent la chemise !! Les premi&#232;res minutes de d&#233;bat, c'est un v&#233;ritable choc d'id&#233;es, ce qui vient en premier et le plus fortement ce sont les d&#233;saccords et les critique. Et ce n'est qu'apr&#232;s, si vous r&#233;ussissez &#224; convaincre, qu'un nouveau climat se cr&#233;e. Donc voil&#224; pourquoi je dis : un militantisme plus ind&#233;pendant des directions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Militantisme plus exigeant aussi, et plus demandeur. Pour d&#233;finir ce qu'il y a de neuf dans le militantisme, il faut revenir &#224; la cr&#233;ation du syndicalisme. Celui-ci a en gros deux fonctions. Il y a la pr&#233;sence et l'efficacit&#233; sur tous les probl&#232;mes concrets et imm&#233;diats de la bo&#238;te. Et puis il y a en m&#234;me temps le travail sur les questions transversales, au-del&#224; de la bo&#238;te, les questions &#233;conomiques, sociales, de soci&#233;t&#233;, etc. Les deux existent et depuis toujours. Mais l'&#233;quilibre entre les deux a beaucoup chang&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es. Autrefois, l'int&#233;r&#234;t pour les propositions de nature transversale &#233;tait au moins aussi important que l'int&#233;r&#234;t pour la situation locale. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Et dans tous les nouveaux syndicats qui se cr&#233;ent, les nouveaux syndiqu&#233;s ont besoin d'abord d'efficacit&#233; sur les probl&#232;mes qui les ont motiv&#233;s &#224; se syndiquer. Ce qu'ils demandent d'abord aux dirigeants, c'est de r&#233;pondre &#224; leurs pr&#233;occupations. En quelque sorte, un service en interne. Un syndicalisme de service, mais interne, pour les militants et pour les syndiqu&#233;s, en termes d'information juridique, de formation syndicale, de formation &#224; la n&#233;gociation, etc. Or l&#224;-dessus, pour les raisons que j'ai dites tout &#224; l'heure, on n'est pas forc&#233;ment tr&#232;s bons. Autrefois, l'information, la d&#233;cision descendaient de la direction. Ce n'&#233;tait pas le centralisme d&#233;mocratique, qui n'a jamais &#233;t&#233; un principe de fonctionnement de la CGT. Mais l'information &#233;tait descendante. Aujourd'hui, l'exigence est remontante. Les militantes et les militants ne sont pas en attente du compte rendu de la derni&#232;re r&#233;union de la direction conf&#233;d&#233;rale, mais ils ont besoin qu'on leur r&#233;ponde concr&#232;tement par rapport aux probl&#232;mes qu'ils et elles rencontrent dans leur bo&#238;te. Construire du transversal dans une situation &#233;clat&#233;e n'est pas simple, ne tombe pas sous le sens, n'a rien de spontan&#233;. D'autant qu'on est confront&#233; &#8211; mais &#231;a, j'enfonce des portes ouvertes &#8211; &#224; la complexit&#233;, &#224; la rapidit&#233; des &#233;volutions, &#224; l'&#233;clatement du salariat, l'&#233;clatement des forces, l'&#233;clatement des demandes, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2003 par exemple, au moment du mouvement des retraites, la CGT avait estim&#233; que seulement un tiers de ses syndicats avaient particip&#233; aux luttes sur les retraites. Nous avons toujours &#231;a en t&#234;te, avec la volont&#233;, cette fois de parvenir &#224; impliquer la totalit&#233; des forces CGT. Mais il ne suffit pas que la direction appelle &#224; un mouvement, qu'elle l'organise, qu'il y ait des gens dans la rue, pour que tous les syndicats de la CGT se sentent concern&#233;s &#8211; y compris les militants d'entreprises, reconnus, respect&#233;s, dans les formes que j'ai dites, dans leur entreprise.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Quoi de neuf dans la relation entre syndicat et axes de transformation sociale ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout le syndicalisme &#8211; et en particulier le syndicalisme conf&#233;d&#233;r&#233; &#8211; est selon moi travers&#233; des m&#234;mes probl&#233;matiques. J'insiste sur le syndicalisme conf&#233;d&#233;r&#233;, parce que c'est la forme conf&#233;d&#233;rale qui est la plus difficile &#224; faire vivre aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que c'est la forme qui unit, qui a vocation &#224; unir les salari&#233;s &#224; partir de r&#233;alit&#233;s contrast&#233;es entre le priv&#233; et le public, les petites bo&#238;tes et les grandes, les diff&#233;rentes conventions collectives et les statuts, etc. Pour des raisons que je crois avoir d&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233;es, c'est cela qui est le plus difficile. Et, par cons&#233;quent, la forme conf&#233;d&#233;rale est fortement interrog&#233;e dans cette p&#233;riode. Pour la CGT, le d&#233;fi &#224; relever &#8211; outre celui de la conf&#233;d&#233;ralisation &#8211; c'est de faire vivre des valeurs, des pratiques quotidiennes, qui con&#231;oivent la transformation sociale &#224; partir des r&#233;alit&#233;s du travail et permettent de concevoir les pratiques quotidiennes en perspectives de transformations fondamentales. On a &#224; la fois besoin de regarder exactement ce qui se passe dans le travail pour arriver &#224; formuler des propositions transformatrices, mais on a aussi besoin de faire vivre ces propositions dans les pratiques quotidiennes de luttes, d'&#233;laboration des revendications. Ce n'est pas facile mais c'est ce qui fait la sp&#233;cificit&#233; de la CGT dans le mouvement syndical.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais insister sur le fait qu'il ne faut pas projeter sur le syndicalisme les configurations politiques : &#171; La CGT ce n'est pas le Parti Communiste &#187;, &#171; la CFDT ce n'est pas le PS &#187;, &#171; la CGC n'est pas l'UMP &#187;. Tous les syndicats, absolument tous, sont travers&#233;s par des courants d'id&#233;es, selon les syndicats, tel ou tel courant d'id&#233;es, sera plus marquant mais aucun syndicat ne peut s'y r&#233;sumer. Du point de vue des salari&#233;s, il n'y a pas ad&#233;quation entre les comportements sociaux et syndicaux d'un c&#244;t&#233;, et les comportements politiques de l'autre. Il peut y avoir de grandes luttes sociales et un vote politique d&#233;sastreux ! Et r&#233;ciproquement, m&#234;me si c'est plus rare. Le temps syndical n'est pas non plus le m&#234;me que le temps politique. Au plan politique, quand on pr&#233;pare des &#233;lections, on est sur un programme, on fait des projets, on s'occupe peu de l'application. Au plan syndical, &#233;lections ou pas, ce sont les cons&#233;quences des lois vot&#233;es dans la l&#233;gislature pr&#233;c&#233;dente qui, quand elles produisent leurs effets, sont &#224; la source de bien des mobilisations syndicales. Mais il n'y a pas ad&#233;quation entre les deux. Ce qui peut aussi expliquer qu'il n'y ait pas ad&#233;quation des comportements des salari&#233;s sur l'un ou l'autre sujet. Et puis, de toute fa&#231;on, que vous ayez vot&#233; &#224; droite ou &#224; gauche, quand vous avez un probl&#232;me de salaire, vous avez envie de lui trouver une solution !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des sondages sont faits, &#224; la sortie des urnes, &#224; chaque &#233;lection politique. On demande aux gens comment ils ont vot&#233;, pas comment ils se pr&#233;parent &#224; voter, mais comment ils ont vot&#233; en fonction de leur proximit&#233; syndicale. Il est tout &#224; fait int&#233;ressant qu'aux r&#233;gionales 2010, ceux qui se disent proches d'un syndicat (pas les adh&#233;rents, ceux qui se disent &#171; proches d'un syndicat &#187;) s'abstiennent moins que les autres (48% contre 55). Selon les m&#234;mes sondages, ils votent aussi plus &#224; gauche (58 %), alors que ceux qui ne se disent proches d'aucun syndicat ont vot&#233; &#224; gauche &#224; 35 %. On dira : &#171; peut-on voter &#224; gauche et ne pas &#234;tre proche d'un syndicat ? &#187;, vaste sujet ! 76 % de ceux qui se disent proches de la CGT votent &#224; gauche : 42 % pour le PS, toujours aux derni&#232;res r&#233;gionales, 16 % pour le Front de gauche, 11 % pour Europe &#201;cologie. Je n'ai pas d&#233;taill&#233; le reste. Mais dans les 24 % qui restent et qui ne votent pas &#224; gauche, il y en a quand m&#234;me 10 % qui votent Front national. Ces pourcentages ont tr&#232;s peu vari&#233; depuis les r&#233;gionales de 2004, et sont assez stables &#8211; m&#234;me si les modes de scrutin sont diff&#233;rents &#8211; par rapport &#224; la pr&#233;sidentielle. En 2007, parmi ceux qui se disent proches de la CGT, 42 % ont vot&#233; S&#233;gol&#232;ne Royal au premier tour, 7 % ont vot&#233; Marie-George Buffet et 14 % ont vot&#233; pour un ou une des candidats de &#171; l'autre gauche &#187; (d&#233;nomm&#233;e ainsi pour la facilit&#233;). 12 % de ceux qui se disent proches de la CGT ont vot&#233; Le Pen, en 2007.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette relative stabilit&#233; dans les choix politiques de ceux qui se disent proches de la CGT est une source de r&#233;flexion au moment o&#249; on parle beaucoup de zapping &#233;lectoral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A propos du rapport du syndicalisme &#224; la transformation sociale, l'exp&#233;rience de l'intersyndicale est int&#233;ressante. Celle-ci existe depuis presque deux ans maintenant, depuis le d&#233;but de la crise, avec une plate-forme commune &#224; 8 organisations syndicales pour surmonter la crise. Il y a eu plusieurs mobilisations autour de cette plate-forme. Je voudrais dire les sujets de d&#233;bat entre les organisations syndicales, ce qui est important par rapport &#224; la transformation sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces d&#233;bats portent sur :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le r&#244;le du syndicalisme face &#224; la crise : doit-il s'en tenir aux cons&#233;quences sociales ou doit-il aussi s'attaquer aux causes ? Tous les syndicats tiennent aux deux, mais &#233;videmment dans des proportions un peu diff&#233;rentes. Il y a donc d&#233;bat &#224; chaque r&#233;union de l'intersyndicale, &#224; ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la place de la n&#233;gociation collective dans la d&#233;marche syndicale. Tous les syndicats &#8211; m&#234;me Solidaires, qui n'est plus le m&#234;me, de ce point de vue, qu'il y a quelques ann&#233;es &#8211; consid&#232;rent que la n&#233;gociation collective fait partie de la d&#233;marche syndicale. D'une certaine fa&#231;on, &#234;tre pour la n&#233;gociation collective pour un syndicat, c'est comme &#234;tre un parti de gouvernement pour les partis politiques. Cela coule de source. En revanche, la question de la fa&#231;on dont on aborde la n&#233;gociation et dont on con&#231;oit le rapport entre n&#233;gociation et mobilisation, diff&#233;rencie les organisations syndicales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; les rapports du syndicalisme aux probl&#232;mes soci&#233;taux, et dans ce cadre, la question du rapport &#224; l'&#201;tat et au service public. Les organisations syndicales n'ont pas &#8211; c'est le moins qu'on puisse dire &#8211; la m&#234;me vision sur ces questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la question de la fiscalit&#233; (progressive ?, directe ?, indirecte ?).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le partage de la valeur ajout&#233;e. Qu'est-ce que c'est, la valeur ajout&#233;e ? O&#249; est-elle est produite ? Comment doit-elle &#234;tre partag&#233;e ? Entre qui et qui ? Ce sont des sujets tr&#232;s, tr&#232;s fr&#233;quents de d&#233;bat entre nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la nature de la protection sociale et des retraites. Doit-elle &#234;tre financ&#233;e par des cotisations sur les entreprises et sur le travail, ou uniquement par les imp&#244;ts ? Et &#224; qui doit-elle profiter ? Aux plus pauvres ou &#224; l'ensemble de la population ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; enfin, &#233;videmment, le rapport &#224; l'Europe et &#224; la mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai fait que citer les th&#232;mes de d&#233;bat entre organisations syndicales, sans en d&#233;tailler le contenu. Il me semble en effet que, plut&#244;t que de demander aux syndicats comment ils r&#233;agissent par rapport aux politiques &#187;, on devrait demander aux politiques quelles r&#233;ponses ils apportent aux mouvements sociaux tels qu'ils se cr&#233;ent. Des d&#233;bats publics sur les sujets qui font l'objet de d&#233;bats &#224; l'int&#233;rieur des organisations syndicales seraient de nature, peut-&#234;tre, &#224; modifier la fa&#231;on dont on appr&#233;hende ensemble les questions de la transformation sociale. Et donc, du passage de mouvements sociaux (au pluriel) &#224; mouvement social (au singulier).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Louis Weber&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci. J'ai notamment appr&#233;ci&#233; l'interrogation, qui court d'ailleurs &#224; travers tout l'expos&#233;, sur le titre m&#234;me de notre travail. Cela montre d'abord que les choses ne sont pas simples. Derri&#232;re un simple mot, on retrouve des sujets extr&#234;mement vastes, qu'on peut d&#233;velopper selon plusieurs directions. J'ajoute, pour d&#233;dramatiser la chose, que, comme dans toutes les organisations qui marchent au consensus, nous avons eu tendance &#224; mettre tout ce que les uns et les autres ont propos&#233;. C'est une fa&#231;on peut-&#234;tre un peu paresseuse de proc&#233;der, mais voil&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De l'avenir du forum social europ&#233;en</title>
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		<dc:date>2010-07-07T20:05:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Weber</dc:creator>


		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une centaine de participants, &#224; peu pr&#232;s tous &#171; europ&#233;ens &#187; (de l'Ouest) et habitu&#233;s des forums. Pourquoi se s&#233;minaire ? &#171; Si on veut maintenir le FSE, il faut le changer &#187;. Est largement ressentie en effet une impression de r&#233;p&#233;tition. Il existe une seconde raison : la crise tr&#232;s profonde, elle est &#233;conomique, sociale, environnementale, etc. Elle influe sur le mouvement social et par cons&#233;quent sur les forums. Asbj&#162;rne Wahl anime en Norv&#232;ge une coalition tr&#232;s large pour la d&#233;fense de l'&#201;tat-providence. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;Forums Sociaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une centaine de participants, &#224; peu pr&#232;s tous &#171; europ&#233;ens &#187; (de l'Ouest) et habitu&#233;s des forums. Pourquoi se s&#233;minaire ? &#171; Si on veut maintenir le FSE, il faut le changer &#187;. Est largement ressentie en effet une impression de r&#233;p&#233;tition. Il existe une seconde raison : la crise tr&#232;s profonde, elle est &#233;conomique, sociale, environnementale, etc. Elle influe sur le mouvement social et par cons&#233;quent sur les forums.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Asbj&#162;rne Wahl&lt;/strong&gt; anime en Norv&#232;ge une coalition tr&#232;s large pour la d&#233;fense de l'&#201;tat-providence. Il rappelle le r&#244;le qu'a jou&#233; le FSM : il a cr&#233;&#233; une nouvelle dynamique, beaucoup d'enthousiasme. Mais les aspirations initiales apr&#232;s Seattle n'ont pas toutes &#233;t&#233; couronn&#233;es de succ&#232;s. Par cons&#233;quent, l'&#233;conomie et le politique ne sont pas seuls en crise. C'est aussi le cas pour les forums et les mouvements sociaux. Si on veut pouvoir r&#233;agir, il faut comprendre ce qui se passe car la crise des FSE est li&#233;e &#224; la crise de leur environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asbjorne Wahl met cinq points en &#233;vidence :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Les trente glorieuses se sont termin&#233;es &#224; la fin des ann&#233;es 1970 et avec elles l'apog&#233;e du keyn&#233;sianisme. Le mouvement ouvrier a &#233;t&#233; pris par surprise par l'offensive capitaliste qui a suivi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Nous ne sommes pas sortis de la crise id&#233;ologique de l'apr&#232;s-guerre. Elle a frapp&#233; les courants &#171; r&#233;volutionnaires &#187; et &#171; r&#233;formistes &#187; L'effondrement de l'URSS a non seulement mis lemouvement communiste en crise mais aussi le mouvement social-d&#233;mocrate. Celui-ci n'a pas de nouvelle plate-forme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) Des partis de gauche ont pris part &#224; des gouvernements de centre-gauche. Les r&#233;sultats ont &#233;t&#233; d&#233;sastreux car ils &#233;taient minoritaires. La gauche parlementaire en Franc et en Italie, mais aussi dans les pays scandinaves, ont essuy&#233; de grosses d&#233;faites du fait de leur incapacit&#233; &#224; r&#233;soudre les probl&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4) Il y a une crise du syndicalisme. Il est sur la d&#233;fensive, m&#234;me l&#224; o&#249; il &#233;tait fort (il n'y a plus de grosses concentrations comme les mines ou la m&#233;tallurgie). Cette crise a des racines profondes du fait de la crise du partenariat avec des partis eux-m&#234;mes en crise. D'un autre c&#244;t&#233;, on assiste &#224; un renouveau des partis d'extr&#234;me droite&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5) Ni les syndicats, ni les partis n'ont donn&#233; de r&#233;ponse alternative claire au n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le FSE a voulu d'une certaine fa&#231;on compenser la faiblesse de la gauche. Mais cela n'a pas eu lieu. Les grands organisations qui se battent sur le terrain n'ont pas rejoint le processus du FSE. Celui-ci a donc &#233;t&#233; investi par de petites organisations, avec tr&#232;s peu d'exp&#233;rience concr&#232;te dans les luttes sociales. Les actions europ&#233;ennes que le FSE aurait voulu impulser sont certes importantes mais elles ne sont possibles que si elles sont enracin&#233;es dans les luttes nationales. Enfin, le FSE a &#233;t&#233; monopolis&#233; par l'Europe de l'Ouest, ce qui a provoqu&#233; des plaintes de la part des pays d'Europe centrale et orientale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asbjorne Wahl se pose une question provocatrice : &#171; le FSE est-il en mesure d'&#234;tre ou de devenir l'outil pour coordonner les mouvements sociaux en Europe ? &#187; C'est difficile car ces actions sont trop fragment&#233;es alors que l'exp&#233;rience sociale des populations ne l'est pas. Le volontarisme ne suffit. Il faut l'appuyer sur une analyse lucide, en 3 points :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Comprendre la crise actuelle dans sa complexit&#233; (sociale, politique, &#233;conomique, etc.), s'appuyer sur les luttes concr&#232;tes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Mobiliser la gauche de gauche dans cette situation. Ce qui suppose de renouveler la structure du FSE et de le rendre accueillant pour les nouvelle organisations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) Coordonner au niveau europ&#233;en, le seul pertinent. Mais revenir au national &#224; partir de l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sophie Zafari&lt;/strong&gt;, de la FSU, plus exactement de son courant minoritaire, veut insister sur un point, en compl&#233;ment. Pour elle, il ne faut pas sous-estimer la crise et ses effets sur le FSE. A Malm&#246;, l'impression &#233;tait que les gouvernements allaient ralentir les politiques n&#233;olib&#233;rales, introduire un peu de r&#233;gulation, etc. C'est le contraire qui s'est produit, m&#234;me si on a vu appara&#238;tre des maillons faibles. &#171; Nous nous sommes donc retrouv&#233;s en situation d&#233;fensive. Nous avons pass&#233; du temps &#224; r&#233;diger appels mais peu de choses ont boug&#233; &#187;. Pourtant, il y a des luttes en Europe, mais elles sont fragment&#233;es. Le FSE n'est ni un lieu d'expression de ces mobilisations, ni un lieu de convergence et de cr&#233;ation des mobilisations. D'o&#249; la question de l'utilit&#233; strat&#233;gique du FSE : il faudrait faire venir ceux qui luttent, le FSE devrait &#234;tre un de coordination des luttes, un lieu de d&#233;cision, avec du suivi, pour inverser les rapports de force. Mais il n'y a pas de recette miracle pour cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un repr&#233;sentant du Forum social de M&#233;sopotamie&lt;/strong&gt; aborde deux : la crise et le FSE dans la crise. Selon lui, il faut choisir entre ce qui para&#238;t possible et ce qui ne l'est pas. Sur la nature de la crise : est-elle comparable &#224; celle de 1929 ? Le FMI pr&#233;voit une grande r&#233;cession, avec des cons&#233;quences sur les travailleurs : production, consommation, commerce. Ce qui renvoie &#224; la nature du capitalisme. Il est important d'identifier les probl&#232;mes pour comprendre les r&#233;actions des travailleurs. Les questions du ch&#244;mage et de la dette souveraine sont cruciales en Europe du Sud. Est-ce cela cr&#233;e des conditions favorables pour les travailleurs ? Pas forc&#233;ment, il peut m&#234;me y avoir issue &#171; fasciste &#187;. Pour lui, le mouvement social stagne en Europe, sauf en Gr&#232;ce. Il y a mont&#233;e du racisme et de la x&#233;nophobie. Il pr&#233;conise une Europe des peuples et non une Europe des banques. Pour sortir de la crise, il sugg&#232;re de s'appuyer sur Marx et non pas sur Keynes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour &lt;strong&gt;Franco Russo&lt;/strong&gt;, de la Charte pour une autre Europe, le FSE a &#233;volu&#233; profond&#233;ment, dans son format et dans son contenu, depuis Florence en 2003. Le glissement du d&#233;bat vers l'adoption d'un programme et l'action a &#233;chou&#233;. Beaucoup de relations ont &#233;t&#233; construites entre les participants mais il y a eu &#233;chec devant la crise. La r&#233;ponse capitaliste &#224; la crise est all&#233;e beaucoup plus loin que pr&#233;c&#233;demment. Le capital est tr&#232;s en avance sur le mouvement social. Il a cherch&#233; une r&#233;ponse commune, incluant la mise en cause de l'Etat-providence. Pour lui, il faut &#233;viter de revenir aux luttes nationalistes mais &#233;laborer une r&#233;ponse aux niveaux europ&#233;en et mondial. D'o&#249; l'importance du FSE et et du FSM. Ce sont les seuls lieux pour d&#233;cider actions au niveau europ&#233;en. Il faut s'appuyer sur les r&#233;seaux pour produire des alternatives. Un nouveau Pacte de stabilit&#233; sera adopt&#233; en octobre, plus s&#233;v&#232;re que Maastricht. Seuls les gouvernements sont au Conseil europ&#233;en. Apr&#232;s Bolkestein, il n'y a plus eu d'opposition, sauf pour le processus de Bologne dans l'enseignement sup&#233;rieur. Or les domaines existent : environnement, climat, o&#249; des actions sont possibles. Il y a une campagne pour l'eau en Italie, avec 1 million de signatures. En France, une campagne pour la citoyennet&#233; de r&#233;sidence est en cours. Il faudrait unifier le mouvement, par exemple sur les droits des travailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alexander annonce qu'une d&#233;l&#233;gation russe participe au FSE. Pour lui, il ne s'agit pas seulement de parler mais de prendre des d&#233;cisions pour des actions concr&#232;tes (il pr&#233;conise de consacrer 50% du temps de d&#233;bat &#224; cela. Qu'elles ont &#233;t&#233; les r&#233;ussites ? Les erreurs ? Comment ne pas les renouveler ?
Des actions o&#249; et avec qui ? Comment ? Il voudrait qu'on &#233;labore un manuel pour militants afin de ne pas refaire les m&#234;mes erreurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annick Coup&#233;&lt;/strong&gt;, de Solidaires, fait quatre remarques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Il faut lier avenir FSE et du FSM. Cette discussion est &#224; mener, car le FSM est aussi en difficult&#233;s ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) La crise (&#171; crise du capitalisme &#187;) est importante mais il faut aller plus loin : c'est une crise de civilisation qui va au-del&#224; de l'opposition capital/travail (questions du genre, des migrants, etc.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) Le processus du FSE est difficile car il y a une diversit&#233; d'acteurs sociaux qu'on ne retrouve pas toujours dans les mobilisations au niveau national. Par exemple, les syndicats fran&#231;ais ne sont pas tous au FSE alors qu'il faut travailler avec eux au plan national. Une action en Europe doit donc &#234;tre articul&#233;e avec le plan national. Ce qui donne de l'importance au &#171; comit&#233; pour le FSE &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4) Il y a besoin du FSE car est espace unique pour d&#233;passer la mise en concurrence des salari&#233;s et des luttes. Mais il faut un objectif de mobilisation r&#233;unissant tous les mouvements qui veulent changer les choses. Il y a le 29 septembre pour les syndicats de la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES). Que peut faire le FSE ? Mobiliser les mouvements sociaux &#224; cette date ? G8 et G20 auront lieu en France en 2011. Prendre des initiatives ? Il faut pour cela avoir des priorit&#233;s, ce qui n'&#233;tait pas le cas jusqu'ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yannis&lt;/strong&gt;, du Forum social grec, admet que le FSE est tr&#232;s faible et a beaucoup de probl&#232;mes. Mais c'est le seul cadre europ&#233;en. Il se distingue des r&#233;seaux plus &#171; id&#233;ologiques &#187;. Yannis souhaite disposer de d&#233;cisions et de priorit&#233;s en partant d'Istanbul. Des campagnes europ&#233;ennes, par exemple sur la dette ; sont possible. Il propose de cr&#233;er un groupe de travail pour &#233;laborer d&#233;cisions collectives, des appels et des actions concr&#232;tes. Pour &#233;viter la dispersion, il faut des propositions simples unifiant tout le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour &lt;strong&gt;Francine,&lt;/strong&gt; de Transform ! Belgique, ce fut une bonne d&#233;cision de venir &#224; Istanbul. Elle voit deux probl&#232;mes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Le FSE parle de crise du capitalisme alors que le capitalisme se porte bien. Le syst&#232;me n'est pas durable mais les capitalistes s'en moquent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Le probl&#232;me des m&#233;thodes et des strat&#233;gies. Elle a assist&#233; au Forum social des &#201;tats-Unis : ce fut une r&#233;v&#233;lation pour elle car les m&#233;thodes de travail bien meilleures. C'est une question de culture politique. Pour elle, il faudrait changer notre &#171; relation &#224; nous-m&#234;mes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o Gabriel,&lt;/strong&gt; du Forum social autrichien, parle des structures, du contenu, de la proc&#233;dure. Pour les structures, le FSE pourrait apprendre du FSM, par exemple la notion d'assembl&#233;e des assembl&#233;es. Pour le contenu, il se r&#233;f&#232;re &#224; Cochabamba et au symbole des droits de la terre-m&#232;re contre la soci&#233;t&#233; capitaliste. En Europe, comment et &#224; travers quel symbole faudrait-il unifier ? Pour la proc&#233;dure, il propose de d&#233;velopper la capacit&#233; &#224; constituer un agenda propre &#224; la r&#233;gion Europe. Le dialogue politique avec l'adversaire peut servir &#224; l'&#233;valuer. Finalement, il faudrait un &#171; autre FSE &#187; et pas seulement un &#171; autre monde &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour un &lt;strong&gt;repr&#233;sentant des syndicats basques (espagnols)&lt;/strong&gt;, il faudrait apprendre &#224; construire un autre monde, &#171; ce dont nous ne sommes pas encore capables apparemment &#187;. Par exemple, comment faire du FSE un cadre pour r&#233;sister &#224; la crise, un outil pour la solidarit&#233; dans les luttes, pour prendre des initiatives d'actions concr&#232;tes, pour arriver &#224; construire &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne ? A Malm&#246;, des actions ont &#233;t&#233; propos&#233;es pour le sommet de l'Otan &#224; Strasbourg et pour le sommet de Copenhague. Une coordination a &#233;t&#233; mise en place et cela a march&#233;. Rien de tel pour le Conseil europ&#233;en du 28 mars : il n'y a pas eu de coordination et donc pas d'actions. Les avis sont divers sur la crise et les alternatives. Il rappelle &#224; ce propos le FSE de Florence et l'action contre la guerre en Irak : les avis sur la guerre &#233;taient aussi divers mais la mobilisation a &#233;t&#233; r&#233;ussie, car il y avait de la coordination et la volont&#233; de mobiliser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;repr&#233;sentant belge du CADTM&lt;/strong&gt; approuve le fonctionnement d&#233;mocratique du FSE. Il est n&#233;cessaire &#224; la survie du mouvement. Il faut aussi de quoi cr&#233;er un mythe unificateur. Que dire du moratoire sur la dette ? Oui, mais &#224; condition de faire un audit sur la dette dans chaque pays. Il sugg&#232;re d'opposer la notion de bien-vivre &#224; celle de croissance car la simple affirmation qu'un autre monde est possible ne suffit plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;participant allemand&lt;/strong&gt; se dit partisan de la cr&#233;ation d''une 5&#232;me internationale. Il partage les critiques sur la stagnation du FSE. Selon lui, il faudrait plus de coordination en Europe. Par exemple, en Gr&#232;ce, il n'y a pas eu de riposte europ&#233;enne &#224; l'offensive lib&#233;rale. Il propose de cr&#233;er une structure de nature plus permanente pour coordonner les luttes. &#171; Le capitalisme divise, il faut donc nous organiser en cons&#233;quence &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour un &lt;strong&gt;participant italien des Cobas&lt;/strong&gt;, il y a crise en Europe et crise du FSE. Mais quelle crise ? Il faut distinguer du FSM qui va mieux (Forum des &#201;tats-Unis, pr&#233;paration du FSM de Dakar). Il faut penser l'Europe en liaison avec la crise. Ailleurs le capitalisme va bien. Le probl&#232;me, c'est que &#171; l'Europe va descendre et le reste du monde monter &#187;. D'o&#249; la recherche, par le capitalisme, de solidarit&#233;s entre capital et travailleurs. Les capitalistes disent : si vous &#234;tes contre nous, on perdra tous. A la FIAT, par un vote, 60% des travailleurs d'une usine ont accept&#233; une d&#233;gradation de leur situation pour &#233;viter la d&#233;localisation en Pologne. Tout le monde &#171; raisonne au niveau national &#187;. Si on faisait un r&#233;f&#233;rendum en Allemagne ou en Italie pour la sortie des Grecs de l'euro, le oui l'emporterait ! Pour les actions communes, il pr&#233;f&#233;rerait que l'on fixe des p&#233;riodes d'action plut&#244;t que des dates pr&#233;cises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un &lt;strong&gt;Su&#233;dois des Amis de la terre&lt;/strong&gt; voudrait des proc&#233;dures plus simples et une structure permanente.Il refuse l'id&#233;ologie. Les mouvements r&#233;els lui paraissent plus importants que les campagnes europ&#233;ennes qui n'ont jamais lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un membre de la FSU constate que les bilans sont plus ou moins s&#233;v&#232;res, selon les attentes. Mais avec la crise, il n'y a plus le choix. Il faut changer la fa&#231;on de faire. Il propose aussi un collectif d'animation pour les p&#233;riodes entre les FSE. Il veut aussi &#171; faire exister le FSE face &#224; la CES &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour &lt;strong&gt;Verveine Angeli&lt;/strong&gt;, d'ATTAC, les r&#233;seaux ont fait des choses &#224; propos de la crise. Il ne faut pas exag&#233;rer les carences du FSE. Pour elle, il faut veiller &#224; &#233;viter la fragmentation selon les diverses composantes. La crise peut unifier, ce n'est pas seulement une question pour les salari&#233;s mais pour toute la soci&#233;t&#233;. Le r&#233;seau des ATTAC a r&#233;fl&#233;chi &#224; la question, notamment pour agir le 29 septembre. Elle propose des formes d'actions convergentes, contre les banques, etc. Il faudrait en discuter car c'est la premi&#232;re proposition d'action convergente qui est faite. Elle rappelle le r&#244;le de l'assembl&#233;e finale pour les propositions pour r&#233;pondre &#224; la crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;lisabeth Gauthier&lt;/strong&gt; veut elle aussi renforcer le FSE. Comment faire dans le contexte actuel ? Il y a plus important que la coordination. L'histoire du FSE est plus une histoire d'accumulation de connaissances et d'informations que de lutte. Il y a crise de l'accumulation du capital. Sur quelle base cr&#233;er de l'unit&#233; ? Les forces dirigeantes du capitalisme sont en difficult&#233;s mais il n'y a personne en face. Il faudrait aller au-del&#224; de l'addition des luttes pour faire du commun.
Pour la suite, la question de la dette publique sera au centre des d&#233;bats. Elle peut diviser les populations. Il faut donc chercher &#224; unifier. Et pour cela, sortir de la d&#233;fensive. Un moratoire sur la dette, oui, mais il faut aussi de nouvelles recettes publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian Pilichovski&lt;/strong&gt;, de la CGT, est l&#224; parce que le FSE est utile. Il y a accord sur la crise mais des difficult&#233;s pour proposer des solutions de sortie de crise. La tendance est &#224; se battre &#171; contre &#187; au lieu de &#171; pourquoi &#187; et &#171; pour quoi &#187;. Des &#171; lieux de construction &#187; communs sont &#224; trouver. Cela s'organise ! Il a lui aussi &#233;t&#233; impressionn&#233; par le Forum de D&#233;troit : organisation des ateliers, introductions tr&#232;s courtes, formes d'animation et de prise de d&#233;cision favorisant l'expression de propositions concr&#232;tes et de pistes d'action. La finalit&#233; n'est pas la lutte mais la &#171; lutte pour obtenir quelque chose &#187;. Il y aurait besoin d'un atelier pour voir comment changer les m&#233;thodes pour redonner de la dynamique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La crise, l'&#233;conomie et la d&#233;mocratie</title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article602</link>
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		<dc:date>2010-07-06T20:44:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Sandoval</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;mocratie &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>Crise</dc:subject>
		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>
		<dc:subject>Etat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet atelier, co-organis&#233; par le r&#233;seau Transform Europe le samedi 4 juillet au matin, r&#233;unissait deux ateliers initialement pr&#233;vus, l'un sur la Crise sociale et financi&#232;re de l'Union Europ&#233;enne, l'autre sur Economie et D&#233;mocratie. 120 personnes y ont particip&#233; dont une trentaine de syndicalistes, mais belges pour la plupart d'entre eux. La traduction, en anglais et en fran&#231;ais seulement, seules langues utilis&#233;es &#233;galement par les orateurs, explique sans doute pour partie l'absence de militants turcs ou (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;Forums Sociaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot10" rel="tag"&gt;D&#233;mocratie &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Crise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot126" rel="tag"&gt;Etat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cet atelier, co-organis&#233; par le r&#233;seau Transform Europe le samedi 4 juillet au matin, r&#233;unissait deux ateliers initialement pr&#233;vus, l'un sur la Crise sociale et financi&#232;re de l'Union Europ&#233;enne, l'autre sur Economie et D&#233;mocratie. 120 personnes y ont particip&#233; dont une trentaine de syndicalistes, mais belges pour la plupart d'entre eux. La traduction, en anglais et en fran&#231;ais seulement, seules langues utilis&#233;es &#233;galement par les orateurs, explique sans doute pour partie l'absence de militants turcs ou grecs &#224; cet atelier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour &lt;strong&gt;Klaus Busch&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Verdi&lt;/strong&gt;, &#233;conomiste enseignant &#224; l'universit&#233; en Allemagne, le probl&#232;me n'est pas l'absence d'unit&#233; des syndicalistes europ&#233;ens face &#224; la crise, mais l'absence d'union politique au niveau europ&#233;en. Alors que l'Europe donne la priorit&#233; &#224; la concurrence et que l'on assiste &#224; une spirale d&#233;flationniste li&#233;e au dumping social, il n'existe aucune politique europ&#233;enne de transferts sociaux, aucune politique fiscale europ&#233;enne, aucune politique salariale au niveau europ&#233;en. La crise est le r&#233;sultat de facteurs externes (crise des &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt;) et de facteurs internes. Face &#224; la crise de la dette publique actuelle, les &#201;tats europ&#233;ens sont oblig&#233;s de proc&#233;der &#224; des coupes dans les budgets pour r&#233;tablir l'&#233;quilibre des finances et transmettre un signal au march&#233; financier. Mais cette politique budg&#233;taire n'est pas la solution adapt&#233;e car le probl&#232;me r&#233;side dans le d&#233;s&#233;quilibre entre l'&#233;volution de la productivit&#233; du travail et l'&#233;volution des salaires au sein de la zone Euro, alors que l'existence d'une monnaie commune n'admet ni d&#233;valuation, ni r&#233;&#233;valuation. La seule solution &#224; la crise est donc dans une r&#233;elle coordination des politiques &#233;conomiques au niveau europ&#233;en mixant politiques mon&#233;taires et budg&#233;taires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour &lt;strong&gt;V&#233;ronique Sandoval&lt;/strong&gt;, &#233;conomiste fran&#231;aise repr&#233;sentant Espaces Marx, la crise que nous traversons est avant tout une crise de la d&#233;mocratie. Le slogan &#171; ce n'est pas &#224; nous de payer votre crise &#187; traduit bien le fait que les salari&#233;s ne se sentent aucunement responsables de la crise des &lt;i&gt;subprimes&lt;/i&gt;, ni de celle des banques, des faillites d'entreprises, ni de la dette publique due aux transferts massifs d'argent public pour sauver les banques. Car ils n'ont choisi ni la pr&#233;carisation des emplois, ni l'exploitation de leur travail, ni la redistribution des richesses en faveur du capital. C'est une crise syst&#233;mique li&#233;e &#224; l'absence de d&#233;mocratie, &#224; la domination des crit&#232;res du capital financier, ceux d'une rentabilit&#233; maximale &#224; court terme, sur toutes les d&#233;cisions &#233;conomiques, conduisant &#224; l'insuffisance de d&#233;bouch&#233;s, l'insuffisance de la productivit&#233; du travail, un productivisme destructeur de la plan&#232;te, un accroissement sans pr&#233;c&#233;dent des in&#233;galit&#233;s, et des risques accrus de conflits mondiaux. L'aust&#233;rit&#233;, la r&#233;duction des d&#233;penses publiques, ces solutions qui reproduisent le syst&#232;me de domination, ne peuvent donc qu'accentuer les in&#233;galit&#233;s, la sp&#233;culation financi&#232;re et le risque d'autres crises de plus en plus fr&#233;quentes et graves. Ce qu'il faut c'est refuser cette domination et que le politique &#171; reprenne la main &#187;. Mais cela veut-il dire plus d'&#201;tat ? Pas obligatoirement car c'est le &lt;i&gt;Market State&lt;/i&gt; qui a accompagn&#233; la d&#233;r&#233;gulation du travail et la lib&#233;ralisation des mouvements de capitaux. Ce qu'il faut pour sortir de la crise c'est plus de d&#233;mocratie sociale (une autre distribution des richesses), plus de d&#233;mocratie &#233;conomique (plus de droits pour les salari&#233;s &#224; l'int&#233;rieur des entreprises mais aussi que les citoyens aient leur mot &#224; dire sur ce qu'il faut produire et comment) et une d&#233;mocratisation de la vie politique, l'&#201;tat &#233;tant en charge de la politique budg&#233;taire et mon&#233;taire. Ce qu'il faut c'est politiser l'ensemble des processus &#233;conomiques qui doivent devenir l'affaire de tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Flecher&lt;/strong&gt;, &#233;conomiste fran&#231;ais repr&#233;sentant UTOPIA, propose, lui aussi, aux partis politiques et mouvements sociaux d'intervenir dans le champ de la d&#233;mocratie en s'appropriant notamment quatre sujets. Le premier, c'est la notion de richesse. Il faut mettre en place de nouveaux indicateurs de richesse d&#233;battus publiquement et d&#233;cid&#233;s d&#233;mocratiquement. Deuxi&#232;me sujet, la sph&#232;re publique, ou non marchande, qui se distingue de la sph&#232;re marchande, par le fait qu'elle devrait &#234;tre associ&#233;e &#224; la sph&#232;re des biens fondamentaux (faut-il y inclure le logement et l'alimentation ?). Troisi&#232;me sujet : quelle organisation d&#233;mocratique de la sph&#232;re priv&#233;e non marchande, celle des biens de consommation courante ? Si certains march&#233;s sont contestables, le march&#233; des biens et services peut avoir un sens, s'il est r&#233;gul&#233;. Pour cela il faut donner une place, dans la gouvernance des entreprises, aux diff&#233;rents acteurs internes &#224; l'entreprise comme aux &#233;lus et aux ONG, cr&#233;er des contre-pouvoirs et limiter la taille des entreprises priv&#233;es. Enfin, dernier sujet, le financement d&#233;mocratique de l'&#233;conomie, Les biens publics doivent &#233;chapper &#224; la domination du syst&#232;me financier. Il faut donc d&#233;mocratiser le syst&#232;me public bancaire et pratiquer des taux d'int&#233;r&#234;t diff&#233;rents selon l'objet de l'investissement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Daniel Van Daele&lt;/strong&gt;, syndicaliste belge de la FGTB, centre son intervention sur la r&#233;gulation des acteurs financiers. Face &#224; cette crise dont nous ne sommes pas responsables mais qui est li&#233;e &#224; la sp&#233;culation tous azimuts organis&#233;e par le march&#233; financier et qui frappe plus particuli&#232;rement les plus pauvres, une constatation s'impose, les march&#233;s se sont av&#233;r&#233;s incapables de s'autor&#233;guler. Il est donc important d'avoir une r&#233;gulation des acteurs, plus de transparence des flux financiers, une nouvelle architecture financi&#232;re mondiale face &#224; l'&#8220;&#233;conomie casino&#8221;. Il faut &#233;galement conditionner les cr&#233;dits publics &#224; un contr&#244;le public de leur utilisation et cr&#233;er une agence publique europ&#233;enne de notation. La FGTB propose aussi de mettre &#224; la disposition des entreprises et de l'&#233;conomie un fonds d'investissement europ&#233;en, un contr&#244;le des politiques publiques, une r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s salariales, une fiscalit&#233; commune et la suppression des paradis fiscaux. La r&#233;gulation des acteurs financiers passe par la taxation des flux financiers, la transparence des activit&#233;s financi&#232;res, la suppression du secret bancaire, la cr&#233;ation d'une banque publique europ&#233;enne et la suppression des Bourses. Selon la FGTB toujours, l'OMC devrait &#234;tre soumise &#224; un gouvernement &#233;conomique et financier au niveau mondial sous l'&#233;gide de l'ONU charg&#233; de r&#233;former le syst&#232;me financier et d'assurer une relance par l'emploi. De ce point de vue l'emploi public ne devra pas &#234;tre n&#233;glig&#233;, la qualit&#233; d'une soci&#233;t&#233; se mesurant &#224; la qualit&#233; de ses services publics, instruments efficaces de redistribution des revenus. Derni&#232;re proposition, l'institution d'un contr&#244;le des prix, sur les denr&#233;es alimentaires notamment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;velyne Zabus&lt;/strong&gt;, syndicaliste belge de la CSC, insiste, elle, sur le r&#244;le d&#233;terminant de l'&#201;tat dans les politiques de rupture qui doivent &#234;tre mises en place et le r&#244;le fondamental des investissements publics pour cr&#233;er une soci&#233;t&#233; solidaire responsable, plus &#233;galitaire et plus durable au sens de la qualit&#233; de vie et du long terme. Face &#224; l'accroissement de la dette publique des plans d'aust&#233;rit&#233; sont mis en place dans tous les pays europ&#233;ens, mais d'autres pistes sont possibles et m&#234;me indispensables. Il faut maintenir des administrations publiques suffisantes et soutenir l'activit&#233; &#233;conomique, y compris par la prise de parts de l'&#201;tat dans les entreprises. Trois objectifs prioritaires doivent &#234;tre poursuivis :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Les services publics. La cr&#233;ation d'emplois de qualit&#233;, notamment pour r&#233;pondre aux besoins li&#233;s au vieillissement et au maintien &#224; domicile des personnes &#226;g&#233;es,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Abandonner les exon&#233;rations fiscales ou de charges sociales, conditionner les aides aux entreprises &#224; la cr&#233;ation d'emplois, &#224; la p&#233;rennit&#233; des entreprises, au respect du droit du travail, &#224; une repr&#233;sentation syndicale et au respect de crit&#232;res environnementaux, et garantir des moyens financiers &#224; la protection sociale (imp&#244;t sur les revenus financiers et taxation des flux financiers).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) La relance. Il faut favoriser une nouvelle prosp&#233;rit&#233; bas&#233;e sur d'autres indicateurs, d'autres crit&#232;res, et investir dans les &#233;conomies d'&#233;nergie (BTP, transports, notamment).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dierk Hirschel&lt;/strong&gt;, de &lt;i&gt;Verdi, labour and globalisation&lt;/i&gt;, Allemagne, pense, lui aussi qu'on peut transformer le r&#244;le de l'&#201;tat afin d'en faire un instrument d'accumulation du bien-&#234;tre pour une majorit&#233; de la population, transformer le capitalisme et qu'il faut lui donner un nouveau r&#244;le pour financer l'investissement et le d&#233;veloppement afin de ne pas devoir faire appel &#224; des banques trop importantes. Si la question de leur nationalisation se pose, il est en revanche oppos&#233; au maintien d'agences de notation priv&#233;es, le contr&#244;le du rapport entre cr&#233;dits et fonds propres &#233;tant de la responsabilit&#233; des banques elles-m&#234;mes. Lui aussi est favorable &#224; la taxation des flux financiers, &#224; une fiscalit&#233; progressive et qui s'attaque aux b&#233;n&#233;fices des entreprises, &#224; une distribution des richesses qui permette de garantir la consommation des plus pauvres et d'&#233;viter l'&#8220;&#233;conomie casino&#8221; des plus riches et donc &#224; une politique salariale qui r&#233;duise les &#233;carts de salaires et une r&#233;gulation du march&#233; du travail qui permette de lutter contre la pr&#233;carisation de la main d'&#339;uvre. Il propose la cr&#233;ation d'un &#8220;Welfare State moderne&#8221; afin de stimuler l'investissement public dans l'&#233;ducation, la sant&#233;, les transports. Dans ces m&#234;mes domaines l'extension de la propri&#233;t&#233; publique lui appara&#238;t par ailleurs essentielle &#224; la d&#233;mocratie. Enfin il pose la question des droits des travailleurs dans les entreprises qui doivent pouvoir emp&#234;cher les licenciements, les fermetures d'entreprises, et influer sur les d&#233;cisions d'investissement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;bat dans la salle a soulev&#233; la question de l'&#233;conomie sociale et solidaire consid&#233;r&#233;e par UTOPIA comme une v&#233;ritable alternative pour une d&#233;mocratie dans le domaine &#233;conomique, mais comment la d&#233;velopper ? Un autre participant insiste, lui, sur le r&#244;le indispensable de l'&#201;tat pour apporter, par la fiscalit&#233;, les moyens financiers indispensables &#224; la d&#233;mocratie et sur la n&#233;cessit&#233; de d&#233;mocratiser la construction europ&#233;enne. La question de la gouvernance europ&#233;enne et de la construction d'une articulation entre les politiques , les acteurs sociaux et les ONG, a, de ce point de vue, &#233;t&#233; soulev&#233;e. Puis le d&#233;bat s'est conclu sur la n&#233;cessit&#233; de mobiliser beaucoup plus en Europe sur ces propositions pour sortir de la crise, la n&#233;cessit&#233; donc de donner de l'espoir et de brasser mouvements sociaux et forces syndicales pour forcer les politiques &#224; construire l'alternative cr&#233;dible et populaire indispensable. De ce point de vue la participation du plus grand nombre &#224; la journ&#233;e de mobilisation europ&#233;enne de la CES du 29 septembre prochain appara&#238;t indispensable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;chos dans la presse</title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article601</link>
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		<dc:date>2010-07-06T20:13:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Weber</dc:creator>


		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour la presse nationale fran&#231;aise, seuls L'Humanit&#233; et Politis avaient envoy&#233; des journalistes &#224; Istanbul. Plusieurs participants au Forum ont par ailleurs inform&#233; r&#233;guli&#232;rement sur des blogs. On trouvera ici un petit aper&#231;u de ces &#233;chos. Un article de Thomas Lemahieu dans l'Humanit&#233; du 5 juillet 2010. Une interview de Raffaela Bollini dans l'Huma du 5 juillet 2010 Le blog d'Attac Un blog dans Lib&#233;ration, &#224; l'initiative d'Emmanuelle Reungoat, de la Fondation (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la presse nationale fran&#231;aise, seuls &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Politis&lt;/i&gt; avaient envoy&#233; des journalistes &#224; Istanbul.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs participants au Forum ont par ailleurs inform&#233; r&#233;guli&#232;rement sur des blogs. On trouvera ici un petit aper&#231;u de ces &#233;chos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/04_07_2010-le-fse-d%C3%A9clare-la-guerre-%C3%A0-l%E2%80%99aust%C3%A9rit%C3%A9-449154&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;article de Thomas Lemahieu&lt;/a&gt; dans l'&lt;i&gt;Humanit&#233;&lt;/i&gt; du 5 juillet 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/04_07_2010-raffaella-bollini-%C2%AB-dans-ce-contexte-il-faut-changer-et-r%C3%A9inventer-le-forum-social-europ%C3%A9&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Une interview de Raffaela Bollini dans&lt;i&gt; l'Huma&lt;/i&gt; du 5 juillet 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.attac.org/fr/esf-2010&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le blog d'Attac&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://alters.blogs.liberation.fr/istanbul/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Un blog dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, &#224; l'initiative d'Emmanuelle Reungoat, de la Fondation Copernic.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Textes des r&#233;seaux adopt&#233;s au FSE d'Istanbul</title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article600</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.espaces-marx.net/spip.php?article600</guid>
		<dc:date>2010-07-06T19:53:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Weber</dc:creator>


		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme c'est devenu une tradition, les forums sociaux europ&#233;ens donnent lieu &#224; des r&#233;unions sur des th&#232;mes d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral pour le forum (l'avenir des forums, par exemple, &#224; Istanbul) et &#224; diverses activit&#233;s (s&#233;minaires) parall&#232;les, organis&#233;es par les r&#233;seaux th&#233;matiques (qui, il faut le noter, sont eux-m&#234;mes le produit des forums organis&#233;s jusqu'ici). Ces r&#233;seaux adoptent des textes qui ont deux objectifs distincts : faire le point sur l'activit&#233; propre du r&#233;seau (qui se poursuit en principe entre les forums) (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;Forums Sociaux&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme c'est devenu une tradition, les forums sociaux europ&#233;ens donnent lieu &#224; des r&#233;unions sur des th&#232;mes d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral pour le forum (l'avenir des forums, par exemple, &#224; Istanbul) et &#224; diverses activit&#233;s (s&#233;minaires) parall&#232;les, organis&#233;es par les r&#233;seaux th&#233;matiques (qui, il faut le noter, sont eux-m&#234;mes le produit des forums organis&#233;s jusqu'ici).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces r&#233;seaux adoptent des textes qui ont deux objectifs distincts : faire le point sur l'activit&#233; propre du r&#233;seau (qui se poursuit en principe entre les forums) et contribuer au texte final adopt&#233; par l'assembl&#233;e des assembl&#233;es imm&#233;diatement apr&#232;s la cl&#244;ture du forum (le forum lui_m&#234;me n'adopte pas en effet de texte, conform&#233;ment &#224; la Charte des Forums adopt&#233;e d&#232;s 2001 par le Forum social mondial &#224; Porto Alegre et qui s'impose &#224; tous les forums sociaux r&#233;gionaux, nationaux ou locaux).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous mettons ici les textes des s&#233;minaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article599&quot; class='spip_in'&gt;Texte adopt&#233; par le Forum syndical&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article594&quot; class='spip_in'&gt;Texte adopt&#233; par le r&#233;seau Justice climatique et sociale&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article598&quot; class='spip_in'&gt;Texte adopt&#233; par le R&#233;seau anti-imp&#233;rialiste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Propositions du Forum syndical</title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article599</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.espaces-marx.net/spip.php?article599</guid>
		<dc:date>2010-07-06T19:35:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e syndicale se r&#233;jouit de la r&#233;alisation du FSE 2010 &#224; Istanbul, soulignant l'importance qu'il y a &#224; impliquer de nouvelles soci&#233;t&#233; civiles et de nouveaux pays. Nous sommes donc reconnaissants au Comit&#233; d'Organisation turc, en particulier, les conf&#233;d&#233;rations syndicales turques. Au cours de ce forum de nombreux s&#233;minaires et ateliers ont &#233;t&#233; organis&#233;s, qui ont mis l'accent sur les crises financi&#232;res et &#233;conomiques et leurs cons&#233;quences dramatiques sur les droits des travailleurs et leurs conditions (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;Forums Sociaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e syndicale se r&#233;jouit de la r&#233;alisation du FSE 2010 &#224; Istanbul, soulignant l'importance qu'il y a &#224; impliquer de nouvelles soci&#233;t&#233; civiles et de nouveaux pays. Nous sommes donc reconnaissants au Comit&#233; d'Organisation turc, en particulier, les conf&#233;d&#233;rations syndicales turques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de ce forum de nombreux s&#233;minaires et ateliers ont &#233;t&#233; organis&#233;s, qui ont mis l'accent sur les crises financi&#232;res et &#233;conomiques et leurs cons&#233;quences dramatiques sur les droits des travailleurs et leurs conditions de travail. La n&#233;cessit&#233; de lutter contre les causes profondes des crises a &#233;t&#233; soulign&#233;e, ainsi que la n&#233;cessit&#233; de combattre les politiques qui ont &#233;chou&#233; comme les plans d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;s au nom de la dette publique et du Pacte de Stabilit&#233; l'UE qui contribue fortement &#224; aggraver la crise. Lors du Forum social, nous avons entendu des rapports de nombreux pays europ&#233;ens.Partout en Europe, les syndicats, les travailleurs et les populations en g&#233;n&#233;ral ont connu de fortes attaques sur les salaires, les conditions de travail, les services publics et les avantages sociaux - le ch&#244;mage et la pauvret&#233; ont augment&#233;. Dans de nombreux pays, les conventions collectives nationales, les pensions et les droits syndicaux ont &#233;t&#233; consid&#233;rablement r&#233;duits et affaiblis - non par des n&#233;gociations avec les syndicats mais par des d&#233;crets du gouvernement. De cette fa&#231;on, les gouvernements, les employeurs, les entreprises multinationales, les institutions de l'Union et du Fonds mon&#233;taire international tentent de faire payer aux travailleurs les effets de la crise &#233;conomique et financi&#232;re, m&#234;me si nous n'avons aucune responsabilit&#233; dans les politiques n&#233;o-lib&#233;rales, la redistribution de la richesse &#224; tous les niveaux et le syst&#232;me capitaliste qui ont cr&#233;&#233; la crise.La situation est dramatique. Si nous ne sommes pas en mesure de stopper cette &#233;volution, les syndicats et les mouvements sociaux risquent de conna&#238;tre une d&#233;faite historique en Europe. L'Assembl&#233;e syndicale souligne donc la n&#233;cessit&#233; de travailler ensemble pour d&#233;velopper une alternative au mod&#232;le &#233;conomique et social actuel. &#192; cette fin, nous saluons un &#233;change fructueux d'id&#233;es ainsi que les mobilisations et les luttes pour mettre nos alternatives en pratique. Nous voulons une autre id&#233;e de l'Europe fond&#233;e sur la paix, la solidarit&#233;, la coop&#233;ration, la d&#233;mocratie, l'environnement durable, les besoins sociaux, les droits sociaux et ceux des travailleurs. La situation appelle une mobilisation massive dans toute l'Europe pour emp&#234;cher la d&#233;faite. L'Assembl&#233;e syndicale lance donc un appel &#224; tous les mouvements syndicaux et sociaux en Europe pour des actions imm&#233;diates et coordonn&#233;es afin de pr&#233;venir la d&#233;gradation sociale en cours dans la plupart des pays. Nous proposons : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; De soutenir les luttes des travailleurs et des syndicats de Turquie qui subissent une oppression s&#233;v&#232;re de la part du gouvernement, des entreprises multinationales et des int&#233;r&#234;ts capitalistes en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Une vaste campagne d'information pour informer les travailleurs partout en Europe sur les &#233;volutions concr&#232;tes dans chaque pays afin d'emp&#234;cher les travailleurs d'&#234;tre utilis&#233;s les uns contre les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; De mobiliser et d'organiser le soutien &#224; travers l'Europe pour les travailleurs qui d&#233;cident de se battre contre les programmes d'aust&#233;rit&#233; et les attaques sur les salaires, les conditions de travail, les pensions et les programmes sociaux. Leur lutte est notre lutte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; D'approfondir un d&#233;bat dans les mouvements syndicaux et sociaux en Europe sur la fa&#231;on d'am&#233;liorer les politiques et de changer l'orientation de nos organisations afin de les adapter aux nouvelles attitudes plus agressives des employeurs, pour mobiliser les membres, pour renforcer la perspective et la coordination internationales et de pr&#233;parer nos organisations &#224; des confrontations plus difficiles en raison des attaques des employeurs, des gouvernements et du capital.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; D'organiser les manifestations pr&#233;vues pour le 29 septembre 2010 et les jours environnants comme un &#233;v&#233;nement pan-europ&#233;en, avec des actions fortes &#224; travers l'Europe, une manifestation principale &#224; Bruxelles et des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales l&#224; o&#249; c'est possible. Cette importante journ&#233;e d'action devrait &#234;tre un pas en avant vers une large vague de luttes qui ont besoin de continuer d'une mani&#232;re coordonn&#233;e &#224; travers l'Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;claration de l'Assembl&#233;e anti-imp&#233;rialiste du FSE d'Istanbul</title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article598</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.espaces-marx.net/spip.php?article598</guid>
		<dc:date>2010-07-05T22:05:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>
		<dc:subject>anti-imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Forum social europ&#233;en est aussi un terrain de rencontre pour divers r&#233;seaux qui ont une vie autonome. C'est le cas du r&#233;seau anti-imp&#233;rialiste, qui r&#233;unit entre autres organisations, celles qui portent des revendications nationales alors que les peuples dont elles sont issues n'ont pas d'&#201;tat. Cette assembl&#233;e s'est donc plus particuli&#232;rement occup&#233;e des revendications kurdes et palestiniennes L'Assembl&#233;e anti-imp&#233;rialiste, qui s'est r&#233;unie &#224; l'occasion du Forum social europ&#233;en, avec 300 participants (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;Forums Sociaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot125" rel="tag"&gt;anti-imp&#233;rialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Forum social europ&#233;en est aussi un terrain de rencontre pour divers r&#233;seaux qui ont une vie autonome. C'est le cas du r&#233;seau anti-imp&#233;rialiste, qui r&#233;unit entre autres organisations, celles qui portent des revendications nationales alors que les peuples dont elles sont issues n'ont pas d'&#201;tat. Cette assembl&#233;e s'est donc plus particuli&#232;rement occup&#233;e des revendications kurdes et palestiniennes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e anti-imp&#233;rialiste, qui s'est r&#233;unie &#224; l'occasion du Forum social europ&#233;en, avec 300 participants en provenance du N&#233;pal, de Gr&#232;ce, de Turquie, du Kurdistan, de Palestine, d'Allemagne, d'Italie, du Pays Basque, de Bretagne, de Croatie, d'Autriche, d'Espagne, de Su&#232;de, du Mexique, du Danemark, de Chypre, de la Suisse, de la Catalogne, du Portugal, de Norv&#232;ge et de Belgique d&#233;clare :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Que, sans lutte contre le capitalisme, une lutte coh&#233;rente contre l'imp&#233;rialisme n'est pas possible, puisque l'imp&#233;rialisme est le stade supr&#234;me du syst&#232;me mondial capitaliste. Nous appelons toutes les forces anti-imp&#233;rialistes &#224; augmenter leurs efforts pour renverser l'ordre capitaliste qui est dans une crise profonde et historique. Le socialisme est l'alternative unique contre le syst&#232;me capitaliste, et la r&#233;volution est la seule fa&#231;on de transformer ce syst&#232;me. &quot;Un autre monde&quot;, c'est le socialisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Que les luttes de lib&#233;ration sociales et les luttes de lib&#233;ration nationale des peuples opprim&#233;s font partie du m&#234;me front contre l'imp&#233;rialisme. Le nationalisme chauvin n'est pas anti-imp&#233;rialiste, au contraire il divise et produit des affrontements entre les peuples et de cette mani&#232;re il sert l'imp&#233;rialisme. L'imp&#233;rialisme ne peut pas &#234;tre l'avocat d'une nation opprim&#233;e, ce qu'il veut c'est seulement &#234;tre le nouveau dominateur de ces nations opprim&#233;es. La lutte anti-imp&#233;rialiste doit &#234;tre men&#233;e avec une perspective internationaliste pour unir les peuples et les nations opprim&#233;es du monde et des r&#233;gions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous d&#233;clarons notre soutien aux luttes de lib&#233;ration nationale/r&#233;sistances en cours dans le Pays Basque, au Kurdistan, en Palestine, en Irak, en Afghanistan et chez toutes les autres peuples opprim&#233;s, ainsi que les soul&#232;vements sociaux, les processus r&#233;volutionnaires, les gr&#232;ves ouvri&#232;res, les r&#233;sistances populaires, mouvements de jeunesse et les mobilisations de masse passe en Gr&#232;ce, au N&#233;pal, en Inde, en Turquie, en Italie, en Croatie, en Am&#233;rique latine et dans d'autres pays. Nous condamnons fermement toutes les attaques contre ces mouvements et l'ing&#233;rence ext&#233;rieure dans les affaires int&#233;rieures des pays. Nous condamnons le blocus de Gaza par le sionisme isra&#233;lien et appelons au boycott total de l'&#201;tat isra&#233;lien raciste. Nous insistons sur l'importance vitale de la solidarit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que l'imp&#233;rialisme est synonyme de pauvret&#233;, de violence et de guerre aux femmes. lutte de lib&#233;ration des femmes est une partie de la lutte anti-imp&#233;rialiste, et sans la participation active des masses de femmes du front anti-imp&#233;rialiste sera faible. Le syst&#232;me patriarcal est bas&#233; sur l'in&#233;galit&#233; des sexes, et une nouvelle soci&#233;t&#233; sans exploitation ne peut &#234;tre possible qu'avec une pleine &#233;galit&#233; des sexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L 'unit&#233; anti-imp&#233;rialiste ne peut &#234;tre r&#233;alis&#233;e que sur une base pratique politique. Les peuples qui luttent contre l'imp&#233;rialisme, se rassemblent. Nous appelons tous les mouvements progressistes, d&#233;mocratiques, patriotiques et religieux qui luttent contre l'imp&#233;rialisme &#224; former un large front anti-imp&#233;rialiste. Dans un moment crucial de la crise du syst&#232;me imp&#233;rialiste-capitaliste, nous appelons toutes les forces anti-imp&#233;rialistes &#224; augmenter leurs efforts pour d&#233;velopper l'unit&#233; internationaliste r&#233;volutionnaire pour lutter contre l'imp&#233;rialisme international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous proposons &#224; l'assembl&#233;e finale du FSE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; De d&#233;cider d'une journ&#233;e commune d'action du FSE pour unir les masses laborieuses de l'Europe &#224; ce moment de crise profonde, de refuser de payer la facture de la crise capitaliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#192; pratiquer la solidarit&#233; internationale contre la politique de guerre du gouvernement turc, le traitement de la question kurde par des mesures militaires, au lieu d'en discuter avec les repr&#233;sentants du peuple, ainsi que la solidarit&#233; avec les forces politiques et les activistes kurdes luttant pour la libert&#233;, qui ont &#233;t&#233; emprisonn&#233;s au nom de la loi dite &quot;antiterroriste&quot; et dont le premier proc&#232;s commence le 18 novembre &#224; Diyarbakir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Forum social europ&#233;en, Istanbul, 1-4 juillet 2010 </title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article597</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.espaces-marx.net/spip.php?article597</guid>
		<dc:date>2010-07-05T21:44:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Weber</dc:creator>


		<dc:subject>gros_plan</dc:subject>
		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le sixi&#232;me Forum social europ&#233;en s'est tenu &#224; Istanbul du 1er au 4 juillet 2010. Espaces Marx y a particip&#233; activement, ayant organis&#233; ou contribu&#233; &#224; l'organisation de nombreux ateliers. On trouvera ici diverses informations et textes : la d&#233;claration finale du Forum et les textes adopt&#233;s par divers r&#233;seaux. quelques &#233;chos dans la presse ou sur d'autres sites. Lire la suite Divers textes, la plupart r&#233;dig&#233;s &#224; partir des discussions dans les s&#233;minaires du Forum social. Ils n'engagent &#233;videmment que (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le sixi&#232;me Forum social europ&#233;en s'est tenu &#224; Istanbul du 1er au 4 juillet 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Espaces Marx y a particip&#233; activement, ayant organis&#233; ou contribu&#233; &#224; l'organisation de nombreux ateliers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On trouvera ici diverses informations et textes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; la &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article595&quot; class='spip_in'&gt;d&#233;claration finale du Forum&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; et les &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article600&quot; class='spip_in'&gt;textes adopt&#233;s par divers r&#233;seaux&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.espaces-marx.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article601&quot; class='spip_in'&gt;quelques &#233;chos dans la presse ou sur d'autres sites&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article597&quot; class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Lire la suite&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Divers textes, la plupart r&#233;dig&#233;s &#224; partir des discussions dans les s&#233;minaires du Forum social. Ils n'engagent &#233;videmment que leurs auteur-e-s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article584&quot; class='spip_in'&gt;Avant l'ouverture (29 juin 2010)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article596&quot; class='spip_in'&gt;Programme du r&#233;seau Transform !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article603&quot; class='spip_in'&gt;De l'avenir du forum social europ&#233;en&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article589&quot; class='spip_in'&gt;Quelle conception de gauche pour l'&#233;cologie ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article586&quot; class='spip_in'&gt;Que disent les textes de la &quot;gauche radicale&quot; pour la sortie de crise ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article591&quot; class='spip_in'&gt;Apr&#232;s la crise sociale et politique grecque, devons-nous construire une autre Europe ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article592&quot; class='spip_in'&gt;Extr&#234;me droite et amorce d'un dialogue Est-Ouest&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espaces-marx.net/spip.php?article602&quot; class='spip_in'&gt;La crise, l'&#233;conomie et la d&#233;mocratie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Istanbul 2010. Programme du r&#233;seau Transform ! </title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article596</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Transform !</dc:subject>
		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Istanbul 2010. Programme du r&#233;seau Transform ! [ fr ] La participation du r&#233;seau europ&#233;en Transform ! Jeudi (1er juillet) 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 231 | Quel avenir pour le FSE et le mouvement social europ&#233;en devant la crise globale Coordination italienne pour le FSE et le FSM, Campagne pour l'&#201;tat-providence, Norv&#232;ge, FSU, France ; Attac Allemagne ; Forum social autrichien, Karakedi Kultur Merkezi, Turquie ; CADTM ; FGTB, Forum social de M&#233;sopotamie, Transform !, avec le participation de repr&#233;snetants (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique133" rel="directory"&gt;Forums Sociaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot109" rel="tag"&gt;Transform !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Istanbul 2010. Programme du r&#233;seau Transform ! [ fr ]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La participation du r&#233;seau europ&#233;en Transform !
Jeudi (1er juillet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 231 | Quel avenir pour le FSE et le mouvement social europ&#233;en devant la crise globale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coordination italienne pour le FSE et le FSM, Campagne pour l'&#201;tat-providence, Norv&#232;ge, FSU, France ; Attac Allemagne ; Forum social autrichien, Karakedi Kultur Merkezi, Turquie ; CADTM ; FGTB, Forum social de M&#233;sopotamie, Transform !, avec le participation de repr&#233;snetants des r&#233;seaux&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 14.00 &#8211; 17.00 | N&#176; 136 | Que peut &#234;tre une perspective de gauche pour l'&#233;cologie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;TAKSAV ; Left forum, Finlande ; Transform ! Autriche, Fondation Rosa Luxemburg, Espaces Marx | Laura Tuominen (Left Forum, Fi), TAKSA (Turquie), Marysa Matias (PE/GUE, Pt), Fondation Rosa Luxemburg (Ger), Joseph Baum (Transform ! Autriche), Chantal Delmas (Espaces Marx, Fr), Mirek Prokes (Forum social tch&#232;que)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;17.30 &#8211; 20.30 | N&#176; 88 | Apr&#232;s la crise sociale et politique grecque, devons-nous construire une autre Europe ?|&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charte pour une autre Europe, Transform !, Copernic, Fondation Nikos Poulanzas, Louis Marie Barnier (Fondation Copernic, Fr),Michel Rousseau (Marches europ&#233;ennes), Trahanatzis Stathis (Vice President of Centerof Athens Labor Unions), Gaby Zimmer (MEP/GUE, Die Linke), Francine Mestrum (LDH, Be),Christine Mendelsohn (European Left Party), Kinga Kalocsai (Green Left, Hu) |
Vendredi (2 juillet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 120 | La question du genre dans la crise &#233;conomiqsue |&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Transform ! Italie ; forum donne, Italie ; KESK &#8211; Conf&#233;d&#233;raion des services publics, Turquie ; InGender, Gr&#232;ce ; FGTB | Eva-Britt Svensson (PE/GUE, Sw), Annette Groth (MP DieLinke, Ger), Litsa Doudoumi (In Gender, Gr),Maite Mola (PGE, Es), Dominique Fervaille (FGTB, Be), Zubeyde Kilic (Tu),Angela Lombardi (Forum donne, It) |&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 28 | Programmes anti-crise de la gauche : une analyse comparative vers une plate-forme commune |&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;seau Transform !, [&lt;a href=&quot;http://www.transform-network.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.transform-network.org&lt;/a&gt;] Fondation Rosa Luxemburg, Allemagne [&lt;a href=&quot;http://www.rosalux.de/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.rosalux.de&lt;/a&gt;] ATTAC Hongrie [&lt;a href=&quot;http://attac.zpok.hu/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://attac.zpok.hu&lt;/a&gt;], CADTM, Belgique &lt;a href=&quot;http://cadtm.org/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://cadtm.org&lt;/a&gt;], Alternatives, Network for political and social rights, Gr&#232;ce ; Copernic, Frederic Viale (ATTAC, Fr), Alexandre Buzgalin (Alternative Russie), Elisabeth Gauthier (Transform !), Pascal Franchet (CADTM, Be), Stephanie Treillet (Copernic, Fr), Carla Luis(Cultra, Pt), Fran&#231;ois Auguste (Conseiller r&#233;gional, PCF, Fr) |&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 14.00 &#8211; 17.00 | N&#176; 58 | Qu'a r&#233;v&#233;l&#233; la crise grecque au-del&#224; du trait&#233; de Lisbonne ? |&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charte pour une autre Europe ; Copernic, Franco Russo (It), S&#248;ren Bo S&#248;ndergaard (PE/GUE, Dk), Trigazis Panos ( Institut Nikos Poulantzas, Gr), Emmanuelle Reungoat (Copernic, Fr), Louis Weber (Espaces Marx, Fr), Fr&#233;d&#233;ric Viale (Attac, Fr), Gilles Garnier (Conseiller g&#233;n&#233;ral, Fr), Fran&#231;ois Auguste (Conseiller r&#233;gional, PCF, Fr)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 14.00 &#8211; 17.00 | N&#176; 7 | Quelle r&#233;ponse politique &#224; la crise ? |&lt;/p&gt; &lt;p&gt;TAKSAV, Turquie ; Transform ! ; fondation Nikos poulantzas, Gr&#232;ce, TAKSAV (Tu), J&#252;rgen Klute (MEP/GUE, De), Alexis Tsipras (Pr&#233;sident of Synaspismos, Gr), Pierre Laurent ( PCF, Fr), Elisabeth Gauthier (Transform !), Angela Lombardi (Forum donne, It), Asbj&#246;rn Wahl (Campagne pour l'&#201;tat-providence, Norv&#232;ge, No), CADTM (Be), Attac (Es) |&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 17.30 &#8211; 20.30 | N&#176; 32 | Finalement, sommes-nous tous des PIGS ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Europe in crisis) | Greek Social Forum ;Transform ! | Elisabeth Gauthier (Transform),Haris Golemis (Greek Social Forum),Aurelie Trouv&#233; (ATTAC, Fr), Annik Coup&#233; (SUDSolidaries,Fr), Pierro Bernocchi (COBAS, It),Gianni Rinaldini (FIOM, It), Horst Schmitthenner(IG Metall, Ger) |&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 17.30 &#8211; 20.30 | N&#176; 185 | La r&#233;forme n&#233;olib&#233;rale de l'enseignement sup&#233;rieur : les mouvements &#233;tudiants r&#233;cents |&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Neolaia Synaspismou ;Genclik Muhalefeti ; Linksjugend' Solid ; Institut NikosPoulantzas ; Genclik Federasyonu ;transform ! Autriche, Barbara Steiner (Transform,Austria), Simone Oggionni (Giovani Comunisti,Italy), Katharina Dahme (Linksjugend'Solid,De), Eleni Hafvani (Neolaia Synaspismou, Gr), Maite Mola (EL, Spain), Selcuk Ozbek (Genclik Muhalefeti, Turquie) | Samedi (3 juillet)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 13 | &#201;conomie et d&#233;mocratie : comment le manque de d&#233;mocratie est &#224; l'origine de la crise &#233;conomique, comment le d&#233;veloppement de la d&#233;mocratie peut promouvoir une &#233;conomie sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Espaces Marx, France ; Utopia ; Copernic ; Laborand Globalization Network ; FGTB ; Verdi ; CSC, V&#233;ronique Sandoval (Espaces Marx,Fr), David Flacher (Utopia, Fr), Dierk Hirschel (Verdi, Ger), Evelyne Zabus (CSC, Be), Daniel Van Daele (FGTB, Be), Klaus Busch (Verdi, Labor and Globalization network)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 29 | Analyse de la crise de l'industrie automobile : quel type de reconversion sociale et &#233;cologique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Espaces Marx, France ; Labor and Globalization Network ; TAKSAV ; Transform ; Fondation Rosa Luxemburg ; IG Metall ; CGT ; CGIL | Sigfrido Ramirez (researcher, Be), Uwe Fritsch (Volkswagen IG Metall, Ger), Christian Pilichowsky (CGT, Fr) Gianni Rinaldini (ex responsable FIOM Fiat/CGIL, It), CGT/Seat (Es), Mario Candeias ( FondationRosa Luxemburg, Ger) |&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 9.30 &#8211; 12.30 | N&#176; 131-132 | Le lien entre les crises &#233;conomique et environnementale. La transition vers un mod&#232;le &#233;conomique diff&#233;rent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Labour and Globalization Network ; Fiom-CGIL, Italy ;FSU, France ; Campaign for the Welfare State,Norway | Gianni Rinaldini (FIOM-CGIL, It),Asbj&#248;rnWahl (Campaign for the WelfareState, No), et d'autres membres du r&#233;seau. 14.00 &#8211; 17.00 | Assembl&#233;e finale sur le travail&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Labor and Globalization Network, Italy&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Forum social europ&#233;en d'Istanbul. Appel final</title>
		<link>http://www.espaces-marx.net/spip.php?article595</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.espaces-marx.net/spip.php?article595</guid>
		<dc:date>2010-07-05T12:13:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Mouvement social</dc:subject>
		<dc:subject>Forum social d'Istanbul - 2010</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous, les participants au FSE d'Istanbul, r&#233;affirmant notre engagement contre toute guerre et occupation et pour une r&#233;solution politique &#224; la question kurde, avons pris la r&#233;solution suivante : Agir ensemble en Europe contre la crise Dans un contexte de crise globale et face &#224; l'offensive des gouvernements, de l'UE, et du FMI pour imposer des politiques d'aust&#233;rit&#233; et de r&#233;gression sociale, les mouvements sociaux r&#233;unis au FSE d'Istanbul appellent &#224; agir ensemble en Europe. Face &#224; cette offensive, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?rubrique132" rel="directory"&gt;Forums sociaux&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.espaces-marx.net/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;Forum social d'Istanbul - 2010&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous, les participants au FSE d'Istanbul, r&#233;affirmant notre engagement contre toute guerre et occupation et pour une r&#233;solution politique &#224; la question kurde, avons pris la r&#233;solution suivante :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Agir ensemble en Europe contre la crise&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de crise globale et face &#224; l'offensive des gouvernements, de l'UE, et du FMI pour imposer des politiques d'aust&#233;rit&#233; et de r&#233;gression sociale, les mouvements sociaux r&#233;unis au FSE d'Istanbul appellent &#224; agir ensemble en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; cette offensive, des mobilisations et des r&#233;sistances se d&#233;veloppent dans toute l'Europe. Il est urgent de construire dans la dur&#233;e et dans toute l'Europe la convergence des luttes, rassemblant des mouvements sociaux, syndicats, associations et r&#233;seaux citoyens. En ce sens, nous appelons &#224; faire du 29 septembre et de la p&#233;riode qui l'entoure, une premi&#232;re &#233;tape pour d&#233;velopper des mobilisations partout en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous devons imposer des politiques alternatives permettant de satisfaire les besoins sociaux et de r&#233;pondre aux imp&#233;ratifs &#233;cologiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mouvements sociaux europ&#233;ens appellent &#224; une Assembl&#233;e europ&#233;enne le 23-24 octobre (ou 13-14 novembre) &#224; Paris pour poursuivre les r&#233;flexions et r&#233;ponses a la crise, les mobilisations et la coordination des mouvements et aussi pour faire le bilan du FSE et d&#233;battre de son avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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